Pages

samedi 24 décembre 2011

Les archives d'Hector : interview Craig Thompson (2001)


Photo © Craig Thompson/Onabok
En Janvier 2000, j'ai eu l'occasion de rencontrer à Angoulême, sur le stand du Cycliste (si je ne m'abuse, à moins que ce ne soit Treize étrange), l'auteur américain Craig Thompson.
Quelques mois plus tard, après avoir pris contact avec lui, j'avais pu proposer en exclusivité une interview de l'auteur dans la revue Onabok pour laquelle j'écrivais des chroniques. C'était alors sa première interview (aussi longue) en français*.
Alors encore inconnu en France, ce jeune homme y a depuis rencontré un large lectorat et le succès qu'on lui connaît.

(*) Il avait d'ailleurs tellement apprécié qu'il l'avait citée dans la bibliographie du catalogue édité alors par les Centres Leclerc : « Traits contemporains  , Angoulême 2002 »

Bien qu'un extrait ait été disponible assez rapidement en ligne sur le site Onabok, je suis plutôt fier de pouvoir vous la présenter en intégralité aujourd'hui sous forme numérique :


  "Hello, CRAIG THOMPSON !

Craig Thompson est un jeune américain de 26 ans plutôt maigrelet, pas trés grand, mais souriant et à l'abord trés chaleureux. Il fait partie de cette nouvelle vague de la Bande Dessinée que l'éditeur indépendant Top Shelf révèle dans son prozine aux cotés de Peter SickmanBrian Biggs, Dylan Horrocks, Dean Aspiel, Jef Levine, et bien d'autres encore.
Tout ces auteurs complets ont choisi le noir et blanc et un ton trés personnel pour s'exprimer. On peut dans cette optique les rapprocher de la scène française indépendante. Néanmois il se dégage de ces histoires une originalité américaine suffisante pour que la séduction opère et que l'on ai envie de les lire
dans notre langue.
 Craig Thompson n'échappera pas à la méthode et va voir son chef d'oeuvre de poésie GOODBYE CHUNKY RICE, une histoire d'amour trés romantique entre une petite tortue (Chunky) et une souris (Dandel), trés prochainement traduit chez nous par Delcourt.
Entretien avec un échappé du Wisconsin profond. Prenez votre respiration"


Hector :  J'ai vu dans Chunky Rice que tu étais né en 1975 dans le Michigan et que tu avais grandi dans une communauté paysanne isolée dans le Wisconsin. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur cette période et cette communauté ?
Photo : © Craig Thompson/Onabok

Craig : En fait mon prochain ouvrage Blankets peindra un tableau beaucoup plus vivant de la ville dans laquelle j'ai vécu. C'était à la fois un endroit misérable et beau. La nature dans laquelle j'ai grandi était idyllique : de grandes forêts et des champs à perte de vue, ...des ours, de biches et des renards et des blaireaux dans notre cour, des baignades nus dans les rivières...; Mes parents vivaient dans une vieille maison à la campagne (maison qui est aujourd'hui entouré de bétail sur 20 hectares), et ils possédaient une ferme secondaire où un demi-hectar de jardin leur donnait des légumes, des chèvres du lait, des poules des œufs, et des lapins la nourriture.
 La petite ville où j'allais à l'école était moins romanesque. Elle donne à voir ce que les européens craignent de l'Amérique : repliée sur elle-même, craintive, avec une communauté raciste. C'était une sorte d'endroit à la mentalité cowboy violente, et j'ai eu une enfance plutôt rude là bas. Mais aujourd'hui, je m'en suis éloigné heureusement.

ChunkyRice

Hector : Comment es-tu arrivé à faire de la bande dessinée, et est-ce que Chunky Rice est ta première véritable publication ? (exceptée peut être Doot doot Garden. Peut être est-ce la première, mais je ne l'ai pas lu jusqu'à présent. Elle a l'air marrante)
 De plus, lorsque l'on lit les hommages vibrants de grands noms tels Alan Moore ou Jeff Smith (le créateur de Bone) au dos de ton bouquin, ça laisse supposer que tu es vraiment reconnu. Avais -tu déjà travaillé pour des fanzines avant ?

Craig : Avant Chunky Rice j'ai dessiné une poignée de mini comics. C'était ma seule expérience. J'ai déménagé à Portland et rejoint Topshelf exactement au même moment., lorsque qu'ils n'étaient qu'une petite entreprise débutante : l'histoire d'un seul homme qui sortait une anthologie annuelle.
Une fois que mon éditeur eu vu les quelques première pages de Chunky Rice, il m'offrit de le publier. Mon intention originale était de réaliser un minicomic de 30 pages, mais le fait d'avoir un éditeur m'a encouragé à voir plus gros. Cela s'est avéré être une expérience enrichissante, aussi bien en termes de scénario que d'habilité à écrire, et le fait de participer à un projet qui aboutit.
 Il Serait intéressant de noter tous les jobs pathétiques que j'ai pratiqué avant de dessiner à plein temps : responsable du stock au rayon pièces informatiques d'un magasin de services, commercial pour une organisation juive a but non lucratif, ramasseur de canettes en alu dans le parking d'un KMART, et des saisons et des saisons de dur labeur agricole dans le Wisconsin rural. Ah oui, j'ai aussi laissé tomber mes études au collège et au lycée. Mais j'ai eu accès à des jobs artistiques qui m'ont permis de vire à coté de ça. J'ai travaillé comme styliste de publicités dans un journal local puis comme designer dans une petite agence de pub.
Ensuite j'ai animé des light-shows dans un musée pour enfants, et enfin travaillé comme designer graphique, concevant des logos de couverture pour des ALlENS contre les vikings et de méchants fantômes avec des armes pour Dark Horse Comics.
H : La mer (l'eau) est importante dans ton histoire. Les dialogues aussi, qui possèdent une force poétique importante. Es-tu un amateur de poésie ?

vendredi 23 décembre 2011

Archives Interviews/portraits

Ci dessous les archives d'interviews ou portraits d'auteurs Bd ou d'illustrateurs, établis à diverses occasions, et publiés sur différents blogs :

Facteur XIII


François Plisson 


Eric Ivars/ Aurélien Maury


Organic comixs/Reed man


Le lien vers les portraits ou interviews de : Franck Perrot, Guillaume Griffon, Antoine Brivet, Caroline Godot, Simon Caruso (réalisés pour la Muse, et publiés sur UnOeilsurlegalet.)


L'interview des Frères Hernandez, (© Darkhorse), traduite par mes soins en 2001.


Nb : Celles de Peter Sickman, Marc Antoine Mathieu et du fanzine Jade (originellement publiées dans la revue Onabok suivront sous forme numérique.)

mercredi 7 décembre 2011

Pour Noël, donnez votre sang, (mais pas aux vampires !)


Une belle campagne 2011
A l'heure où Twilight 4 est à l'affiche de la plupart des cinémas de l'hexagone, avec trois épisodes précédents qui ont pu faire penser aux publics que c'était cool de se gaver de sang, et que la mort (ou l'immortalité) valait mieux que la vie... et tandis que les fêtes font se bousculer les gens dans les magasins pour consommer outre mesure, on apprécie avec intérêt la nouvelle campagne de publicité pour l'Etablissement Français du Sang.

Pour rappel : celle-ci communique en effet de belle manière avec un visuel qui de loin, peut faire penser à une publicité pour parfum de luxe.
Mais ce parfum, c'est en fait un flacon de.. sang.

Or la fin d'année 2011 s'annonce particulièrement difficile pour l'Etablissement Français du Sang, tant la consommation des malades en produits sanguins est soutenue.

...Le don en France est bénévole (non rémunéré) et doit (devrait) être perçu comme une parfaite démarche solidaire et de partage.
Bella reçoit.. mais que donne t-elle ?
Un 4eme épisode cependant plutôt réussi et encré dans la réalité.

Question : Que partage t-on vraiment aujourd'hui de.. concret ??

Pour information, divers dons sont possibles, du plus simple en passant par le don de plaquettes, de Plasma, voire l'inscription sur le registre de donneurs de moelle osseuse. (A ne pas confondre avec la moelle épinière hein, attention aux mélanges délirants !)

Bref, soyons vivants, soyons actifs et solidaires,  donnons notre sang !

> Aller sur le site de l'EFS pour connaître les endroits où donner.

vendredi 18 novembre 2011

Spirou, la revue ! : "the best wild west stories published !"

Actuellement et depuis au moins trois ans, la revue belge bien connue a retrouvé une modernité, des couleurs et du dynamisme, qualités qui lui ont fait si défaut durant quelques années. (Voir l'évolution sur BDoubliées)
La maquette est plus attractive, les séries sont de bonne qualité...et on prend plaisir à tout lire.. Étonnant, non ?

Dans les séries les plus agréables, on peut citer : Seuls, le carton Dupuis de Vehlmann et Gazotti, commencé en 2006, mais aussi Zombillenium, de Arthur De Pins, (2 tomes parus), Ralph Azham de Trondheim.. Animal lecteur, petit strip vertical très fin sur le monde des libraires BD, en début de numéro, par Sergio Salam et Libon...et j'en passe...

Mais ce qui  m'a personnellement accroché dans les tout derniers numéros, en tant qu'adulte, parce que ce qui fait la force de cette revue et de cet éditeur, c'est qu'ils réussissent à intéresser plusieurs générations...(!!),  ce sont la nouvelle série "Uchronia" de SF humoristique de Kris et Bruno Duhamel, un futur "classique", où deux zigotos sont chargés de remonter le temps pour supplanter à l'adversité des espagnols en 1492. Le pauvre Christophe Colomb a en effet été zigouillé sur place par les indigènes lors de son débarquement légendaire.. glup !

.. et.. le "mini" récit (à suivre) de Trondheim et Mathieu Bonhomme : "Texas cowboys", même si celui-ci est exclusivement réservé aux abonnés. Il se trouve en effet encarté en lieu et place des suppléments habituels, de très bonne facture généralement, doit-on le préciser par ailleurs. (Des petits trésors d'ingéniosité ou de gentilles bêtises, ou les deux, bref, des indispensables.)

Un projet particulièrement gouteux ici en tous cas.
...Imaginez un petit format 16 pages façon vieil illustré western américain, avec une présentation à l'avenant, un scénario au petits oignons et le dessin très fluide de Bonhomme, et vous aurez une idée de l'originalité et de la qualité de la chose.

Sur le blog de Trondheim, ce projet en cours est prévu pour une parution en album en Août 2012 apparemment, mais on peut dores et déjà promettre une belle carrière collector à ces petits fascicules dans un futur plus ou moins lointain, pour ceux qui les auront gardé.
Un peu l'effet des récits Comics A suivre originaux de la revue du même nom dans les années 90..

Un réel plaisir d'attendre son numéro chaque Mercredi (...Lundi pour les abonnés !)

J'adjoins les trois premières couvertures, très belles. (n°3831, 3835, 3840)

Ps : On en discute ça et là sur le web : scenario.com (belle chronique), ou sur le forum Pimpf des petits formats.

mercredi 16 novembre 2011

De la nostalgie dans le Sud... un coup de cœur tardif.

La maison d'ether
Christian Durieux, Denis Larue
Futuropolis
Août 2009

Tout d'abord, la couverture aux tons pâles jaune gris et rose , montrant un homme en train de couvrir une femme endormie dans la  rue intrigue. Puis la maquette soignée, avec ses culs de lampe floraux en tête de chapitre, ainsi que le dessin rond aux couleurs douces très agréables finissent d'attiser notre curiosité.

C'est une histoire de nostalgie, de recherche d'homme, de "frère", comme on a déjà eu l'occasion d'en voir, dans d'autres œuvres, mais celle-ci se passe au Maroc, via Bruxelles à son tout début.
Martin Mesner vit en Belgique avec sa femme Anna et leur petit Leo. Mais il est hanté par un souvenir d'adolescence à Tetouan et va précipitamment s'y rendre en avion pour retrouver les fantômes qui l'oppressent...

Christian Durieux est déjà bien implanté dans le milieu de la Bande dessinée avec plusieurs titres chez divers éditeurs en tant qu'auteur ou dessinateur. Il nous offre ici un récit intéressant tout en poésie sourde, dans une atmosphère qui m'a personnellement beaucoup fait penser au film "Un balcon sur la mer" de Nicole Garcia, ou le même genre de quête (se déroulant à Oran) avait déjà abordé la thématique du souvenir devenu flou, des faux semblants, du temps qui efface les détails...
Un autre titre Fururopolis "Les Marins perdus" (Clément Belin et JC Izzo, 2008) abordait aussi de belle manière un genre un peu similaire, dans un registre plus "maritime" puisque basé sur la dérive sentimentale de marins en rade a Marseille... Du coup on est tenté de se demander si le sud et les villes portuaires de passage et de brassages ne sont pas plus soumises à cette thématique de la nostalgie et de l'oubli que d'autres endroits. (...)

Page 85 du récit
Pellejero
En tous cas le dessin inoubliable et très agréable de Denis Larue, dont on pourrait rapprocher le style de celui de l'espagnol Ruben Pellejero*, et que l'on avait perdu  l'habitude de voir depuis bien longtemps (en fait quelques récits de la revue A suivre) surprend par son intemporelle et douce faculté à nous happer dans son univers éthéré et humain.
 Ce qui, ajouté à ce scénario bien construit, fait au final de la Maison d'Ether un album très attachant.


(*) lui aussi publié dans A suivre...
L'image ci-dessus tirée de l'album "l'impertinence d'un été", et de la note du blog : http://sacapapier.canalblog.com

A lire : une petite interview de Denis Larue sur le site de Futuro

dimanche 6 novembre 2011

La descente aux enfers d'Asterios Polyp

Asterios Polyp
David Mazzucchelli

Casterman
2010

Il n'a sans doute pas échappé , à tout ceux qui ont un peu suivi l'actualité des romans graphiques en 2010, que Asterios Polyp, du grand auteur américain David Mazzucchelli a obtenu de prestigieux prix, dont 3 Eisner Awards, et a été primé à Angoulême par le prix spécial du Jury en Janvier 2011.

Comment ?, vous ne l'aviez néanmoins pas encore lu ? ... comme moi alors ?
II faut dire que même avec envie, lorsqu'on est conscient de la qualité intrinsèque et évidente d'un livre ou d'une œuvre artistique en général, on ne se presse pas, et l'on savoure l'attente qui nous sépare de sa découverte réelle.
Une manière de saliver...et de trouver LE bon moment qui nous permettra de nous installer confortablement pour accorder à l'œuvre le temps et le confort de lecture qu'elle mérite. (260 pages le méritent !)

Asterios Polyp, originellement publié par Panthéon books et entièrement réalisé par l'auteur,  fait partie de ces grands crus : aucune mauvaise surprise à redouter, mais des surprises quand même : de l'élégance, un niveau exigeant, mais pas pompeux... de l'auto dérision, et beaucoup de références culturelles.
Quelle beauté et quelle intelligence du propos.

On avait pas vu telle symbiose entre le traité graphique et celui des idées depuis...des titres comme Hicksville (Dylan Horrocks), Wimbledon green (Seth),  ou... (liste non exhaustive) *
Les planches 144 à 146 (2 extraits ci-dessus) sont à elles seules un traité politique, se servant d'un défilé du Independance day joyeux pour dénoncer l'héritage conservateur et prude de l'Amérique. Superbe.
Quand aux pages 162-164, l' humanisme et la dure réalité de leur propos sur la maladie les laissent sans commentaires... (voir les nombreux scans déjà disponibles sur le web)

...A propos de  l'aspect graphique très stylisé, voire architectural, (normal, il s'agit du métier d'Asterios, le narrateur), Chris Ware vient évidemment aussi à l'esprit, mais les  trouvailles narratives picturales de Mazzucchelli, qui signe là son premier grand roman graphique** mettent en exergue leur originalité propre. Un bonheur de lecture "aérée" sur l'ensemble de l'ouvrage, pour tout ceux qui apprécient l'Art en général, et l'art moderne en particulier.
Jouer sur le graphisme des personnages suivant leur humeur respective était une trouvaille géniale, qui marquera son temps. La superbe descente onirique et "Dantesque" aux enfers, traitée, dans un autre registre, "à la Piranèse" (1745) est tout aussi surprenante et agréable.


 
De ce fait, David Mazzucchelli donne aussi une grande leçon de narration graphique, et s'ajoute, aux côtés de Will Eisner et Scott Mc Cloud (pour n'en citer que deux), aux auteurs exégètes pédagogiques du média.

Quant aux thème abordés, il sont nombreux : réflexions sur l'art, sur l'absence d'un proche et la raison de vivre, ...l'engagement politique, la réussite professionnelle... la relation en couple...
L'histoire d'amour qui sous tend le tout est à ce propos décrite avec tellement de réalisme et de justesse (et d'inventivité), que la fin ne peut que nous émouvoir... même si sa poésie nous déchire le cœur.
...Un livre "Coup de foudre"


(*) d'autres titres aussi novateurs et/ou remarquables viennent à l'esprit, dont les les satires de Art Spiegelman entre autres, ou le Body world plus récent de Dash Shaw.
** On peut néanmoins citer  "Cité de verre" avec Paul Auster (2005 Acte sud), "Géométrie de l'obsessions" ou "La Soif", "Big man "(1995, 1997, 1998 tous chez Cornelius), où l'auteur avait commencé à se dégager de son travail pourtant déjà intéressant et novateur sur les super héros, pour s'engager dans une voix encore pus personnelle.
- Voir quelques planches scannées de l'artiste, période 80's-90's sur Theartistchoice

lundi 31 octobre 2011

Guère épais n°2, plus épais ! (et gros QI ?)

C'est avec plaisir que l'on retrouve après cinq mois d'attente le journal illustré "Guère épais" (bi annuel donc), dont la pagination, et c'est un parad(Burin)ox, s'est vue augmentée de 1 cahier, passant donc de 12 à 16 pages.

Toujours beaucoup de clins d'œil patrimoniaux au bassin roannais, et c'est tout le charme de ce vilain canard irrévérencieux, avec des jeux, 2 pages complètes sur le canal Roanne-Digoin, et surtout la grande histoire de Burinox (4 pages à suivre) que chaque amateur de bande dessinée franco-belge dite classique attend avec impatience.

Le commissaire Trouchebine et l'inspecteur Bertrand se retrouvent cette fois-ci embarqués dans une soirée limite fétichiste a la Kubrick, fréquentée par du beau monde, même le SAV ("alors, tu ne viens plus aux soirées ?")
...Complètent ce numéro : une nouvelle signature,  puisque le Toine, autre personnage "local" cocasse de Robert Ellias fait son entrée officielle en grand tirage, à l'occasion d'une planche le mettant en scène aux bords du Renaison, et trois planches anciennes de David Tardy.
Mais ce sommaire serait néanmoins incomplet sans un bonus exceptionnel qui rend ce numéro 2 collector : le calendrier 2012 Fido (du nom du déjà célèbre petit chien mascotte du journal).
Et là... Les amateurs de Tintin (le vrai, celui des journeaux  du Petit vingtième ou du Lombard) manqueront s'étrangler tant l'hommage aux vieux calendriers des
Maisons bruxelloises est évident.
Un beau cadeau du studio Dyvin (Tardy-Bonvin), qui sait décidément bien faire les choses.

> Retrouvez Guère épais à la boutique BD Nebular Store, 4 place du marché, 42300 Roanne,
Ou en dédicace le Samedi 12 Novembre, 18h30, salle Bel air, Saint-Haon-le Châtel, à l'occasion de la parution du livre "Eternel St Haon le Châtel" (voir note précédente.)


Ps du 04/11/2011 : J'ai rajouté un sous titre à cette note en clin d'œil à l'album de Tibet (Chick Bill )daté 2001.

samedi 29 octobre 2011

Eternel Saint-Haon-le-Châtel : parution le 12 Novembre

Enfin, le bout du tunnel pour ce projet en forme de serpent de mer...

L'occasion de récupérer son exemplaire pour tout ceux qui ont souscrit, ...d'en acheter, mais aussi de boire un coup, de se faire faire des petits dessins par les nombreux dessinateurs présents, et d'autre surprises...

Et les copains de Guère épais, seront aussi de la fête !

Cool, non ?

jeudi 29 septembre 2011

Jeronimus, les couleurs du mal

On avait déjà beaucoup aimé ici le dyptique "Abdallahi" de Dabitch et Pendanx, chroniqué en son temps sur le blog ami "IDDBD".

Jeronimus, publié entre 2008 et 2010 chez Futuropolis (trois tomes), et découvert, une fois n'est pas coutume dans le fonds de la médiathèque de Roanne (42), m'a tout d'abord attiré par sa (ses) superbes couverture, et l'explosion graphique de son contenu.
Pendanx peint ses cases, et fait de ses bande dessinées de vrais toiles.

Ce tryptique conte l'histoire historique véridique du Batavia et de Jeronimus Cornelisz (Leeuwarden 1598 - 2 octobre 1629), négociant pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) qui en juin 1629 fut l'instigateur d'une des mutineries les plus sanglantes de l'histoire, (120 assassinats, femmes et enfants), après son naufrage dans les Houtman Abrolhos, archipel corallien au large de l'Australie.
On ne sut jamais exactement ce qui déclencha ce comportement quasi inhumain, même si le premier tome livre quelques indice très intéressants, dont la mort prématuré de son tout jeune bébé, mais aussi peut être à sa fréquentation de l'école hollandaise de peinture de l'époque, dont un des plus grands maîtres fut condamné à l'hérésie...

Cela dit, au delà de la simple beauté formelle graphique (difficile à soutenir cependant sur certains passages), on notera la très grande qualité scénaristique et synopsitique de l'histoire, qui étonne par sa cruauté et sa rudesse.

Une superbe mini série. Un grand album. Des grands auteurs. Et une sacrée histoire (vraie), qui fait froid dans le dos.

A voir : des planches originales de Pendanx à la galerie Maghen

A lire :
- une belle note sur l'intéressant blog Osajohnson.wordpress.com
- et une interview des auteurs à propos de cette série sur Bdgest

dimanche 11 septembre 2011

Meteor Slim, ou le noir au service du bleu

Le rêve de Meteor Slim
Frantz Duchazeau
Sarbacane 2008 (édition limitée)

Frantz Duchazeau est né en 1971 et fat partie pour moi du gotha des dessinateurs. Son style charbonneux, qu'il soit magnifié par le noir et blanc ou mis en couleur, provoque immanquablement l'émotion.
Épaulé au scénario par Gwenn de Bonneval (ici directeur de collection), ou Fabien Velhmann, il a signé quelques uns des plus originaux albums des années 2000.
En tant qu'auteur solo, il s'est aussi lancé depuis 2008 dans une description mélancolique mais très juste de la condition de ces traîne savates musicaux du début des années 30 aux années 40 aux USA.

Le rêve de Méteor Slim raconte la vie pas si imaginaire que ça d'un p'tit gars black parti de sa ferme du sud (Memphis ?) où il laisse femme et enfant pour tenter une vie de bluesman sur la route. Il croise Robert Johnson, qu'il accompagnera sur un enregistrement, Johnny Shines, Big Bill Bronzy, et bien d'autres légendes du blues rural de l'époque, allant de galères en galères, mais réussissant (quand même) à graver un disque, avant de refonder néanmoins une famille, mais la fin ne sera pas si rose...

Destin tragique partagé par pas mal de noirs et de pauvres gens de cette époque, et magnifiquement mis en image par Duchazeau, comme l'avait déjà fait avant lui un autre (grand) amateur de musiques traditionnelles américaines : Robert Crumb. (cf. entre autre les rééditions de chez Cornelius, dont "Mister Nostalgia" et sa belle description de la vie de Charley patton*.)

En 2009, "les jumeaux de Conoco station" (Sarbacane) décrit le même genre de galère mais sous l'angle d'un autre style proche du blues : la country. Autre réussite.

Puis en 2011, "Lomax" peaufine le tout en retraçant les pérégrinations de John et Alan Lomax, père et fils, chargés par la librairie du congrès américain de récolter grâce à leur camionette équipée, des enregistrements de musique folk rurale. (les fameux "Field recordings" collectés dans 33 états). De 1933 à 1935, ce sont des centaines de voix (et de guitares) qui furent ainsi enregistrées, pour la postérité, et grâce auxquels on peut encore aujourd'hui écouter ces chanteurs disparus.

L'édition collector :
Frantz Duchazeau aime le blues, cela va de soit, et il s'est superbement acquitté de son hommage avec une publication artistiquement très forte sur un genre à (re) découvrir encore et encore.
Cet album "Le rêve de Meteor Sim" a en effet vu le tirage d'une édition limitée à 1000 exemplaires numérotés contenant non seulement un ex libris signé par l'auteur, une affiche de concert de Meteor Slim "d'époque", mais, suprême bonus : un authentique 78 tours (enfin, un 25 cm imitant un veux 78 tours) reprenant les quatre chansons (soit disant) enregistrées par ce (faux) bluesman maudit :

A) Nice guy but goo whiskey/ Pussies fo'my friend
B) Devil's got my mind/I'm not a stange fruit,
le tout sur label Moon, dont la pochette au superbe label Supertone est collée sur le troisième de couverture du livre.

Pour le son, il s'agit en fait de Mr Mat, du groupe Moutain men, auquel Duchazeau s'est associé afin de donner encore plus de réalisme (de fumet) à cette réalisation.

Supertone !!

*Ps : On notera dans le même genre aussi, la parution annoncée pour bientôt d'une biographie dessinée de Robert Johnson par Mezzo, dont on a pu voir un extrait dans le dernier numéro de la revue Soul Bag. (couverture ci à côté).

La bio de John Lomax sur wikipedia

Une belle interview au sujet de ce dernier album sur Mondomix


Le site des éditions Sarbacane

Ouf, un moment que je souhaitais parler de celui-là, .. c'est fait !

dimanche 4 septembre 2011

Cowboys et envahisseurs : Favreau gagne son pari.

Cowboys et envahisseurs, au cinéma depuis déjà deux semaines laissait sceptique tout ceux qui avaient vu débouler la bande annonce cet été.
Amateurs de western ou de SF, on était prêts à tout, sauf à ce titre racoleur un peu nunuche, qui nous a tous fait marrer.

Du coup, à l'heure où la chose est enfin sur les écrans, et que le film est vu, pour la plupart en tous cas, force est de constater que le réalisteur d'Iron Man John favreau a réussi à faire du bon boulot, avec un matériau qui n'était pas spécialement facile.

On rappellera en effet que ce film est l'adaptation d'un comics paru en 2006 chez le petit éditeur Platinum (dans le giron de Marvel), et que son créateur : Scott Mitchell Rosenberg, n'est pas un des plus connus par ici. On aura l'occasion de lire ce bouquin dans toutes les boutiques de France puique Emmanuel Proust éditions s'est occupé de la traduction, parue ce mois d'Août.

L'équipe qui entoure le créateur : Fred Van Lente & Andrew Foley au scénario; Dennis Calero au dessin et couleurs; Luciano Lima à l'encrage, semble avoir un travail correct, mais à ce que j'ai pu feuilleter, le dessin reste pas terrible terrible, et la mise en page un peu enfantine.
On regrettera d'ailleurs au passage la couverture française reprenant l'affiche cinéma (plan média quand tu nous tiens !) , alors que l'US (ci à côté) était pas spécialement nulissime.

Bref, tout ça pour dire que le scénario élaboré pour cette adaptation cinéma tient bien la route, et que sans surenchère aucune, cet ovni (sans jeu de mot) nous permet de passer un très bon moment, mêlant ambiances western classique et SF de bon goût.
Alors oui, rien d'exceptionnel sous les tropiques en terme d'originalité (on a déjà vu pas mal de choses sur les enlèvements ET), ni sur l'aspect western, même si il y avait pas mal de temps que l'on n'avait vu des Apaches Chiricahuas dans un film, (surtout joués par des indiens parlant le dialecte, et pas trop idiots), mais c'est bien évidemment le mix des deux univers qui fait la différence, tout comme le casting, très réussi.

Daniel Craig est superbe, en face d'un Harrisson Ford, juste ambivalent ce qu'il faut : ni trop salaud, ni trop bon, et d'une Olivia Wilde magnifique, ainsi que d'une ribambelle de second rôles intéressants.

Bref, vous l'avez compris, ce film vaut le coup d'oeil, et devrait pouvoir rester dans les annales de SF.
Quand au comics... c'est moins sûr.
Le site de Platinum Studios

Frances : étrange étrangère chez Cambourakis

Frances T2
Joanna Hellgren
Cambourakis, 2010

Les Editions Cambourakis ont été créées à Paris en 2006 par Frederic Cambourakis. Leur catalogue offre a la fois œuvres littéraires et Bandes dessinées.
Ce qui différencie cet éditeur très particulier dans l'univers BD francophone est l'ouverture vers des auteurs étrangers inconnus chez nous. Japon, Portugal, Espagne, Etats-unis ou Suède comme ici. Les œuvres sont de style indépendant, très personnelles, et plairont certainement aux amateurs de lettres étrangères.

...Deuxième tome donc pour cette très belle Bande dessinée littéraire et confirmation des émotions esthétiques et scénaristiques éprouvées lors de la lecture du premier épisode en 2009.
Frances, c'est le prénom d'une petite fille brune d'environ 8 ans, vivant au sein d'un appartement urbain à la charge de sa tante Ada, en compagnie de son grand père sénile et de sa grand mère. Ada, grande blonde maigre au chignon trop sérieux, qui se découvre une attirance pour les filles dans le premier tome, et s'autorise des sorties avec Louise, belle et fine garçonne intellectuelle assortie de deux lévriers blancs.
Quant à la maman de Frances, elle est partie il y a longtemps sans laisser d'adresse...

L'ambiance est sobre, voire âpre, typique de ces pays scandinaves tels qu'ont peut les voir dans les films de Bergman ou même Von Trier. Cela doit se passer aujourd'hui, mais on n'en a finalement que peu de confirmation.

Dans Frances, on suit aussi en parallèle et en flashback l'évolution d'Ester, une autre très jeune demoiselle brune, a qui l'on pourrait donner 14 ou 16 ans, pas bien plus. Un âge ou on lui laisse s'occuper des 4 plus jeunes enfants d'une famille bourgeoise rurale. Ester est mûre, et, un soir de fête au village, elle boit un peu trop en compagnie d'Auguste, le garçon avec lequel elle a dansé...
...Beaucoup de révélations dans ce deuxième tome, qui nous laisse cependant a nouveau dans un suspens déchirant.

Traitant de manière très cohérente et réaliste, mais aussi avec une sorte de plaisir à maintenir ses lecteurs dans une atmosphère mystérieuse (via le décalage temporel), Joanna Hellgren montre beaucoup de talent scénaristique. De surcroit, son dessin au fusain, tout au trait offre un rendu au classicisme subjuguant, évoquant parfois, sur de pleines pages annonçant les flashbacks, des illustrations anciennes.

Joanna Hellgren publie depuis 2008 en France seulement, et a été aperçue dans le Monde diplomatique en Bande dessinée de Mai 2010. On pourra l'associer au niveau style graphique et atmosphère à une autre jeune auteure féminine française dont on a déjà eu l'occasion de parler par ici, à savoir la stéphanoise Caroline Godot.

...Esthétisme, rigueur et poésie, la recette d'une œuvre forte.
- Fin au tome 3 ?...

Le site des éditions Cambourakis
, ainsi que leur :
Blog, d'où est tiré la photo de l'article des Inrockuptibles.

Le site de Joanna Hellgren

jeudi 1 septembre 2011

Eternel Saint-Haon-le-Châtel

L'histoire de Saint-Haon-le-Châtel en Bande dessinée , telle qu'elle avait été imaginée en 2006 par quelques amateurs (dont votre serviteur), s'apprête à paraître sous la forme d'un livre moyen format de 47 pages, dos carré collé, (et non relié comme initialement annoncé), N/b et cahier couleur de 16 pages rassemblant textes, bandes dessinées, dessins, photos, et ce à l'occasion du Salon du livre de St Vincent de Boisset les 24 et 25 Septembre.

Mise à jour de la note originale (datée 01 Octobre 2011) : Attention , pour des raisons indépendantes de ma volonté, un retard s'est accumulé sur la date de parution de l'ouvrage. Une soirée pour la remise aux souscripteurs devrait être organisée par les associations éditrices. Merci de prendre contact avec elles pour toute information complémentaire.
F Guigue, dir. de publication.
01/10/2011
Rappel : Ouvrage édité par les associations Bibliothèque communale et scolaire et Société Histoire et Patrimoine de Saint-Haon-le-Châtel.
Prix de vente public annoncé : 13 euros.

Contact : Société Histoire et Patrimoine de Saint-Haon-le-Châtel, Carré de Givres - 42370 Saint-Haon-le-Châtel. Tel bibliothèque : 04 77 64 24 88

jeudi 25 août 2011

La Muse a deux ans, étonnant, non ?

La Muse #24, vient de paraître. Chez vos magasins et lieux culturels habituels, sur le roannais et un peu plus loin, dés ce week-end normalement.

...Déjà deux ans que ce poile à gratter sur papier (et sur le web, en version PDF) assure tranquillement la chronique culturelle du roannais.
Impertinence, bon goût éditorial, ton décalé, humour, dessins, bande dessinée, arts graphiques divers, écriture, social, poésie, sculpture, cinéma, ... pas grand chose est laissé de côté.

Et l'équipe plus ou moins stable mais sans cesse grandissante qui la constitue est à l'image de la revue : éclectique, mais sympa.

Joyeux anniversaire la MUSE !!


Ps du 01 Septembre 2011 : Ah, au fait, pour ceux qui me connaissent, m'avez-vous reconnu sur la jolie parodie du deuxième de couverture ? Simon Caruso ne nous a pas loupé.
Sinon, je vous propose au moins deux erratums concernant mes bafouilles :
- Page 5, à propos d'Anna Calvi : il fallait lire évidemment : "(...) En fait il serait plus judicieux de lorgner du côté rêche d'une Pj Harvey" (au lieu de "Ruche")
- (...) "dont le jeu inspiré au son réverbéré (...)"

- Page 21 : Robert Ellias : Rien NE sert de courir (et pas "Rien DE sert"...)

Quant au fait que je ramène le gentil portrait de mon ami Robert sur moi au quatrième paragraphe, (en utilisant la formule "Je"), et bien... vous voudrez bien m'en excuser, mais nous nous sommes tellement vus ces derniers mois que je n'ai pu m'en empêcher. Ce qui, je l'avoue est peu courtois et manquait de style. Mea culpa.

La Muse, le site
La Muse sur Facebook.

lundi 15 août 2011

Allessandro Baggi et Nine Antico

J'ai retenu ces deux lectures récentes :

L'affaire Loretta Stevens
Baggi
Mosquito
2003

Baggi est un auteur italien quadragénaire qui a été révélé en France par les superbes éditions Mosquito de St Agrève.
Ce premier album déjà "ancien", (avant "Travaux", 2005), nous propose une enquête à la Marlowe (célèbre détective de polar 50's popularisé par Humphrey Bogart à l'écran), sauf que dans l'univers Baggsien, Bogart est remplacé par un petit canard rastaquère, façon Donald de CM2. Mais ce canard garde les traits principaux du héros à savoir son indiscrétion, sa morve et son goût pour les femmes.
D'un autre côté, l'auteur/dessinateur nous embarque dans un subtil mélange fantastique et humoristique, dont le trait noir et blanc du dessin précis et réaliste efficacement encré, offre une lecture agréable. Mélange de tramé et d'encrages plus ou mois délavés, ce cocktail donne un aspect graphique très original.

On retiendra dans cet album l'atmosphère très adulte et fantastique, et une fin particulièrement dure.
Une grand poésie émane cependant de l'histoire et du ton.
Un auteur à suivre absolument.
Le site des Editions Mosquito

Girls don't cry
Nine Antico
Glénat
2010
collection 1000 feuilles

Nine Antico est une jeune demoiselle qui commence à faire singulièrement parler d'elle. Originaire du mileu fanzine rock et BD ("Rock this way"), elle est révélée en 2008 par les éditions Ego comme x, puis l'album "Coney island baby" (l'Association 2010) finit de lui assurer une renommée grâce à une importante couverture médiatique.

Dans "Girls don't cry", à la couverture délicieusement inspiré d'une édition du premier album des Cure, elle nous présente une série de strips à l'américaine, mettant en scène 3 adolescentes (jeunes femmes) du début des années 2000 (certains clins d'oeil permettent de dater la période; comme ce morceau d'Amy Winehouse qui passe en fond, ou cette série des Jackass à la télé..)
Si le dessin minimaliste (ainsi que ses couleurs) de Nine Antico et son côté présentation "cheap" pourraient rebuter certains amateur de ligne claire, on leur affirmera qu'il sufffit de se plonger dans ce scénettes réalistes (vécues !?) très drôles pour prendre beaucoup de plaisir à cette intrusion dans le quotidien de l'éternel féminin.
L'aspect musical (rock) et Mode de la "série" (on aurait envie de retrouver ces demoiselles plus souvent) n'étant pas un des moins sympathique.

Un auteur et une collection "Mille feuilles" de Glénat , adulte et moderne à suivre de près.
La page de la collection Mille feuilles

jeudi 7 juillet 2011

Eric Ivars et Psikopat.

Eric Ivars me fait la gentillesse d'annoncer son nouvel album :
"Les aventures de Colette l'infirmière de l'espace" : Tous à ses trousses !"

et ce au moment même où je m'apprêtais à reparler de lui et de Psikopat suite à mon travail actuel sur l'interview vidéo réalisée avec lui et Aurélien Maury à l'occasion de Bulles en côte roannaise #2 en Avril dernier et à paraître bientôt en ligne. (cf : RenaisonBD)

...Lui qui dessine depuis la fin des années 80 dans la revue de Carali, voilà l'occasion de dire qu'il propose aujourd'hui des histoires beaucoup plus grand public (et même pour enfants) que certains strips qu'il a pu voir publié dans Psikopat il y a quelques années.
Dans cet esprit trash, un petit souvenir ci-dessous du n° 5 de mars 1990, alors que celle-ci était encore format A5, 65 pages. (couverture, et page 42).

...Et quand bien même on pourra reprocher à Carali et sa bande de nous offrir beaucoup de pipi-caca dans cette revue depuis plus de vingt ans, on ne pourra pas enlever que Psikopat a été et est toujours un formidable laboratoire expérimental pour des dizaines de dessinateurs.
On remarquera en effet à postériori un sommaire particulièrement intéressant, (en partie à cause d'une grosse présence de futurs "stars" de la BD des années 90 mais pas que) : Menu, Lewis Trondheim, Konture, Killofer, Coudray, mais aussi : Got, Ouin, Schlingo, Tronchet, Edika, Willem, Shelton...

Alors oui.. les laboratoires sentent toujours un peu mauvais, mais.. n'est-ce pas de chez eux que proviennent les médicaments qui soigneront tous nos maux plus tard ?"


Le n° 231 est toujours en kiosque, avec une couverture sympa. (voir plus haut)
Aidez les indépendants !!
Psikopat.com


Commander l'album "Colette" d'Eric
sur son site web :
http://www.eric-ivars.com

Goupil à Pouilly les nonains

Et ça continue...

Découvert Mercredi matin fraîchement heurté dans la nuit apparemment, sur la route de Renaison à Roanne.

Un joli Goupil, qui n'aura pas eu de chance.
Petite taille, mais beau.. et relativement rare à observer puisque habituellement nocturne. Too bad. (enfin, pas pour les poules !)