mercredi 2 avril 2025

Le Toine en côte roannaise... vous attend !



Concu de 2004 à 2023, et paru ce 1er avril 2025, cet album de bande dessinée compilatoire a été réalisé en majeure partie par Robert Ellias (dessins) et Franck Guigue (historiettes).
 
Le Toine, anti héros cocasse mais gentil, vit des aventures dans le bassin roannais et alentours.
C'est ainsi que nous sommes amenés à le voir évoluer sur Roanne, au bord du Renaison, à Saint Rirand, vers Crémeaux, à Lapalisse...et on traverse divers paysages de la côte roannaise.

Si votre commune est intéressée pour découvrir et faire découvrir cet album d'humour mettant en valeur nos campagnes et les valeurs simples et humanistes de ce personnage, alors n'hésitez pas à inviter les auteurs pour une séance dédicace. Et pourquoi pas devant un verre de vin !? (à consommer avec modération).

Ils se feront une plaisir d'y répondre dans la mesure de leurs disponibilités.
 
Contact : hectorvadair at gmail.com 





lundi 17 mars 2025

L'été dernier, ...si tout va bien !

Épisode étrange et dramatique de la vie d'un groupe de jeunes, ce trip en forêt sous un pont pourrait bien surfer sur plus d'un fait divers réel.

Été 1997, Italie. La comète Hale Bopp est dans tous les esprits puisque l'on va pouvoir l'apercevoir à l'oeil nu. Danièle vit avec son papi, grincheux et apparemment malade, et va, lors d'une virée en forêt sous le haut viaduc jouxtant la ville, avec ses potes Alessandro, Benny, Christian et Titti, se faire peur en découvrant l'habitat d'un SDF, érigé à l'intérieur d'un 35 tonnes, apparemment tombé du haut pont. Qui est cet homme et depuis combien de temps est il là avec son chien ? Nul ne le saura, et pourtant...

Roman graphique paru en 2019, sélectionné d'ailleurs à Angoulème cette année-là, l'Eté dernier interroge dès son ouverture. Un dessin au trait épais au crayon, sans encrage, des visages un peu difformes, et une scène de repas introductive assez longue entre un papi et son petit fils Danièle, dans la kitchenette d'un appartement d'HLM. Et puis, dans un second temps, la virée quelque peu fantastique (ou voulue comme telle par les jeunes) en forêt. Autant de mystères auxquels nous n'aurons que peu de réponses avant la toute fin, et encore...
Le début est glauque, avec ses dialogues de sourds et ses machouillages façon "la grande bouffe" gros plans inclus, suivi d'un constat peu ragoûtant vis a vis du SDF (l'homme au camion"), dont la misère et le manque d'hygiène font pitié.


...En août 2018, à Gênes, Italie, une catastrophe terrible avait lieu avec l'effondrement d'un haut pont de circulation entourant la ville, en pleine journée, faisant 43 morts. Quelle surprise de retrouver via ce récit une citation plus ou moins voulue de cet événement tragique, par le biais d'un camion non identifié, puis du destin tragique de son (second ?) occupant.
Paolo Cattaneo n'était sans doute pas parti pour évoquer ce tragique accident intervenu quelques mois avant la parution de son livre en France, mais il est certain que le parallèle et le choc visuel ressentis dans ce passage laissent perplexe. Tout dans ce livre dérange, émeut, secoue, en faisant une œuvre importante. Et lorsque six ans plus tard, la lecture d'un autre italien travaillant sans encrage : Emanuele  Cantoro, pour Les moutons veulent du sel chez Ça et là m'est offerte, je ne peux m'empêcher de rédiger cette chronique, que je n'avais réussi à sortir de mon cerveau depuis 2019. 
...Une comète ne passe généralement qu'une fois dans une vie d'homme, mais c'est noté, le signal est reçu 5/5.

FG
 
 
L'Été dernier par Paolo Cattaneo
Éditions Misma (20€) - ISBN : 978-2-916254-74-6
 

 
#Leschroniquesaulongcourt

lundi 17 février 2025

Le choeur des sardinières résonne jusqu'à Paris, et bien plus loin.


Le souffle du Finistère et de ses fières ouvrières nous touche dans ce témoignage à l'émotion au moins égale à sa sincérité.

1924, Douarnenez. La vie des femmes, des hommes et des enfants est rythmée par les sardines. Les uns passent leur journées en mer, les autres les attendent, puis passent le reste de leur temps à récolter, préparer et mettre en boîte les petits poissons brillants. Cela tourne ainsi depuis des générations, et si une grève a eu lieu en 1908, les choses n'ont pas beaucoup changées depuis. Aujourd'hui cependant trop c'est trop, et les ouvrières Mona, Marie, Joséphine et bien d'autres, de l'usine Chancerelle, n'en peuvent plus d'être sous payées et de ne plus compter leurs heures pour ce travail éreintant. Un mouvement de grève va partir d'une des 23 conserveries locales, et gagner celle des héroïnes de ce livre...

Leah Touitou est devenue depuis quelques années - en fait depuis 2018, ses voyages en Afrique et ses débuts aux éditions Jarjille - une autrice sur laquelle on peut, et sur laquelle il faut compter. Elle avait déjà su nous ravir de sa manière bien à elle de raconter des histoires vécues, avec un ton et une poésie empreints d'un féminisme avant tout humaniste. Son dessin rond, doux, illustrant ses histoires avec une certaine tendresse. Puis elle s'est mise à écrire pour d'autres : son amie Anjale, puis Max Lewko, et là, un palier supplémentaire a été franchi. Dans cette évocation juste et émouvante du mouvement ouvrier "révolutionnaire" pour l'époque (1924) de sardinières de Douarnenez, elle s'appuie sur une documentation conséquente (proposée en fin d'ouvrage), et de voyages sur place, pour resituer un épisode important de la lutte pour les droits ouvriers, mais aussi ceux des femmes. Sur un sujet qui aurait pu être casse-gueule ou traité avec trop de naïveté, elle fait preuve d'équilibre et d'une justesse remarquable. Le dessin de son collègue, bien dans la tonalité du sien - ces deux-là se sont bien trouvés - et ses couleurs, douces et toutes en aquarelles, rendent magnifiquement l'ambiance. Cela dans une tonalité ne laissant jamais l'espoir inaccessible. C'est sans doute ce vent de lutte et d'espérance qui nous tire une émotion en fin de volume.
Max et Leah : Graet mat deoc'h !


Le choeur des sardinières, par Leah Touitou et Max Lewko
Editions Steinkis (20€)  ISBN : 9782368468258

jeudi 2 janvier 2025

Les travailleurs de la mer : troisième ananké pas manqué

Les travailleurs de la mer, par Michel Durand, d'après Victor Hugo. Une adaptation graphique comme beaucoup d'éditeurs rêveraient d'en publier. Sensationnel, sur le fond comme la forme. 

Il existe bien sûr des romans dits classiques que l'on n'a jamais lus, mais dont on sait leur potentielle exceptionnelle richesse. Par leur titre, intriguant, et par leur auteur, l'un des plus grands que la littérature moderne n'ait jamais connue. Victor Hugo est exilé sur l'île de Guernesey, à Hauteville House, lorsque ce roman est publié en 1866. Comme il l'écrit dans sa dédicace " je dédie ce livre au rocher d'hospitalité et de liberté, à ce coin de vieille terre normande où vit le noble petit peuple de la mer, à l'île de Guernesey, sévère et douce, mon asile actuel, mon tombeau probable

De plus, dans son introduction originale, il replace le thème de ce dernier dans une sorte de triple Ananké (fatalité ) débuté dans deux de ses plus célèbres fresques romanesques. "La religion, la société, la nature, telles sont les trois luttes de l'homme. Ces trois luttes sont en même temps ses trois besoins (...) Dans Notre-Dame de Paris, l'auteur a dénoncé le premier, dans les Misérables, il a signalé le second, dans ce livre il indique le troisième. A ces trois fatalités qui enveloppent l'homme, se mêle la fatalité intérieure, l'ananké suprême, le coeur humain.

On ne peut pas mieux dire lorsque l'on referme Les travailleurs de la mer. Cette histoire forte est mue par des forces naturelles si intenses et si bien décrites, que l'ont les ressent jusqu'au plus profond de notre être. Le suspens de l'intrigue première, naviguant tel un thriller du meilleur tonneau, est resituée à l'aune des évolutions technologiques de l'époque, et l'on est autant intéressé par l'arrivée de la Durande, cet engin maritime à vapeur, l’un des premiers, que par le revolver récemment inventé, que l'un des protagonistes cherche à acquérir pour son plan diabolique. Mais tout cela ne serait pas grand chose sans la force du drame passionnel qui se noue dès l'ouverture, et sous-tendant, mais jusqu'à se faire presqu'oublier, l'histoire centrale, bien plus tangible et dangereuse. Gilliat, notre héros rejeté, mais force de la nature, va justement être amené à la combattre, et oh combien de belle manière. Le passage de travaux titanesques entrepris au milieu des éléments déchaînés est un monument de tension romanesque et de description des forces naturelles, comme rarement lu ailleurs. 

Si Michel Durand a déjà une belle carrière de dessinateur derrière lui, ayant publié son premier album en 1985 chez Glénat, et qu'il a très vite séduit les amateurs par un trait classique précis, on n'avait jamais encore eu l'occasion, à part peut-être dans ses œuvres noires réalisées sous pseudonyme Durandur (1995 et 2005-2007) - où il a usé de lavis gris sur un trait fin - de s'extasier autant devant ses réalisations. Et même s’il a du quelque peu s’entraîner avec la thématique marine et les éléments sauvages dans son précédent album retraçant l’expédition de 1845 du capitaine Franklin en Arctique (Franklin, Glénat 2022), ici, dans un travail exceptionnel lui ayant pris environ trois ans, il réalise l'impensable, et ce que d'aucuns auraient sans doute souhaité voir dès la parution de la première édition illustrée du roman de Victor Hugo. A savoir : de grandes planches dessinées avec une technique de hachures et de volutes noires et blanches, reproduisant en grand format le plus beau de ce que la technique de gravure a pu offrir au fil des siècles. On est subjugué par le rendu de ces planches, parfois doubles, que l'on déguste avec un ravissement qui est au moins égal au plaisir de la lecture du texte lui-même. La scène de la bataille homme-animal restera aussi l'une des plus extrêmes et palpitantes qu'il m'ait été donné de voir et lire. Mais tout dans ce livre invite au ravissement ; aussi, n'hésitez pas une seconde. Il s'agit vraiment d'un bijoux rare et précieux. 

Les Travailleurs de la mer, par Michel Durand
Editions Glénat (35€) - ISBN : 9782344047033

 

lundi 9 décembre 2024

Pippin, les frères Grimm, Vampire et sorcières : des piqures toujours aussi douces aux éditions Mosquito.

Deux albums plutôt étiquetés jeunesse, parus début 2024, et lus immédiatement, d’après des fichiers PDF qui ont ensuite malencontreusement disparu. Ces chroniques arrivent donc très tardivement, mais comme je garde un excellent souvenir de ces deux-là, je souhaitais partager mon sentiment.

 Pippin le Bon à rien de Chrigel Farner et Tim Krohn
(20€) - ISBN : 9782493343376

Dans un Royaume au delà des monts un vieux roi se désole : il n'a pas de successeur. Un beau jour, une pomme d'or disparaît de son verger, il s'engage à céder son trône à qui trouvera le voleur. Les trois fils du jardinier partiront mener l'enquête. Et Pippin le cadet, bon à rien, met bien peu de zèle. À son corps défendant, le voilà pourtant poussé dans de bien étranges aventures... Pippin, le doux rêveur pourra-t-il succéder au roi de Sursylvanie ?

Lorsque j’ai lu pour la première fois cet album aux couleurs douces mais attrayantes, tout comme son dessin, j’ai immédiatement senti qu’il allait se passer quelque chose. On "sent" un bon livre ou une bonne bande dessinée, et celle-ci, même si elle est fortement influencée par les contes et le style album jeunesse à l'ancienne, avait un « parfum » évocateur de l’univers frères Grimm, c’est à dire un peu malsain, qui m’a séduit. Au fil des pages, j’ai réalisé combien l’illustrateur suisse quinquagénaire, Chrigel Farner, avait digéré ce genre de références. Dans une interview donnée pour le site Biowars.com, il abonde d’ailleurs sur le sujet :
« En y travaillant, j’ai redécouvert les livres pour enfants de l’artiste Ernst Kreidolf. Jusqu'au milieu du siècle dernier, il dessinait des figures de fleurs et toutes sortes de créatures naturelles aux couleurs délicates, ce qui constituait une contribution suisse au Jugendstil et à l'âge d'or de l'illustration de livres de contes. Enfant, je lisais certains de ses livres illustrés. Lors de mon voyage de recherche dans les Grisons, je suis tombé sur une œuvre de Kreidolf après qu’elle ait passé plus de quarante ans dans un grenier. J'ai littéralement senti la foi enfantine dans les personnages de contes de fées et ressenti le sentiment de nostalgie des temps passés, et je voulais traduire certains de ces sentiments dans Pippin. »

Plus loin, il explique comment il a rencontré son collègue aîné, l’auteur suisse Tim Krohn, pour ce projet : « Le Rhaeto-Romanic est la quatrième langue nationale de Suisse, avec l'allemand, le français et l'italien. Elle est parlée dans le canton des Grisons. Tim Krohn, l'auteur, a été chargé par l'éditeur rhéto-roman Chasa editura rumantscha de développer une histoire dans laquelle apparaissent les quatre idiomes de la langue rhéto-romane. Il a alors choisi le conte de fées The Golden Bird des frères Grimm comme cadre et l'a reconstruit dans une histoire dans laquelle Pippin voyage à travers différentes régions des Grisons. Tim et l'éditeur m'ont demandé si je voulais illustrer le texte. J'ai lu le manuscrit et j'ai eu l'impression qu'il pouvait aussi être transformé en bande dessinée. Les autres étaient d'accord. » Que ce soit le dessin, les couleurs, l’ambiance générale ou le traitement de l’histoire, on garde un souvenir profond de ce conte peu commun, même si adapté, et je ne peux que vous inviter à vous laisser tenter. Rares sont en effet les bandes dessinées à proposer un tel mix de modernité tout en convoquant les classiques du passé aussi bien mis en valeur, et les éditions Mosquito à cet égard font des efforts remarquables. Le voyage vaut vraiment le détour !


Vampire et Sorcières, par Michel Jans et Capucine Mazille
(16€) - ISBN : ISBN : 9782493343277

En Transylvanie subcarpathique un jeune vampire transi découvre l'amour dans les bras d'une pimpante sorcière... Las, l'ogre Proutinoff n'est pas du tout ému par cette idylle.

Capucine Mazille a intégré le catalogue des éditions Mosquito il y a déjà 14 ans, avec de petites livres d’images et textes entre autre dans la collection Lily Mosquito. Et puis en 2016, La cuisine des sorcières est entrée par la porte des albums de bande dessinée, rejoint deux ans plus tard par Le Petit prince de Penelope. Ce n’est qu’en 2020, à l’occasion de sa venue au festival BD d’Ambierle, près de chez moi, que j’ai pu réellement faire sa connaissance et découvrir l’album à quatre mains, scénarisé par Michel jans : Le dernier ours de Chartreuse. Celui-ci a d’ailleurs été chroniqué sur PlaneteBD. Après une seconde collaboration en 2022 avec Gargantua en Chartreuse, ce début d’année 2024 nous a donc offert leur troisième collaboration, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la formule fait mouche. 

Le dessin très personnel de Capucine se révèle avec force dans toute sa dimension poétique, fantastique et aquarellée, puisque c’est semble t-il la technique ; avec de très belles couleurs, posées sur un dessin à l’encrage très doux, évoquant à la fois la féerie et l’angoisse. D’ici à dire que l’autrice évoque une autre grande de la BD étrange, période revue Okapi - toujours en lice d’ailleurs - Nicole Claveloux, il n’y a qu’un pas, que je ne franchirais pas cela dit, tant Capucine Mazille possède son propre style. Et quand bien même la satire de Capucine – il faut voir sa parodie du dictateur Poutine transformé en ogre Proutinoff – est savoureuse. En conclusion, grâce à l’histoire tout à fait originale et prenante, pour ne pas dire émouvante, de Michel Jans, le duo a concocté là sans aucun doute un de ses, sinon son meilleur album. ...Parents, ne vous y trompez pas, et achetez ce très beau conte !

samedi 23 novembre 2024

The Substance : "souriez, vous êtes belle(s) !"


Le dernier film de "Cronynch" est sorti au ciné et vous ne devriez pas hésiter !

Le jeu de mot de ce titre de chronique ne doit pas être pris comme une moquerie tant il est vrai que la comparaison des styles de réalisation et des thèmes du deuxième long métrage de Coralie Fargeat rappelera ceux de David Cronenberg et David Lynch. Néanmoins, cette réalisatrice française, qui a eu l'opportunité de travailler sur un épisode de la série Sandman, a déjà montré son talent et sa patte dans The Revenge en 2017.
Ici, elle est largement soutenue par deux grandes actrices : l'imposante Demi Moore, offrant une prestation incroyable, dans toute la sincérité et la force qu'elle met dans son personnage, et la plus jeune mais intense Margaret Qualley, vue entre autres dans son rôle de Pussycat dans Once Upon a Time in Hollywood et celui de Felicity dans le final de Pauvres créatures.

La critique est évidente et frontale : celle du monde patriarcal où les filles doivent "être belles et sourire" et où, passé 50 ans, on doit ... disparaître. Ce "Body Horror" tel qu'il se décrit lui-même, offre un scénario très intéressant, où Demi Moore se met intégralement à nue, offrant un regard cru et juste sur sa condition de femme quinquagénaire. Là dessus se joue l'opposition avec son "double" ou plutôt son deuxième "moi" plus jeune, apparu de manière violente grace au produit quelque peu "magique" mais surtout très prométhéen appelé "the Substance". 
 

Dès l'ouverture du film, le son revêt une importance capitale, avec un volume élevé, des basses et un thème propice au développement de l'incident dramatique. Puis, alors que l'actrice principale évolue dans un monde se dérobant sous ses pieds, on l'a suit dans l'echapatoire improbable qu'elle a choisi, et qui va s'avérer un piège morbide. Les scènes incroyables et belles sont nombreuses dans The Substance, et, tandis que le Gore tendance japonais, outrancier et parodique va se déchaîner sur la fin, on est subjugué par certaines, dramatiques mais plus sobres, remettant la critique sociale au coeur du film. Telle celle où Elisabeth, essayant d'échapper à son destin funeste, rappelle un ancien camarade de lycée afin de se faire aider. Se préparant le soir chez elle avant de le rejoindre au restaurant, elle n'arrive cependant pas à sortir, ne se trouvant pas assez belle, revenant dans la salle de bain, se retouchant, essayant de cacher ses rides...puis, voyant dans la poignée métallique de sa porte son reflet "hideux" (d'après elle), en comparaison avec l'image de son double posant lascivement sur un panneau géant vu au travers de sa baie vitrée, finit par abandonner, dans un délire auto destructeur. 
The Substance est un grand film, qui mérite largement son prix du meilleur scénario délivré à Cannes cette année. 


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