samedi 20 février 2021

Sang d'encre, par Philippe Cordier et Thierry Martin : un noir onctueux...

64 pages, plus 40 de bonus graphiques constituent la matière de cette première nouvelle goûteuse introduisant un nouveau titre de collection des éditions Komics initiative, réalisé en Crowfunding : Comics Novel. Une cerise...


New York, aujourd'hui : un meurtre vient d'être commis au sein de la société Print'Ellect, travaillant sur un procédé révolutionnaire permettant, à termes, de se passer de l'artiste typique de l'industrie classique du média : l'encreur, connu pour, plus ou moins talentueusement, passer à l'encre le travail des dessinateurs... L'inspecteur Bill Erwin, à deux doigts de la retraite, est chargé de l'enquête. Lui qui est un amateur sincère de comics vintage se trouve affublé d'un partenaire de presque trente ans de moins, l'ineffable Terry, grand échalas pas vraiment porté sur ces choses là... Interrogeant les principaux protagonistes du milieu, vont-ils démêler le mystère de cette mort?...


"Terry était atterré d'assister à quelque chose d'aussi profond, appuyé sur un sujet aussi trivial."

Cette citation, extraite de la nouvelle de Philippe Cordier, illustrée par Thierry Martin, colle bien au ton de ce récit plein d'humour. Car si l'ambiance installée par ces deux flics que tout oppose apporte son lot de situations pince sans rire, qui rappelleront le meilleur des polars seventies (américains ou français), il est d'abord question ici d'un hommage absolument sincère, crédible et bien vu, d'un auteur lui-même amateur reconnu de l'encrage, à des héros et un milieu qu'il admire. Philippe Cordier lit en effet des comics depuis ses jeunes années, celles des heures de gloire des  éditions Lug en France, et a, assez rapidement, abordé la lecture en VO, écrit dans des fanzines, interviewé des auteurs, été invité pour des conférences, s'étant entre temps spécialisé sur la technique de l'encrage, pour lequel il a auto édité des revues spécialisées limitées, puis créé un blog spécifique : Phil & Co. (1)
Dans Sang d'encre, il s'en donne à cœur joie, rendant hommage à tous ses héros. Des plus gros : Timeless Comics, Direct comics, Big Pictures, (noms changés, bien sûr, avec humour), ou l'indépendant IFY comics, éditant des beaux livres de scans de planches vintages (suivez mon regard...) ; en passant par des auteurs, que l'on croise face à leur planche à dessin, (Joe Jemas, Kirk Coburg, lui-même dessiné sous les traits de mister Cordier himself...et là encore sous des noms rigolos "hommage"), ou cités entre deux lignes (Will Eisner, qui d’autre !?), des personnages secondaires dont le nom a été à peine remplacé (bel hommage au jeune Matt Murdock), ou des personnages célèbres de comics, apparaissant malignement sous forme de dessins, copyright oblige. (Daredevil, Batman, Elektra, le caïd…). Même la revue Strange est citée. Autant dire la crème des marottes de Philippe.

Revisitation d'une scène culte de Daredevil...

C'est justement la connaissance précise du milieu qui permet à l'auteur d'instaurer cette ambiance et ce décor si réalistes, tellement typiques avec lesquels des millions d'amateurs, qu'ils soient plutôt DC, Marvel ou indépendants sont familiers. Surfant donc sur ce terreau riche, il plante avec talent son intrigue et surtout son dénouement si bien vu, tel un autre inspecteur bien connu, au regard oblique et au pardessus. C'est à dire avec beaucoup de malice et de respect, instaurant au passage une tonalité dramatique familiale bienvenue entre père (Bill) et son fils. On en redemande, et justement, une suite est prévue : "La couleur du silence" (2) Peut-être juste une toute petite réserve concernant l'édition, par ailleurs très agréable, avec son dos carré collé et ses rabats: la police de caractère utilisée : un chouilla trop grosse. Avouons cependant que c'est "sang conséquence", d'autant plus que  les dessins souples et bien contrastés de l'excellent Thierry Martin, artiste tip top sur ce premier exercice purement comics révèlent parfaitement le sel de cette histoire "noire". Bon Sang ne saurait mentir !

FG

(1) Phil & Co : https://philcordier.blogspot.com/

(2) L'auteur et l'éditeur annoncent aussi une nouvelle création : un super héros masqué façon Dead Devil, dans  Pardonnez-moi mon père (ou Rédemption).

 

Sang d'encre, par Philippe Cordier et Thierry Martin
Éditions Komics initiative (15 €) - ISBN : 9782491374167




vendredi 19 février 2021

Something Is Killing the Children tpb vol. 1

Bon, autant dire qu'il était temps de parler de celui-ci. Acheté en VO, à sa parution en mai 2020, ce recueil des 5 premiers fascicules d'une histoire qui en contient actuellement 14 a paru depuis chez Urban. Un bon récit "Young adult" d'horreur, comme il est à la mode de nommer ce genre précis. Le tome 2 ne devrait pas tarder...
A Archer's Peak, petite ville du coeur des USA, des enfants ont disparus, et d'autres ont été retrouvés massacrés, démembrés, baignant dans leur sang. Seul le jeune James, faisant parti du groupe a survécu. Il est donc haï et soupçonné pour cela. Surgit alors en ville une jeune femme blonde étrange, qui semble savoir ce qui se passe et trimballe un énorme couteau dans son sac à dos. Autre truc bizarre...elle parle à un doudou, qui lui répond... Accompagné par James qui veut à tout prix comprendre la situation, tous deux vont s'enfoncer dans les bois...
 
 
"Something is Killing the Children" fait partie de ces récits horrifiques se déroulant à proximité d'un campus, ici plutôt une école voire un collège d'ailleurs, vu l'âge des enfants. De nombreuses références viennent donc à l'esprit en le découvrant, telles Courtney Crumrin (Ted Naifeh), Plutona (Jeff Lemire), voire le film The Secret (The Tall man, Philippe Augier 2012), ou bien sûr la série Stranger Things (...) mais l'aspect polar assez tenu, mêlé à un fantastique plutôt glauque, et surtout le style graphique au top et peu clinquant de l'italien Werther Dell'Edera, pouvant rappeler d'une certaine manière Tim Sale, participent à une accroche immédiate d'un public adulte exigeant. La colorisation sensible du jeune Miquel Puerto ajoutant la dernière touche. 
 
Conclusion : ces cinq premiers chapitres "font le job", et le cliffhanger donne envie de retrouver les personnages et de connaître la fin. Néanmoins, savoir que 9 autres épisodes sont déjà disponibles aux États-Unis est plus ou moins rassurant, aux vues des ressorts limités actuels...
Espérons que James Tynion IV, le bon scénariste de "The Woods" entre autre, saura nous offrir quelque rebondissement de derrière les fagots...
 
FG
 
Something is Killing the Children TPb vo. 1 par James Tynion IV, Werther Dell'Edera et Miquel Muerto
(Boom studios) 2020 

dimanche 24 janvier 2021

La dernière chance des amazones, dans le fort (western)

Le Fort de la dernière chance,  réalisé par George Marshall en 1957: Comment je suis tombé sur ce western déjà ? A cause du comics Nemesis le sorcier, vous y croyez, vous ?
Et oui, parce que Torquemada, méchant de cette histoire, publiée chez Délirium éditions,  a été une incarnation du colonel John Chivington, responsable du massacre (historique) de Sand Creek, le 29 novembre 1864, prétexte des rebellions des tribus Cheyennes et Arapahos au début de ce film...
Ce dernier est plutôt réussi, mais c'est surtout du côté de l’aspect féministe, donnant un rôle primordiale à une vingtaine de fermières, retranchées dans une mission, en plein territoire soulevé, que se joue son originalité. Celles-ci sont en effet juste aidées par le lieutenant sudiste Frank Hewitt, lui-même déserteur du camp ayant lancé le massacre original. 
 
  
Des femmes contre des indiens remontés, un seul homme... cela m'inspire une sorte de nanar pas désagréable du tout. Et son réalisateur est en l'occurrence le même que celui  de La Vallée de la poudre, l'année suivante, avec Glen Ford ! Vous vous souvenez ? ce film où l'acteur est éleveur de moutons, si je ne m'abuse...
Cela m'inspire aussi un morceau des (60's) Renegades : "13 Women" (and Only One Man in Town) que je vous propose ce soir en version française par notre Schmoll national 😉
> Nanard, parce que ces indiens ne sont pas les mieux représentés de tous les westerns que l'on a pu voir, et ne servent au final que de prétexte à ce film d'action. Ah oui, la trahison est aussi un thème abordé, bien sûr : celle des blancs vis à vis des indiens, en début d'histoire, et celle des mêmes vis à vis de leurs semblables... Un peu comme le titre au final, qui ne rend pas franchement hommage à l'original "The Guns of Fort Petticoat". Parce que la dernière chance, elle est pour qui en fait ??
(Et notez le superbe titre italien, avec ses "amazones" ;-))

Vous pouvez voir ce film en entier sur Youtube (qualité pas ouf.)
 


mercredi 30 décembre 2020

Chroniques amerindiennes, de Gustavo Schimpp et Enrique Alcatena : puissant comme l'oiseau tonnerre !

Inédites en français, ces histoires permettent non seulement de mieux connaitre un duo Argentin talentueux, mais d'ajouter aussi un bel album à la thématique légendes indiennes d'Amérique du nord. Du miel pour l’esprit et les yeux.

Dix histoires tirées de légendes, dont : Kyehe et le Windigo : Kyehe est un vieil indien, faisant profiter de ses expériences au papooses. Il va leur conter comment il a perdu son œil, en combattant le terrible Windigo, des années auparavant, alors qu’il cherchait à devenir un homme, un guerrier. L’homme qui n’était pas : décrit l’expérience étrange et fantastique de Mishe-Mokwa (grand ours des bois), enfant trouvé par le guerrier Iagoo, qui va grandir au sein de son village, puis ressentir le besoin de parcourir les bois, attiré par les ours, jusqu’à les rejoindre, définitivement...



Dans Quatre Iroquois, ce sont quatre guerriers qui se racontent l’histoire la plus fantastique de leurs chasses passées,afin de pouvoir s’approprier l’unique fusil échangé avec les blancs plus tôt le matin. Quelle histoire va remporter le lot ? ; Le faux visage nous fait découvrir la société des faux visages, et la terrible aventure de Nekumonta, devant rejoindre le monde fantomatique de ces derniers, pour toujours... ; Le vol du corbeau conte l’expérience chamanique d’Atotarho, jeune garçon mal traité par son père, qui va néanmoins battre un Chenoo, géant dévoreur de chair, grâce au concours d’un corbeau lui donnant l’ubiquité. Ce dernier est cependant bien plus que cela. D’autres récits tout aussi fantastiques suivent, tels : Un mince espace ; face tachetée ; chasseur au cœur sombre ; conséquences et responsabilités ; les murmures des bois.


Gustavo Schimpp (1966) est un auteur Argentin surtout connu en France pour le diptyque Berzarek avec Horacio Lalia, paru chez Albin Michel en 1999. Enrique Alcatena, bien qu'un peu plus ancien de onze années et davantage présent en termes de bibliographie, a surtout pu être apprécié avec l'étonnant gros volume de 179 pages Borlavento face au vent, paru en 2019 aux éditions Warum. C'est là que son dessin noir et blanc ciselé est apparu comme l'un des plus formidables de la grande tradition des classiques "hispaniques". Les éditions Ilatina nous font la surprise de traduire et proposer ces chroniques améridiennes, élaborées dans les années quatre-vingt dix pour les revues des éditions Eura : Lanciostory et Skorpio. 10 récits fantastiques puisant dans les légendes indiennes de tribus des cinq nations : Iroquois, Abnaki, Micmac, Oneida, Hurons, Mohicans, que le scénariste a été dénicher dans de nombreux ouvrages de référence, cités dans son avant-propos. Des ambiances rappelant certaines autres histoires, par des auteurs BD amoureux aussi des sous bois et des mocassins, ayant produit des classiques du genre, tels Hugo Pratt, Blanc-Dumont ou Derib, avec : Fort Wheeling, Court-métrages ou Premières Chasses (Buddy Longway).
Cependant, rarement cette thématique aura bénéficié d'un tel traitement, que ce soit au niveau de la pagination, de la présentation et avouons-le, artistiquement aussi. Précisons que les deux auteurs sont aussi responsables de l'histoire Daniel Boone dans les numéros 25 à 28 de Lanciostory, encore inédit en français cependant.

Au niveau scénaristique, Gustavo Schimpp parvient, au rythme de 8 à 14 pages par récit à nous immerger dans les vies, souvent dures, de membres de le communauté. Ces indiens ont à faire avec la nature, ses habitants et ses esprits. Si une certaine poésie est présente, et des moments de tendresse parviennent à émerger, comme lors de l'épisode Face tachetée et ces complices castors, la vie et la mort reprennent à chaque fois leurs droits, apportant la touche dramatique à l'ensemble. Et comme sombre est parfois le cœur des hommes, dure est la vie, et sans pitié sont les esprits vengeurs, souvent l'horreur fera son apparition dans les paysages sauvages des grandes forêts de l'est. Que ce soit sous la forme de monstres (Windigo, Chenoo : géant dévoreur de chair humaine, esprits fantômes, les  Odhowas, L'oiseau tonnerre…), ce peut-être aussi plus dramatiquement la coutume sanguinaire des Ottawas, torturant leurs ennemis jusqu'à l'aube, ce que, par honneur, ira constater Thayenda dans l’épisode Un mince espace.



Graphiquement, Enrique Alcatena donne pleinement vie à ces hommes et ces esprits, ces animaux et les grands espaces angoissants de ces forêts profondes et sombres, propices à toutes ces légendes. Son dessin, réalisé au pinceau et à la plume, mélange fluidité et hachures, magnifiant les tuniques mais aussi les esprits et les morts-vivants. Il offre des cases et des planches magiques, dignes souvent des meilleurs récits d'horreur. Parfois, dans un esprit carte à gratter, les hachures fines émergent d'un noir profond, et à d'autres moments, les tâches noires du pinceau explosent du fond blanc, tels les casses-têtes sur le crâne de Thayenda, au petit matin nuageux. Majestueux.
Vraiment, il était impensable que ces chroniques amérindiennes restent inédites. On ne remerciera jamais assez Thomas Dassance pour cette initiative.

FG

Chroniques amerindiennes, de Gustavo Schimpp et Enrique Alcatena
Éditions Ilatina (24 €) - ISBN 978-2-491042-02-8

Paru en 2019

© Toutes images : G. Schimmp/E. Alcatena/ Ilatina éditions 2019


jeudi 24 décembre 2020

Mon année 2020

Comme l'année dernière, un petit bilan rapide de cette année pas comme les autres, marquée par beaucoup, beaucoup de décès de grandes personnes, et d'autres moins connues, et des mauvaises nouvelles... mais quelques bons plans aussi.

Floriège, et remerciements à tous les éditeurs qui continuent à me faire confiance, à savoir : Délirium, Tanibis, Jarjille, L'employé du moi, Ca et là, Ici même, Misma éditions, Actes Sud, Ilatina, Mosquito, Mr Toussaint Louverture, Denoël, Ankama, Les Requins marteaux, Akiléos, Hexagon comics, Cornélius, et Delcourt, Urban comics ou Panini comics à l'occasion ;-). Rendez-vous en 2021 !


BD

Lectures marquantes :

Red Rover Charlie chez Komics initiative

Walking Dead 33, chez Delcourt comics

La Vague gelée, par EMG, chez Tanibis

Nocturne vénitien de Luca Russo chez Mosquito

Gousse & Gigot (Les contes du Marylène) par Anne Simon chez Misma

Connexions de Pierre Jeanneau, chez Tanibis

Murky World de Richard Corben, chez Délirium

Réédition en intégrale de Moon Shadow par John De Matteis et John Muth chez Akileos

Mortis Ghost, chez l'Employé du moi

Passe misère, chez les Requins marteaux

Carbone et Silicium, par Mathieu Bablet, chez Ankama

Alvar Mayor par Alberto Brecia aux éditions Ilatina

Intégrale Parker, par Darwin Cooke, chez Dargaud

Dragman de Steven Appleby, chez Acte Sud

Kent State de Derf Backderf, chez Ca et là

Dr Avalanche de Mortis Ghost chez l’Employé du moi

La Fange de Pat Grant chez Ici même

Quitter la Baie de Bérénice Motais de Narbonne, chez Actes sud

Omnibus Tomb of Dracula, de Gene Colan et Marv Wolfman, chez Panini

Achat de l’autre volume du seigneur de la jungle 70’s : Tarzan of the Apes, chez Williams (1974), grâce à Pascal Millet, sans qui je l’aurais oublié.


Musique

Découverte (enfin) de Cooking with Elvis, le groupe (défunt) du cousin parisien

The Slift Ummon lp

Découverte (fortuite) en occasion des Naked Prey (1986)

Humble contribution à la parution du morceau « Punk » des roannais Electrobus, sur la compilation Caméléon Thesaurus vol. 4

1er lp de Chateau Lagourde, chez Dangerhouse Skylab

Découverte de Bert Sommer, ex Left Banke, par hasard.

Redécouverte de Courtney Pine, saxophoniste de jazz génial.

 

Cinéma /séries TV

1917 de Sam Mendes

L’ombre de Staline

Découverte de la série The It crown

Mandalorian, petit plaisir simple mais efficace


Divers :

Intégration de le sympathique équipe Planete BD

Mon interview de Matt Kindt, pour ce même site, malheureusement réalisée par mail, Quai du polar subissant le premier confinement :-(

Angoulême : davantage marqué par l’expo Yukio Kushiro (Gunm), Yoshiharu Tsugue et Nicole Claveloux, que Wood, dont j’avais déjà le catalogue, même si c’était très bien.

Découverte approfondie des éditions québécoises Pow Pow

Découverte (mais pas encore acheté) de The Mighty Millborough, Les choses de la vie, par Christoph Mueller aux éditions Six pieds sous terre. Des éditions que je connais depuis longtemps, mais vers lesquelles il faut vraiment que je revienne.

Le décès de Sergio Tisselli et le bon moment passé avant, avec l’équipe Mosquito, au restaurant à Angoulême.

La découverte d’Antoine Marchalot, grâce à son exposition à l’Alpha, Angoulême

Mise en sommeil (au moins cette année), du projet BD journal 1814, avec l’ami Rob. Glup.

Découverte d’Orléans et de l’expo "antique" de Delaperche

Rencontre téléphonique avec Yves Bordes

Reprise de contact avec Ben (Benoit Jehan), que j’avais eu plaisir à côtoyer sur les stands de festivals, à l’époque de notre zine roannais Onabok. (Early 2000…)

Seconde visite des châteaux de la Loire (Chambord, Chenonceaux, Blois), et Espace Game dans le château d'Amboise, avec ma femme et nos deux filles. Cette année sera d'ailleurs marquée par beaucoup de présences et d'échanges avec elles, confinement oblige...
Les 20 ans de Flora.

Découverte de Toulon et du dessinateur Pierre Letuaire

Ma contribution au festival BD d’Ambierle, et montage de l’expo Serge Clerc à Riorges/Roanne, plus parfaite tragédie jamais vécue. Lorsque le meilleur, côtoie.. le pire.

Ambierle Bd toujours, et l’excellente soirée passée avec Pascal Millet, Thierry Mornet et Laurent Segal et... la petite médiation très agréable de l’expo de Thierry Mornet et ses planches de comics.

1er article dans Scarce, le fanzine des comics, en mars. Accueil plus que chaleureux.

Mon article sur Daniele Mourain et les contes de Wild Loch, sur 40/30/30. Heureux d'avoir pu prendre contact avec cette artiste "oubliée" ayant marqué mon enfance.

Revue Formule 1 1977-78 : Rajout des récits Histoires vraies sur le site dédié de Bernard Baral. (En cours)

Début d’une réflexion et d’écriture pour un projet de livre

Arrêt de l’hébergement du site Rockaroanne sur 1&1 et rapatriement au long cours sur Blogger

Rando montagne à l’Etang des Camporels (66) en juillet
Narbonne : visite de la cathédrale et de l’expo colonialisme, au top et la maison familiale de Charles Trénet.


Découverte de Château de Bouthéon (42).

Exposition Yves Chaland à la médiathèque Tarentaize de St-Etienne : fait ! ;-)

Mon premier article chez Bruce Lit, avec Alvar Mayor, et celui sur Murky World de Richard Corben

Décès de mon « beau » père, Robert Vanel :-( (10 juin 1943- 06 octobre 2020)

La maladie de ma sista :-(

Scannage de tous mes fanzines Here, et de quelque photos de concert 90’s, pour un futur livre consacré à la Mod scene française. 

Nouvelle du décès de Richard Corben, un de mes héros. Objet de deux articles à venir... 


 ---

That's all ? Keep on Rollin in 2021 !

dimanche 13 décembre 2020

Richard Corben : in memoriam


Un hommage plus complet, sur l'auteur auquel je voue une passion sincère (et dévorante ?) depuis le début des années quatre-vingt (40 ans !) suivra, ici, ou sur une autre site, mais je ne pouvais laisser absent de ce blog une image ou un mot pour Richard Corben, superbe artiste qui m'a tant donné de joies et qui a accompagné mes lectures jusqu'à cette année 2020 et son album ultime : Murky World, dont Délirium a proposé entre autre une si belle édition limitée. (Voir ma chronique sur le Bruce Lit blog).

Deux images : une issue de Den, et l'autre, création tirée du compte Facebook de Carlos Alberto Santos Lopez.
Reste en paix Richard, pensées à toute ta famille, et merci pour tout cela.


 Richard Corben : 01 octobre 1940 - 02 décembre 2020

 

 




Mes autres chroniques cinéma

Mes autres chroniques cinéma
encore plus de choix...