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dimanche 26 juillet 2020

Shadowman 2019 : Andy Diggle is the LOA !

On avait laissé Shadowman en tant que Pie, enchainé au royaume des morts et faisant régner la terreur en 2018 (voir Rapture). Andy Diggle, l'auteur britannique remarqué pour ses scénarios de Green Arrow Year One, The Losers , John Constantine Hellblazer ou encore Judge Dredd-Aliens-Predator s'en empare, pour un nouveau cycle. 

Shadowman revient du monde des morts grâce à Alyssa Miles, son ex acolyte, mais reste hanté par le pouvoir de maitre Darque, bien que ce dernier soit mort et ses os démantelés. C'est par le truchement de Baron samedi qu'il va cependant voyager à nouveau dans l'eau delà, et découvrir les origines de son Loa : Bosou Koblamin, qui s'est lié à une longue lignée de ShadowMen au fil des siècles. Durant tout ce temps, lui et Alyssa seront surveillés et manipulés par la confrérie de Darque, menée par Sabatine et Devereau. Sandria, la fille de Darque n'est cependant pas loin afin de récupérer le pouvoir de son père...




Ces onze chapitres permettent de retrouver le personnage charismatique du Shadowman mais aussi le vieux et puissant Baron Samedi, et tout le folklore vaudou lié à la Nouvelle Orleans. L'intérêt particulier de ces épisodes écrits par un nouvel auteur de la série réside dans son approche historique du Loa de Jack Boniface et dans son rapport à l'Afrique, aux temps préhistoriques, ou aux États Unis au début du dix-neuvième siècle (bon passage Western). Andy Diggle a su apporter un plus en ce sens et, s'il réutilise, bien sûr, quelques uns des personnages principaux, dont le Docteur Mirage lors d'une courte apparition, comme il cite d'ailleurs Ninjak et Punk Mambo, c'est surtout la relation entre le anti héros et Baron samedi qui sous-tend cet arc. Les dessinateurs talentueux sont encore présents pour donner du mordant à l'action, et on peut compter sur les superbes planches de Stephen Segovia, Renato Guedes et Dough Braithwaite pour cela, tout comme celles de Shawn Martinbrough pour le passage dans les années "Spirit" (45-50, voir ci-dessous). La couverture de Toncy Zonjix est aussi magnifique.

De leur côté, les participations d'Adam Pollina et Eric Battle, illustrant quelques passages transitoires ou dans le royaume des morts, ne sont malheureusement pas aussi convaincantes. Un bon recueil d'une des séries phare de l'univers Valiant, même si pas le plus époustouflant, car irrégulier dans son rythme.

 FG



 Shadowman (2019) par Andy Diggle, Stephen Segovia, Renato Guedes, Dough Braithwaite.
 Éditions Bliss comics (30€) - ISBN : 978-2-37578-174-6.






mercredi 12 septembre 2018

« Britannia T2 : ceux qui vont mourir...» par Peter Milligan et Juan José Ryp


L'univers antique et fantastique de Peter Milligan a été bien installé dans un premier tome plutôt horrifique réussi. « Ceux qui vont mourir… » nous plonge dans l'ambiance des arènes, au contact d'un étrange gladiateur, manipulé par une sorcière, souhaitant déstabiliser Rome et Néron. Un second tome toujours aussi plaisant, même si plus classique dans le genre péplum.




Le légionnaire Antonius Axia est revenu à Rome après ses aventures diaboliques en terre sauvages. Il y a gagné le respect de certains de ses pairs et la protection de Rubria, grande prêtresse vestale qui lui a confié le secret du Codex. Cependant, une rébellion grogne sous les ors de Rome, des crimes atroces étant commis sur des fils de nobles familles. Avitus, le fils même d'Antonius est pris en "otage"...
Notre enquêteur spécial va user de sa perspicacité et de son
« pouvoir psychologique » afin de défaire les noeuds de ces crimes mystérieux, où Apollon même se trouve au coeur de l' intrigue...



Dessins de Juan José Ryp excellents comme d'habitude, passage en flashback de Ryan Lee (sur deux pages seulement) au petits oignons, intrigue intéressante et aspect fantastique toujours présent, quoi que bien moins que dans le premier tome...d'où vient dès lors l'impression de ne ne pas être aussi séduit ? Peut-être simplement parce que « Britannia » fait partie de ces quelques péplums produits par des auteurs américains ces dernières années (1) , dont on a un peu de mal à supporter la comparaison avec les grandes séries Franco belges classiques, anciennes ou plus récentes : « Alix », « Murena », « Les Aigles de Rome », ou « Alix Senator », pour ne citer que les plus célèbres. 


En effet, comment ne pas penser aux oeuvres fortes de Dufaux et Delaby , ou Mangin et Démarez, dans ce scénario ? Quand à l'univers des gladiateurs, il s'agit pour l'un des deux de son principal élément. Reste le fantastique. S'il est plutôt bien amené par le biais du temple d'Apollon et de cette « sorcière » vengeresse, la chose est un peu trop légère dans cette aventure, ménageant la chèvre et le choux entre intrigue politique et phénomènes étranges. Les scènes sanglantes sont convenues, les effets prévisibles...On aurait apprécié davantage d'incursion dans le registre horrifique, comme nous l'avait proposé l'histoire du premier tome.


« Ceux qui vont mourir » ne sont pas ceux que l'on croyait...et cette série, bien qu'au fort potentiel, si elle se confine à un simple créneau d'enquêtes un peu fantastiques, ne répondra qu'à moitié aux folles attentes qu'elle avait générées sur son premier tome. A suivre donc, mais...chez Valiant et Bliss comics, l'espoir est permis.

Franck Guigue



(1) cf l'excellente série fantastique « L'Expédition » par Marcello Frusin et Richard Mazarano (trois tomes parus, 2012-2017 chez Dargaud).



« Britannia T2 : ceux qui vont mourir...» par Peter Milligan et Juan José Ryp
Editions Bliss comics (15 €) -ISBN : 978-2-37578-128-9

mardi 31 juillet 2018

« Shadowman : intégrale » par Justin Jordan, Patrick Zircher, Peter Mulligan, Roberto de la Torre et divers

A peine quatre ans. Une poignée d'années que les vaillantes éditions Bliss (il fallait l'être) ont mises à profit pour reprendre le flambeau, après Panini, de la publication des comics du label américain Valiant. Pour toutes celles et ceux, amateurs de ces univers, qui n'ont pas eu l'opportunité de découvrir les premières histoires du personnage de Shadowman, voilà chose réparée et de belle manière. Retour sur les origines d'une série horrifique de qualité, actuellement au cœur de l'univers Valiant. 

Josuah Boniface : un délivreur "Tête de mort" !?
Tout commence avec le tandem Justin Jordan et Patrick Zircher. Nous sommes à la Nouvelle Orléans et les deux co créateurs nous invitent en introduction dans un passé assez récent afin de nous présenter les raisons de la disparition de Josiah Boniface (mélange de traditions hébraïques et de culte vaudou ?), et sa femme Héléna. Aujourd'hui, Jack Boniface, orphelin adulte, perdu dans des souvenirs d'enfance confus, est l'homme à tout faire au musée de la culture de la NO. 

Il vient de s'enquérir de documents concernant ses parents. Celui-ci va être pris à partie par des forces maléfiques souhaitant s'emparer de la ville. Ayant malheureusement jeté le talisman familial le cachant aux yeux d'une créature des ténèbres exilée : le Loa Tremble, ce dernier, attiré par sa filiation, va prendre possession de son corps, le transformant en Shadowman, une malédiction mais aussi une créature dotée de pouvoirs, capable de voyager au pays des morts.

Sur 9 numéros, nous allons faire la connaissance de deux équipes en présence : les gardiens du Shadowman, les humains spécialisés en magie : Dox (Alessandro) et Alyssa, de la Confrérie, et les Acolytes, menés par Mr Devereaux, des servants de maitre Darque, un puissant magicien sombre du mondes des morts, cherchant à en sortir. Pour cela, il va tenter de s'allier au Baron Samedi, vrai prince des morts, très implanté dans la culture vaudou. Un combat dantesque va se dérouler dans le monde des morts, et tous nos personnages n'en sortiront pas vivants. 


Ces premiers numéros, parus initialement en français chez Panini en 2014, (VO : nov 2012- août 2013) laissent ensuite la place à deux comics essentiels et inédits en français. Le numéro zéro (VO : mai 2013) conte les origines des enfants d'un magicien ésotérique : Sandria et Nicky Darque,  au début du dix-neuvième siècle, ce dernier amené à devenir le fameux maitre Darque. Un récit exceptionnel, tant au niveau de sa teneur machiavélique, sa place au cœur de la série, que de son graphisme, réalisé au dessin par Roberto de la Torre. Le numéro 10, (VO : sept 2013), dessiné par Diego Bernard, relate le rapport intime entre Josiah Boniface et  Sandria, la sœur de Nicky. Où comment un simple humain est venu à côtoyer le royaume des morts et à gagner des pouvoirs en même temps qu'il a subit une perte immense.
Le #11 et le #12 sont d'avantages des numéros de complément, un spécial d'Halloween, le second rassemblant trois mini histoires complètes, par divers auteurs. 

Un changement d'équipe intervient à partir du numéro 13X, (paru à l'époque aux USA dans le numéro 7 du Bleeding Cool Magazine), avec l'arrivée de Peter Mulligan au scénario. C'est l'occasion de s'attarder sur le personnage de Jack Boniface et l'auteur va combler le vide laissé par ses prédécesseurs en mettant notre héros, torturé par son passé, en porte à faux avec ses soi-disant protecteurs les Acolytes. ("Ce qui dévore Jack Boniface") Lui qui est imprévisible ne peut, semble t-il, pas maitriser le Loa et doit être éliminé. Cinq excellents numéros, conséquents, dont la lecture est indispensable à tous amateurs de la série. 

Les trois épisodes « End times » (« La fin des temps », datés 2014 en VO) concluent le recueil avec un switch (retournement) assez inattendu. Où les auteurs nous dévoilent comment Jack Boniface va passer du statut de guerrier des ombres, à celui d'esclave, pour avoir pris une assez mauvaise décision. Bien que moins exceptionnel (ou impressionniste) graphiquement parlant, le dessin de Valentine de Landro sert la « résurrection » de maître Darque qui est en marche. Tout est alors prêt pour opérer le raccord avec les plus récents épisodes de Shadowman dans « Book of Death »
« Valiant » et « Ninjak ». Les origines de Punk Mambo (Punk Mambo #0), que l'on trouve tout au long de ces derniers épisodes, sont ajoutés en bonus, et c'est bien normal.

L'intégrale d'une série horrifique de très bonne tenue, mélangeant les ambiances vaudou de la Nouvelle Orléans à tout un folklore infernal, le tout raconté comme un polar, qu'il était temps de voir édité complètement en français afin de maîtriser l'arc entier. Si vous aimez « Hellblazer » , « Hellboy », ou même « Preacher », cette série est à ranger au panthéon (diabolique) de vos histoires préférées. Et les aventures de Shadowman continuent...

FG


« Shadowman : intégrale » (608 pages) par Justin Jordan, Patrick Zircher, Peter Mulligan, Roberto de la Torre et divers
Éditions Bliss comics (45 €) - ISBN 978-2-37578-119-7

vendredi 27 juillet 2018

« Ninjak - Shadowman : Rapture » par Matt Kindt, Cafu et divers

Il est difficile de parler des publications Bliss/Valiant sans utiliser de superlatifs. Cette aventure, la dernière de Ninjak pour son scénariste Matt Kindt, confirme tout le bien que l'on pensait déjà de cette série. Celle-ci fait ceci-dit office de crossover, avec un retour au pays des morts en compagnie de Tama, la jeune géomancienne, Punk Mambo, Shadowman, entourés des nouveaux personnages : Rex et Babel.

Alors que dans de précédents épisodes, le personnage de Shadowman a été ramené du monde des morts, (voir chronique de « Ninjak T3 »), Tama rassemble à nouveau une équipe autour de celui-ci afin de désamorcer le projet fou d'un homme devenu sorcier : Babel, qui, emprisonné depuis des millénaires au cœur de la tour du même nom souhaite percer les cieux. Ce qui aurait pour conséquence de détruire l'humanité. Mais Shadowman, dont le Loa (l'aura monstrueuse qui le hante) est surpuissante, intéresse aussi les forces maléfiques...
Quelles volontés et intelligences en présence vont-elles être les plus aptes à désamorcer la menace? 


Matt Kindt nous transporte à nouveau avec un bon sens du rythme et de nombreuses belles idées dans ce monde des morts lui permettant un peu tout ce qu'il veut au niveau scénaristique. Il n'en abuse cependant pas et c'est à l'aide de ses personnages attachants et intelligents que l'intrigue progresse et trouve son dénouement. Tama la géomancienne a été découverte dans les séries « Valiant » et « Book of Death », tandis que Punk Mambo l'avait été dans le « Ninjak : Opération au delà ». Rex est quant à lui un roi barbare déchu par Babel, souhaitant retrouver son trône.  Le scénariste se sert d'éléments de l'Antiquité pour planter un contexte à peu près crédible, inspiré de légendes mésopotamiennes, le tout magnifiquement appuyé par les planches peintes aérées de l'immense Cafu. Roberto De la Torre intervient sur quelques séquences flashback, avec son style fin digne d'un Victor de la Fuente, tandis que le grand Juan José Ryp nous bonifie aussi de quelques cases lors du passage de Shadowman dans le monde des vivants, à la poursuite de Babel. Shadowman, personnage de plus en plus important pour qui suit l'univers Valiant et  dont l'intégrale de la série d'origine a paru ce mois de mai chez Bliss. (A lire dans une très prochaine chronique).  


L'album est complété par « Ninjak #0 », dessiné par tout ces artistes. Sorte d'épisode expliquant l'origine et le caractère de Colin Young, devenu espion puis ninja mercenaire.
Un bon tome, complément des précédents. 

« Ninjak-Shadowman : Rapture » par Matt Kindt, Cafu et divers
Editions Bliss comics (17€) - ISBN : 9782375781241

mardi 8 mai 2018

« X-O Manowar intégrale T3 » par Robert Venditti et divers

Encore un gros recueil paru il y a à peine trois mois, que l'on ne pouvait décidément pas ne pas chroniquer ici.

Ce tome de 808 (!) pages revient à de nombreuses reprises sur la passé de Aric lors de l'Antiquité. Comme pour mieux tourner la page, car un événement heureux sera annoncé dans ce tome.  Nous faisons aussi la connaissance de l'entreprise Zhan, menée de main de fer par un jeune milliardaire arriviste ayant conçu une armée d'armures intelligentes et surpuissantes : les Armorines qu'il vend aux plus offrants. Son but ultime : prendre le pouvoir d'X-O Manowar.


Consécutivement, Aric est alerté par son armure d'une menace imminente sur le peuple d'origine de Shanhara : les Vignes. Leur planète Loa est en effet menacé d'extinction par un satellite artificiel surpuissant du nom de Main morte, création des chasseurs d'armures. Entièrement automatisée, cette énorme planète robotique à forme de visage a pour mission de récupérer toute forme de vie sur les planètes infectées puis les anéantir.




Dans un second temps, dans un flash back incroyable, se posant comme LE chapitre que l'on attendait pas : les origines de l'armure Shanhara nous sont dévoilées.


Enfin, rebondissement : les Vignes, déracinés par la catastrophe « Main morte », vont débarquer sur Terre, tels des échoués. Seront-ils accueillis avec bienveillance ? D'autant plus que  le retour inattendu d'un ennemi oublié risque fort de rendre les choses compliqués. Enfin, révélations pour Aric de Dacie et ses deux peuples « d'adoption » : terriens et Vignes, lors de l'apparition d'êtres divins géants sortis de nulle part : les Supplices. Ceux-ci vont accélérer l'évolution de X-O Manowar vers son destin de roi. A suivre donc...

Bataille finale en rangs (très) serrés, par Joe Bennet
La fin d'un cycle, encore assez exceptionnel, grâce à de nombreux rebondissements et des révélations bienvenus, mais aussi les toujours magnifiques planches des dessinateurs : Diego Bernard, Rafa Sandoval, Robert GilL et Joe Bennet.


Ps : Pour compléter ce volume comprenant les épisodes 30 à 50 : Les deux morts de Gaius Maelus", court récit de huit pages, l'annual 2016, et les épisodes X-O contenus dans « Book of Death », « 4001 AD », plus d'autres récits du X-O Manowar #25, et les habituels carnets de croquis et couvertures originales.

FG


« X-O Manowar intégrale T3 » par Robert Venditti et divers
Éditions Bliss comics (49 ) - ISBN : 9782375781043

lundi 7 mai 2018

« X-O Manowar Intégrale T2 : Armor Hunters », par Robert Venditti et divers

Jamais trop tard pour dire du bien des titres Bliss comics, même si ces imposants pavés demandent du temps pour être (bien) lus. ;-) 


Dans ce recueil de 592 pages situé chronologiquement avant « The Valiant » (voir ce titre) « Book of Death », et « Impérium », Robert Venditti raconte le combat que va devoir mener notre héros : Aric de Daci, contre « Les Chasseurs » . Cette bande armée d'extra-terrestres a été créée des années auparavant, autour des deux chasseurs amis : Reebo (futur « Primaire », le chef) et Malgam. Suite à leurs exploits remarqués, et ayant réussi à faire fuir une armure symbiotique lors d'une de leurs missions, ils ont été recrutés avec d'autres chasseurs :  Helix, Quatrz, et Lilt, le dragon d'acide, par un général à la tête d'une flotte de résistance. Un robot géant : Gin GR, servant de vaisseau, complète leur équipe.

Les armures symbiotiques étant accusées de transmettre un virus, elles doivent être définitivement éliminées, et les mondes où elles se trouvent rasés.  X-O Manowar va devoir combattre cet état de fait, réalisant que pour sa part, son alliance avec Shanhara, sa propre armure ne l'a pas entièrement contaminé, l'osmose étant différente.

Le chasseur Malgam ayant payé le prix fort lors d'un combat rapproché avec une armure, il n'est cependant pas éliminé par ses pairs et va fuir...Une guerre va dés lors être transportée sur Terre, avec en point d'orgue une invasion d'insectes géant quasi indestructibles qui nécessitera l'intervention des troupes d'élite Unity et les Harbinger Renegades. (D'où la présence, en sus des épisodes #23 à 28 de la série principale, des séries parallèles homonymes, liées à l'évènement, au sein de ce recueil.)

Malgam en facheuse posture, par Diego Bernard


 La fin du volume voit notre héros accepter officiellement l'offre du colonel féminin Jamie Capshaw de dévoiler l'existence de leur force de frappe extraterrestre au reste du monde. En conséquence, le PARE devient le GATE : agence mondiale d'excision des menaces.  
Pour illustrer de mains de maître ces récits dynamiques, percutants et indispensables dans la continuité de l'univers Valiant : Doug Braithwaite et ses collègues : Diego Bernard, Trevor Hairsine, Stephen Segovia, Robert Gill, Joe Harris, Cafu, et d’autres invités.

Comme d'habitude, couvertures originales et carnet de croquis complètent le volume. 
Un must de science-fiction. 


FG 




« X-O Manowar Intégrale T2 : Armor Hunters » par Robert Venditti et divers Éditions Bliss comics (45 €) - ISBN  : 9782375780329

vendredi 20 avril 2018

« Faith T4 : les Faithless »; « Harbingers Renegade T1 : Le jugement de Salomon » et « Ninjak T5 : les sept lames de maître Darque ».

Alors que paraissent cette fin de mois chez Bliss comics les belles intégrales de « Bloodshot » et « Shadowman », ainsi que la nouvelle série de « X-O Manowar » scénarisée par Matt Kindt, (cf l'actualité sur BDzoom),  retour sur trois des dernières publications de l’éditeur, parues en janvier :



« Faith T4 : les Faithless »

On a apprécié les précédents épisodes de « Faith », campant une héroïne bien en chair travaillant la journée sous couvert de l’identité de la journaliste Zephyr, car cette série avait apporté un peu de fraicheur et de légèreté dans l’univers masculin et rempli de testostérone de la majorité des autres parutions de Valiant. 

ll faut pourtant avouer que l’impression de tourner un peu en rond peut s’emparer du lecteur à la lecture de ce quatrième et dernier tome. Celui-ci met en effet en scène les Faithless, une équipe de super vilains souhaitant tuer notre blonde préférée. Certes, le ton reste le même, quoiqu’évoluant de plus en plus vers un système à la « Archies » à l’humour assez potache, les dessins sont agréables, mais ces scénarios un peu dans l’esprit de série teenagers vus à la télévision mériteraient de (re) trouver un peu plus de rebondissements. L’héroïne reviendra dans « Faith & the Future Force » en août. Gageons que ce sera le cas.




« Harbingers Renegade T1 : le jugement de Salomon »


monte d’un ton et Rafer Roberts, le scénariste, nous dévoile la réformation des psiotiques Kris, Torque, Peter Stanchek et Tamara autour de Faith, afin de déjouer les plans d’un lieutenant de Harada : Alexander Salomon. Cet arriviste souhaite activer l’ensemble des psiotiques existants, grâce une méthode pas vraiment au point, quitte à les tuer violemment.

Ce tome, davantage dans l’esprit d’ « Imperium » ou de « Génération Zero », se lit avec beaucoup de plaisir, et l’on est assez heureux de retrouver le psiotique « originel » de la série : le junkie hippie Peter Stanchek, dans un comme back en fanfare, très « Marvelien ». Du tout bon !








Le toujours excellent Juan José Ryp



A propos de « Ninjak : les sept lames de maitre Darque », dernier tome de la série, un constat s’impose : tout le monde ne s’appelle pas Matt Kindt et le niveau d’excellence de ce genre d’album précise, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, le talent presque énervant de ce grand monsieur du comics. 

Une fois encore, car l’ensemble de la série est indispensable, Colin Young, agent associé au MI6 britannique va vivre des aventures incroyables, traquant à travers le temps et les univers parallèles, d’abord le savant fou Silk, accompagné par Gilad, le guerrier éternel, puis ensuite maitre Darque, le seigneur du monde des morts, tout en combattant sa relation avec la superbe rousse (mais dangereuse) Roku.

Du grand art, et une science-fiction efficace. Quant à l’aspect Ninja, on avait pas pris autant de plaisir depuis les scénarios tordus de Miller sur « Elektra » dans les années 80.


Le futur se même au présent dans cet épisode encore très dynamique et superbement écrit.


« Faith T4 : les Faithless » par Joe Eisma, Kate Niemczyk, Marguerite Sauvage et Jody Houser
Édition Bliss comics (15 €) - ISBN : 978-2-37578-108-1


« Harbingers Renegade T1 : Le jugement de Salomon » par Darick Robertson, Juan José Ryp, Richard Clark et Rafer Roberts
Édition Bliss comics (15 €) - ISBN : ISBN : 978-2-37578-112-8


« Ninjak T5 : les sept lames de maître Darque » par Khari Evans, CAFU, Stephen Segovia et Matt KindtÉdition Bliss comics (24,50 €) - ISBN : 978-2-37578-110-4

samedi 30 décembre 2017

« Ninjak T4 : le siège de King's Castle » par Matt kindt, Diego Bernard, et al.

Dépêchons nous de conclure l'année 2017 avec des chroniques d'albums passionnants, qui le méritent.

Dans cet épisode un peu à part de Ninjak, notre héros est mis gravement en danger. La tension, plus que jamais, est à son comble, grâce à une ambiance davantage polar et Jason Bourne que Science-fiction.

Colin Young, riche héritier, espion et mercenaire, membre du groupe « Unity », habite le château familial imposant de King's castle. C'est là, qu'à l'instar d'un autre héros sombre vivant à Gotham, il se repose et stocke ses armes et ses véhicules entre deux missions. Or, celui-ci sort justement d'une aventure particulièrement exubérante (voir le Tome 3 « Opération au-delà »). Son identité, jusqu’à présent tenue secrète, est durement mise à l’épreuve aujourd’hui, alors que son sixième sens est mis en alerte in extremis, juste avant que l'entièreté du château ne soit réduit en ruines. Lui que l'on connait d'habitude chasseur efficace, furtif, doit à son tour assumer le rôle de la proie. Blessé, mais échappant de peu à cette destruction programmée, et ne trouvant de l’aide qu’auprès de sa collègue Limewire, pouvant lui offrir un peu de répit et de support matériel grâce à ses talents, il va tâcher de comprendre qui le connait assez bien pour pouvoir lui nuire autant.


Matt Kindt, scénariste doué de l'univers Valiant, mais aussi dessinateur à l'occasion, sur des sujets plus intimes, a choisi ici de mettre son héros d'habitude presque intouchable dans une position de fragilité intéressante. On a déjà pu lire ce genre de thème auprès d'autres personnages, et c'est un retournement assez classique dans le médium. Néanmoins, voir Colin Young en civil, dérouté, n'hésitant pas à se grimer grossièrement en homme chauve mure et ventru pour arriver à obtenir l'info qui lui manque vaut son pesant d'or. L'intrusion sans sa vie privée n'est pas l'un des éléments les moins intéressants de ce chapitre, et cet aspect est d'ailleurs développé dans des compléments traitant du passé de ses parents : deux espions en pleine guerre Froide. Ces "dossiers secrets" sont dessinés de belle manière par Khoi Pham (ep. 14-15) et Andres Guinaldo (ep. 16-17) et permettent de mieux comprendre le parcours du jeune homme.

Couverture de Jelena Kevic Djurdjevic


Je n'aurai de cesse de répéter ce qui est une évidence pour toutes celles et ceux qui ont fait l'effort d'ouvrir un album des éditions Bliss/Valiant : ces récits font partie de la crème des albums comics pour adulte de ces trois derniers années. L'univers très cohérent qu'à su développer cette maison d'édition étonne et rend presque ringards ceux, plus classiques, de ses deux autres plus gros concurrents : Marvel et DC.

Un excellent épisode, qui ravira même les moins habitués à l’éditeur, celui-ci pouvant se lire quasiment comme un récit indépendant et auto suffisant.

FG


« Ninjak T4 : le siège de King's Castle » par Matt Kindt, Diego Bernard, et al. (Novembre 2017)
Éditions Bliss comics (14,95 €) - ISBN : 978-2-37578-044-2

vendredi 29 décembre 2017

« Faith T3 : Superstar » par Jody Houser, Megan Hetrick et Joe Eisma

Encore une chronique un peu tardive, mais on fait ce qu'on peut en terme de retard de lectures comics, comme Faith d'ailleurs ;-)!

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Faith 
Herbert, alias Summer Smith, la super héroïne la plus cool des comics modernes, un petit tour vers la chronique du tome 2 s'impose, afin de ressentir un peu l'ambiance des épisodes précédents.
Faith nous revient dans un récit intitulé « DarkStar »,
parti dans les numéros 5 et 6 de ce recueil. Elle tente d'aider la maman de Zoé Hines, une jeune fille de onze ans, starlette des écrans qui a en fait été possédée par une entité malsaine, aspirant l'énergie des humains. Cette entité a échappé au projet Rising Spirit qui avait pensé pouvoir la contenir. 
Meghan Hetrick dessine les chapitres principaux, à l'encrage agréable très appuyé sur les contours, (cf ci-dessus), tandis que Pere Perez dessine un des épisodes de complément lié aux élections américaines : « Faith en politique », scénarisé par Louise Simonson. Très engagé, et mettant en scène Hillary Clinton, ce récit de 10 pages où celle qui aurait pu devenir présidente des Etats unis est comparée à une héroïne, le pouvoir de voler en moins, se conclue par une incitation au vote.
« Pas de repos », plus court de 4 pages, dessiné par Colleen Doran et scénarisé par Rafer Roberts, rappelle combien l'héroïne est humaine et se démarque dans le ton, au long de ses aventures très modernes, de ses confrères ou consoeurs super héroïques. Aider son prochain est une action simple marquant souvent ses sorties. 


Dans les chapitres huit et neuf, dessinés par Joe Eisma, (ci à droite), il est question de psychologie et d'introversion, puisque Faith doit affronter ses propres démons, se matérialisant dans sa vie intime sous la forme de ses parents morts revenants. Les insertions de rêves, dessinés quant à eux, comme habituellement, par Marguerite Sauvage, incluent aussi d'autres apparitions morbides, comme sa copine des Renégats : Charlene. Mais ces "visions" bien qu'importantes ("Il vaut mieux être hanté par quelque chose qu'oublier" nous indique Jody Houser par le biais de son héroïne), sont elles vraiment réelles ?

Un bon tome, qui rappelle combien la série propose une lecture moderne de notre société urbaine tout en s'adressant, et c'est assez rare pour être signalé, grâce à un ton léger et plutôt bienveillant, à un public très large et familial. Offrez Faith !



« Faith T3 : Superstar » par Jody Houser, Megan Hetrick et Joe Eisma (Novembre 2017)
Editions Bliss comics (14,95 €) - SBN : 978-2-37578-030-5

« Bloodshot USA » par Jeff Lemire, Doug Braithwaite et Renato Guedes

Abordé rapidement sur BDzoom lors de l'interview de Doug Braithwaite, revenons un peu plus en détail sur ce tome passionnant de la série « Bloodshot Reborn », paru en Septembre 2017.

Ce sixième tome se déroulant en milieu urbain clôt le premier cycle de « Bloodshot » écrit par Jeff Lemire.Le projet Rising Spirit à lâché le virus de Nanites sur la population d'une grande ville et l'escouade des Bloodshot, échappée de l'île où ils ont du subir les assauts de « Deathmate » (voir précédent épisode), va avoir fort à faire pour tenter de réduire le désastre. Pour les aider : « Limewire », « Ninjak » et un atout inattendu : Kaith.

Si l'on a l'impression de lire « Punisher  en se délectant des aventures des « Bloodshot » et surtout celle-ci, particulièrement apocalyptique, c'est un peu normal. Il faut dire que Ray Garisson, le héros bodybuildé, à la peau blanche et au tee shirt trés stylisé, possède bien des atouts de Marine sur entraîné. Cependant, là où Frank Castle a perdu sa famille et ne fait pas dans la dentelle, Bloodshot (premier du nom), poursuit un trajet un peu inverse, car il n'a de cesse, depuis sa reprise par Jeff Lemire au scénario, de se refaire une identité plus humaine, et de refonder une famille. (1)


Dans ce capharnaüm, provoqué par l'invasion des Nanites, sous forme de virus, il pourrait être tentant de ne voir qu'un récit d'action et de bataille héroïque. Pourtant, l'univers Valiant fait preuve de bien plus d'intelligence qu'il ne pourrait paraître à des lecteurs peu avertis, et le scénariste, de nombreuses fois primé pour son travail, délivre une subtilité dans ses histoires de science-fiction, ainsi qu'un ton unique, forçant le respect. L'humanité qui se dégage de cette conclusion, que l'on a ressenti tout du long du cycle, comme une évolution progressive, trouve son apogée ici, bien que les scènes d'action soient aussi magistralement réalisées. L'épisode bonus « Bloodshot Reborn Zero », dessiné par Renato Guedes, offre les dernières clefs d'une fin apaisée. Le dessin de Doug Braithwaite sur les quatre épisodes principaux est magnifique et participe, à part égale, à faire de cette série un très grand comics pour adultes, indispensable à tout amateur.

FG

(1) A noter que la première série de  « Bloodshot », initialement publiée par Panini Comics en 2013 -2014, et jusqu'à présent uniquement disponible sous forme numérique auprès de Bliss Comics, va bénéficier en 2018 d'une intégrale sous forme d'album.


« Bloodshot USA » par Jeff Lemire, Doug Braithwaite et Renato Guedes (Sept 2017)
« É
ditions Bliss comics (16,95 €) - ISBN : 978-2-37578-022-0


mercredi 6 septembre 2017

« Faith T2 : Doubles et faux-semblants » par Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Jody Houser.


Le tome 1 de Faith, cette nouvelle super-héroïne "normale", enfin, bien enveloppée physiquement, mais intégrée dans une vie active classique moderne, a été très bien accueilli par la critique et le public ce début d'année. Les éditions Bliss Comics poursuivent donc sa publication avec ce tome 2 toujours aussi rafraîchissant.




Faith Herbert, alias Summer Smith sous sa couverture de chroniqueuse au journal de Los Angeles Zipline, est en réalité Zéphyr, une super héroïne. Ses pouvoirs : télékinésie, avec la possibilité de voler, lui ont été révélés par son ami et super-héros lui-même : Archer.

Ses premières aventures sont contées dans l'intégrale « Harbinger », où elle a eu l'occasion de faire partie d'une équipe : les Renégats. Renégats car dissidents de la petite armée qu'a souhaité créer le redoutable psiotique Toyo Harada. Le précédent tome de sa série homonyne nous a présenté son univers de geek sympathique et ses relations un peu compliquées avec, dans l'ordre : sa patronne, ses amis, et les garçons. Comment gérer en effet une double identité et un surpoids ?


Dans ces quatre nouveaux épisodes, notre charmante amie blonde (rousse lorsqu'elle revêt sa perruque de Summer), a d'abord fort à faire avec le beau gosse dont elle est fan : l'acteur Chris Chriswell. Celui-ci demande à la rencontrer pour une séance photo. N'écoutant pas les conseils de son meilleur ami, elle va sans le savoir déclencher un piège qui pourrait bien lui être fatal.
Couverture US
Les chapitres 3 et 4 nous emmènent quant à eux dans l'univers attachant des conventions de comics.
Pour tout amateur de bande dessinée, les Comic con définissent quelque chose de familier, même si on parlera plus facilement de festivals BD par chez nous. Ces manifestations où se retrouvent fans de comics, auteurs, libraires, cosplayers, vendeurs d'albums, d'originaux, de goodies, sont des moments incontournables dans l'année.
La bonne idée de Jody Houser, jeune scénariste mais déjà très appréciée est de nous immerger au sein de l'une d'entre elle pour un récit où un détraqué déguisé en méchant Mickey a programmé de dérober quantité de matériel de collection. Faith et Archer qui étaient venus là en fans vont tomber sur un personnage plutôt étrange qui leur donnera un peu de fil à retordre.

L'aspect plus que sympathique de cette série, en dehors du fait qu'elle ne comporte ni sang ni grosse violence, réside dans le constat de départ d'imposer une jeune femme presque obèse comme super héroïne. Les critiques du premier tome ont été quasiment toutes unanimes à saluer ce parti pris. Et il faut avouer que celui-ci fonctionne plutôt bien. L'univers à la fois très réaliste de Faith Herbert (son appartement, ses activités quotidiennes, ses questionnements amoureux), ou de son alter ego Summer Smith (ses relations au travail) et ses aventures fantastiques se déroulant dans l'univers Valiant présenté par ailleurs, avec ses héros et des méchants, fonctionne.

Il est question ici d'une jeune femme adulte, mais geek, et l'impression d'une sorte de Spider-Man qui s'adresserait aux jeunes adultes partageant les mêmes passions ou inquiétudes, est forte. C'est en fait sûrement très clairement l'objectif de la scénariste, et ce qui explique l'accueil positif de son héroïne en librairies aux États unis. Espérons que le public français saura réserver un aussi bel accueil à ce comics tendre mais non dénué d'action.

A noter : la colorisation de Andrew Dalhouse et les superbes couvertures aquarellées de Kevin Wada sur ce tome.

Franck GUIGUE


« Faith T2 : Doubles et faux-semblants » par Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Jody Houser
Éditions Bliss (14,95 €) - ISBN : 978-2-37578-00-7-7 

jeudi 31 août 2017

« Eternal Warrior, la colère du guerrier éternel » et « Ninjak T3 » chez Bliss Comics

Avec « Wrath of the Eternal Warrior » (titre américain), Robert Venditi nous invite dans l’intimité de celui qui, à chaque mort, doit quitter son paradis et sa famille et franchir inlassablement le royaume des enfers afin de revenir à la vie. Dans les quatre premiers numéros de cet épais volume en regroupant 14 consacrés exclusivement à ce héros immortel, on assiste d’abord à sa résurrection. Sa famille nous est à l’occasion présentée. Sa femme : Leena, et ses trois enfants : Timeus, Eveleene et Kalam. Ensuite, c’est le chapitre nommé « Le labyrinthe » qui nous est proposé, où Gilad se réveille emprisonné dans un complexe ultra moderne construit sous terre expressément pour lui, afin de comprendre et lui arracher son pouvoir de résurrection. Enfin, « Un pacte avec le diable » expose comment le Guerrier éternel va s’associer avec le démon : l’Énorme, contre le Berger pâle, autre démon hantant les enfers qu’il traverse, et s’associer à l’occasion avec son fils aîné. Un régal scénaristique et graphique, dans un épais volume de 392 pages.

« Eternal Warrior, la colère du guerrier éternel » par Raul Allen, Juan Jose Ryp, Robert Gill, Robert Venditi




Ce serait mal le connaître d’imaginer que Colin King, agent du MI6 connu sous le nom de code Ninjak est juste un gars super entraîné connaissant parfaitement les techniques ninja. Lors de précédentes histoires, il a déjà prouvé sa faculté d’adaptation aux situations extrêmes. L’occasion de combats contre, puis auprès de Xo Manowar, lui a aussi permis de perfectionner ses techniques. Dans cet épisode, il va faire équipe avec Punk mambo, une jeune adepte de magie un peu olé olé, dont on nous présente les origines en fin de tome (1). Tous deux vont s’introduire dans le fameux monde des morts de l’univers Valiant (cf « Shadowman ») justement pour combattre celui que l’on a un jour nommé : la Pie. Bon épisode magnifiquement dessiné par le maintenant moins rare mais toujours aussi excellent Doug Braithwaite, tandis que les inserts « La Légende de la pie » le sont par le non moins talentueux Juan José Ryp (« Bloodshot Reborn »).


FG

(1) « Punk Mambo : naissance d’une teigne » est scénarisé par Peter Milligan et dessiné par Robert Gill.


« Ninjak Tome 3 : Opération : Au-delà » par Doug Braithwaite, Juan José Ryp, Robert Gill et Matt Kindt, Peter Milligan. 


Articles originellement parus sur le site BDzoom.com en complément de la chronique de « Raï intégrale T2 » 

dimanche 18 septembre 2016

Bliss et Valiant : une belle histoire, un peu sombre...

Valiant et Bloodshot reborn t1
Jeff lemire; Matt Kindt/Paolo Rivera, Joe Rivera
Jef Lemire/ Mico Suayan; David Baron
Bliss comics
Avril 2016

The Valiant traite du combat épique qui depuis dix mille ans associe Gilda Anni-Padda, le guerrier éternel, et l’Ennemi éternel, une entité monstrueuse qui massacre tous les géomanciens, les gardiens de ce monde, afin d’amener les ténèbres et la discorde.
Gilda l’a déjà combattu trois fois au cours des siècles précédents, et trois fois il a été vaincu.
De nos jours, le mal revient, et s’attaque à la belle et jeune Kay, la nouvelle géomancienne. Mais une équipe constituée de Gilda, Ninjak, Bloodshot, Xo manowar et Kay se forme afin de vaincre une bonne fois pour toute le mal absolu aux multiples visages.

The Valiant a paru en même temps que Bloodshot reborn. Ce sont deux des premiers titres lancés par le nouvel éditeur Bliss comics dont on a parlé en Juillet ici-même, à l’occasion de la chronique d’un autre titre : Divinity.

The Valiant ©Bliss comics/Lemire/Rivera


Ces titres prennent la suite des autres comics de l’éditeur original Valiant américain lancés par Panini quelques temps plus tôt, où l’on avait pu entre autre faire la connaissance de Bloodshot, Ninja et Xo Manowar.

Bloodshot est Raymond Garnison, un guerrier façon GI unique dont le corps et l’esprit ont été trafiqué médicalement, par le projet Rising spirit. Il doit vivre avec un réseau de robots miniatures : les Nanites, intégré à son système corporel qui le rend quasiment invulnérable et surtout auto réparateur. Physiquement, il est peint de blanc, ses yeux sont infectés de sang, et il porte un très gros rond rouge sur le torse. Il tombe dans cette histoire amoureux de Kay, qui finit pas se faire tuer au final par L’Ennemi éternel. Cependant, Kay, avant de rendre l’âme, grâce à son pouvoir et par amour, débarrasse Bloodshot de ses parasites.
Ce récit, magnifiquement dessiné par les frères Rivera, nous plonge dés les premières pages dans une ambiance fantastique et morbide superbement rendue, dans des décors antiques de l’Amérique du sud. On passe ensuite à la période scandinave et Vikings, avant d’arriver de nos jours et faire connaissance avec l’équipe qui va tenter d’enrayer la malédiction.

C’est un superbe manière de découvrir l’éditeur Valiant et la plupart de ses héros. Action, émotion et graphisme au top sont au rendez-vous.

Les évènements narrés dans Blodshot reborn se déroulent quant à eux juste après ceux de The Valiant, et mettent en scène un Bloodshot retourné à la vie civile, dans une petite bourgade. Là, Raymond Garnison essaie de vivre avec son passé, et la mort de Kay, qui le hantent.  Mais malgré son état psychologique défaillant, il va être obligé de revenir à l’action, à cause de nombreux meurtres commis par des hommes apparemment fous, grimés comme Bloodshot et habités semble t’il aussi par des nanites. Celui-ci est aussi poussé par d’étranges apparitions fantomatiques de Kay et d’un petit personnage sidekick un peu taré, émanation de sa psychique. Jusqu’où tout cela va t’il le mener ? (…)
La déchéance de cet homme brisé est magnifiquement décrite, tant par le scénario de Lemire que par le trait somptueux de Mico Suayan et  les couleurs de David Baron. Un  premier tome sombre, émotionnellement fort, et au suspens tendu.

D'autres nanites ? ©Blisscomics/Lemire/Suayan



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