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mardi 13 septembre 2022

Nekradamus, une série d'Oesterheld et Horacio Lalia inédite en France

Nekradamus (ou Nekrodamus en espagnol) est une série fantastique horrifique créée par les auteurs argentins Hector Oesterheld et Horatio Lalia (dessin) en 1976 dans la revue argentine Skorpio. Elle a été proposée dans la version italienne de la revue en 1978, à partir du numéro 45 (décembre 1977) et annoncée dans le précédent sur deux pages. Le personnage principal, un démon, ayant un bossu défiguré : Gor, fossoyeur de son état, à son service, dans un cimetière du XVIIIème siècle, prend dans le premier épisode, l'apparence d'un jeune et beau noble venant de mourir. Tous deux vont être amenés à chercher fortune dans le monde des vivants. Si Nekradamus ressemble physiquement au personnage de Janus Stark, c'est bien les ambiances sombres et horrifiques qu'Horacio Lalia développera plus tard en adaptant les grands auteurs fantastiques (Lovecraft, Poe, traduits chez Albin Michel), qui font l'intérêt de cette série, inédite en France.
40 épisodes ont été réalisés entre 1976 et 1981 dans la revue. Carlos Trillo, Guillermo Saccomanno et De los Santos ont succédé à Oesterheld au bout de la première année, jusqu'en 1978, avant que Ray Collins n'assure à son tour le scénario entre 1981 et 1982, puis qu'il ne laisse sa place à Gustavo Slavich en 1989.


Un bel album de 270 pages, entre autre, a été édité en Argentine en 1993 avec nos deux premiers auteurs originels (d'autres éditions italiennes de poche existent ainsi qu'une réédition numérique Argentine chez Ediciones Record (http://edicionesrecord.com). Aussi, quand pourra t-on lire ce petit trésor chez nous ? Editions ILatina, ou Mosquito, on compte sur vous ! ;-)

Ci-dessous, petits chanceux, rien que pour vous : l'annonce du numéro 44 de Skorpio, en plus de la couverture et de la page titre de l'album argentin, en ouverture de note.
 

 
> Lire l'intégrale (en italien) des 188 pages de l'album numérique publié par un blogger à partir de ses numéros de Skorpio sur Archive.org : https://archive.org/details/Nekradamus/page/n1/mode/2up

mercredi 18 janvier 2017

Les romans fantastiques adaptés en bande dessinée


Un rappel pour toutes celles et ceux qui ne seraient encore jamais tombés sur cette page créée en 2014 et consacrée aux romans fantastiques adaptée en bande dessinée. (Domaine "Rockaroanne.fr, ceci expliquant cela.)

Celle-ci, et sa mise à jour d'un court article original papier réalisé en médiathèque en 2001, élargie la démarche originelle d'adaptation de romans d'auteurs "classiques" fantastiques à des récits plus axés Epouvante et Horreur, et mérite, je pense, humblement, d'être visitée.
Attention : ne sont pas pris en compte les mangas (cela ferait trop), et le fantastique plus "commun"", où de superbes albums seraient pourtant à signaler. (cf mes chroniques sur Nebularstore néanmoins). Concernant la SF... et bien, il y a tellement de monstres qui font peur... que l'on serait tenté de les ajouter, mais... sont-ce vraiment des démons ?, même si le Xénomorphe d'Alien, par exemple, pourrait bien évidemment avoir sa place içi tant il est terrible.
Quant à la définition du terme "Epouvante"... elle n'offre qu'un repère qui pourra être discuté sur le blog dédié "Bernies'blog".

De manière générale, il s'agira ici des apparitions de démons dans l'univers humain, que les récits soient adaptés ou originaux.

Détail important : on tâchera de proposer le sommaire complet des albums collectifs, à chaque fois que cela sera possible. 
Merci de vos commentaires, suggestions...etc.
http://www.rockaroanne.fr/rockaroanne/Romansfantastiquesadaptes.html

lundi 10 novembre 2014

Sarah, l'horreur selon Bec

Pas une nouveauté, mais on s'en fiche, on n'est pas sur Nebular store ! :-)

Sarah, T1 à 3
Christophe Bec/Stefano Raffaele
Les Humanoïdes associés
Mars 2013

Hummm..une bande dessinée avec une couverture pareille, sentant bon le récit fantastique débridé, monstre vampirique en arrière plan, (cf T1), prêt à faire du mal ? à cette belle demoiselle… il n'en faut pas plus pour allécher l'amateur.
L'intérieur est tout aussi emballant, et... quoi ? deux auteurs de talent au menu :

Christophe Bec, que l'on ne présente pas puisqu'il est sur tous les front avec des albums chez les plus grands éditeurs, sur des séries à succès (la plus récente étant Carthago, qui cartonne), au scénario comme au dessin (Prométhée, Sanctuaire…), et Stefano Raffaele, dont on a eu l'occasion de parler il y a peu pour la ressortie du Loving dead, là encore passé une première fois inaperçu en librairie*, et dont le dessin précis au trait assez fin se pose parfaitement sur les ambiances écrites par le scénariste.

(*) En effet, ce Sarah a tout d'abord paru en 2008 chez Dupuis : 2 tomes, avant de voir le troisième publié aux Humanoïdes, qui ont ensuite proposé l'intégrale.

Bref, on est content de pouvoir enfin lire cette mini série  d'une seule traite.

L'édition T1 de chez Dupuis (2008)
Sarah vient vivre dans la montagne non loin de Little valley, au nord de Salamanca, dans l'état de New York, avec David, son compagnon. Elle essaie de se reconstruire, suite à un passé douloureux lorsqu'elle était enfant. Elle se parle à elle-même, et on comprendra plus tard que le personnage qui l'accompagne intérieurement était une petite fille, qui comme elle, a subit les atrocités d'un serial killer, mais n'en a pas réchappé.

Mais à Little valley, dans les anciennes mines d'or, vit une étrange créature…et les habitants du village gardent un secret, qui est encore plus terrifiant…
Le passé va rattraper Sarah.

...On apprécie Christophe Bec pour ses récits de science-fiction ou de fantastique aux limites de l'horreur, et cette série a délibérément des allures de Stephen King, car l'auteur s'est inspiré d'un fait divers effroyable arrivé au Japon, dans le ton. Ce dernier est donc résolument à l'angoisse et l'horreur, et on apprécie le traitement tout en suspens, bien que la chute soit peu habituelle. On a ici tous les éléments du récit angoissant, avec l'ombre de tueurs tous plus inquiétant les uns que les autres.

Un sans faute, qui rappellera dans les ambiances le films Secret à ceux qui l'ont vu, ou la BD Candy mountains (Ankama), pour le côté serial Killer.

> A déguster sans modération, mais réservé à un public averti tout de même, des scènes pouvant heurter les plus sensibles.

A lire : l'interview de Christophe Bec sur Scenario.com

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