dimanche 27 octobre 2013

Gravity : il faudra bien un jour couper le cordon


Beaucoup de scènes avec cordon...
Gravity d'Alfonso Cuaron, ("Les fils de l"homme", 2006, entre autres) n'est pas un film de science-fiction, mais un conte philosophique qui nous rappelle notre condition : 
Nous sommes des poussières d'étoiles. 

01h15 de stress en apesanteur parsemé cependant de traits d'humour, (merci Clooney), avant la délivrance dans notre or bleu : l'eau.

Sandra Bullock, (plutôt bonne interprétation), tel un fœtus dans sa première capsule de secours a la chance de renaitre une deuxième fois grace... aux chinois (et a un extincteur) > 
La ressource n'est pas toujours là où l'on croit. 
...Ensuite, il faudra réapprendre à marcher.
Un beau film.

A écouter : Un son de 1971 qui me semble bien adapté à la fin du film, lorsque l'actrice sort choquée de sa capsule, après avoir failli se noyer dans un lac perdu au milieu de nulle part; puis rejoint la rive, et s'agrippe aux herbes et à la terre meuble, épuisée... avant de se mettre à genoux, puis sur ses jambes... hébétée.
(The grass, Pretty things, 1971)

Nos origines terriennes viennent de l'eau.

Gravity, D'Alfonso Cuaron, sorti le 23 Octobre 2013

vendredi 25 octobre 2013

14-18 : la grande guerre dans la bande dessinée, un ouvrage incontournable.


Tombé ce jour à la médiathèque de Roanne sur cet ouvrage très bien fait et documenté, "La grande guerre dans la bande dessinée", (normal, il s'agit du livre édité à l'occasion des deux expositions temporaires Tardi et mobilisation générale 14-18 dans la bande dessinée à l'Historial de la Grande Guerre, Péronne, (Somme, Picardie), chez Cinq contients éditions, Avril 2009
Voir : 

J'ai été surpris de le découvrir, car il y a quelques mois, recherchant justement des informations bibliographiques sur ce sujet précis, (n'est-ce pas Eric ?), j'ai écumé les sites web, ai trouvé de nombreuses choses, mais pas cet ouvrage, à la bibliographie (française, allemande et anglo-saxone) en fin de volume, quasi exhaustive. 

Je vous conseille donc son achat si vous êtes intéressés par le sujet, et renvoie aussi sur d'autres espaces web documentés :


De plus, retrouvant sa trace aujourd'hui grâce à son titre, je tombe sur ce site de profs d'Histoire géo*, proposant aussi un autre ouvrage sur le même sujet, paru un an plus tôt : "14-18 dans la bande dessinée"

http://clio-cr.clionautes.org/14-18-dans-la-bande-dessinee-images-de-la-grande-guerre-de-forton-a.html#.Umqp2hYZ1Bu

(*) Un autre site spécialisé qui intéressera les amateurs d'histoires et de bande dessinée, sans aucun doute.

... Je n'ai pas lu ce titre à ce jour, mais il me semble bien moins complet que celui de 2009, n'abordant que les bandes françaises :
(Ed CHEMINEMENTS, collection : La Bulle au carré  Sortie : Octobre 2008)


samedi 19 octobre 2013

Décollage pour le deuxième festival bande dessinée et Science-fiction d'Ambierle.



Du papier sculpté.
Mais attention à ne pas se faire.. mâcher.

Au moins trois articles de bonne facture pour la deuxième édition de ce festival des 12 et 13 Octobre 2013, (voir ci-en bas), qui confirment sa réussite cette année.
C'est un hommage mérité.

A mon humble avis, les point forts :
La salle est adaptée, avec un espace permettant de nombreux stands et des expositions;  la baie vitrée permet une vue plongeante agréable sur une partie de la côte roannaise... (On pourrait même y voir la baie d'un tableau de bord de navette spatiale !?)

Le Franco-belge jouait des coudes avec les comics, et un peu le manga, le cartonné et le souple.
... Le roman, et le livre illustré côtoyaient la bande dessinée. C'était un salon très ouvert.

On aurait souhaité cependant une exposition de Luguy un peu mieux mise en valeur (de simples grilles métalliques), .
..mais les autres expositions ont apporté un plus indéniable cette année. (Merci entre autre à Philippe Grenier des Héritiers de la force de Cusset, à Michael Robert des Gardiens de la SF de Roanne, et au talentueux sculpteur en papier mâché (en carton en fait !) David Gaurand, pour leur partage de collections et leur enthousiasme.)

©Pat Biesse/Tinystarwars
Comment, aussi ne pas citer Patrick Biesse, dont la gentillesse, (et le talent sur ses TinyStarwars : on est content pour lui qu'il ai trouvé ce créneau, ça lui va comme un gant)  font plaisir à voir. Quant à son carnet d'adresse, il aura été bien utile cette année pour réunir tout ce beau monde.

Car ce salon, c'est aussi et surtout ça : se rencontrer entre amateurs et passionnés, et discuter, jusqu'à plus soif (avec modération). Et pouvoir bien sûr partager de même avec les visiteurs moins passionnés, mais intéressés. Et en plus, les auteurs de talent étaient nombreux et aptes à la dédicace.


Des héritiers et des Gardiens heureux.
Les bouquinistes étaient de leur côté nombreux et le choix était au rendez-vous. On pourra même dire que pour une fois, il y en avait trop. Tous n'ont donc pas du gagner malheureusement leurs journées (surtout les plus spécialisés en éditions originales), mais.. quel plaisir de pouvoir chiner dans des bacs bien achalandés.


...Que demander de plus ?
Une troisième édition au moins de ce niveau !

Plus de photos sur la page Facebook des Gardiens de la science-fiction., qui organisent de leur côté un salon fin Novembre à Roanne, espace congrès. Ne le manquez pas !

Celles de cette page : CC Hectorvadair.

lundi 7 octobre 2013

Broc & BD : comme un air de fête sur le roannais avant l'arrivée de l'hiver.


Ce Dimanche 06 Octobre avait lieu à Roanne la première Broc'n'roll, broquante axée autour de la musique, mise en place par un collectif d'associations bien déterminé, et très organisé*.
Les chiffres parleront, mais l'espace congrès n'a pas désempli de la journée.

On pouvait trouver du matériel quasi neuf d'occasion, des  amplis, des batteries complètes, des guitares, des accessoires, des accordéons, des cuivres, de vieilles radios vintages, des partitions, des disques en-veux-tu en-voilà (à petits prix), de toute époque.
La programmation musicale était assurée par des formations locales, (Saxafond, Andco, Silvertone, Les Embarqués, Big band du Siemar, Cream in hell, Half moon, et Sibaretas), et la grande originalité a été de se faire côtoyer des musiques, qui bien que n'ayant pas l'occasion de trop se côtoyer habituellement, ou peu, ont toutes révélées leur aura, car jouées avec passion et talent.
Les publics ont apprécié, les artistes de même, et les organisateurs aussi.

Bref, une réussite qui fait chaud au coeur à bien des égards, pour notre ville roannaise si souvent prise à défaut en terme de cultures populaires. 
Cette réussite, prévisible, vu le manque dans ce domaine (pas de magasins d'occasion sur le roannais, pas de scène de groupes locaux, plus de disquaires…), ne doit pas faire oublier que pour un tel résultat, il est cependant nécessaire d'avoir un (très) bon carnet d'adresse, de l'expérience, de la motivation, et une humeur joyeuse. (Et des nerfs d'acier ?)
...Rendez-vous est pris pour l'année prochaine !!

(* : Papillon bleu, Canal Jazz, Pollens, Entrepôtes) 

Suite :

Samedi et Dimanche 12 et 13 Octobre , on monte sur la côte roannaise, à Ambierle, pour un autre évènement à ne pas manquer :
Le deuxième salon de la Bande dessinée et de la science-fiction, organisé par le village du livre et ses partenaires.
Une très belle affiche d'invités cette année, (Philippe Luguy, Fred Campoy, Stéphane Djet, Afif Khaled, Guillaume Griffon, Alep, Valérie Simon, Christian Chavassieux, Daniele Martinigol...), qui viennent quasiment tous avec une nouveauté à dédicacer.
Et donc la promesse d'un week-end autour du livre, des arts graphiques et de la SF, de qualité.

Et ce sera (aussi) l'occasion de découvrir le nouveau numéro du journal Guère épais, avec la suite et fin de l'épisode du Toine "A side car story".

...Quand les actions associatives se conjuguent ainsi, on se dit que le frimas passera sans douleur cet hiver !






lundi 9 septembre 2013

Spirou faire vendre Bordeaux

Où l'on reparle (une fois n'est pas coutume) de la célèbre revue belge, qui, alors que l'on fête ses 75 ans (et ceux de son héros groom rouge au calot) continue de proposer de superbes sommaires et son tour franco-belge.
Pas mal de surprises régulières, et des séries que l'on se plait à retrouver au fil de semaines.
Spirou s'adresse vraiment aux anciens et aux plus jeunes, c'est ce qui fait sa force.

Le numéro 3929 était un spécial Schtroumpfs et Schwartz nous a gratifié d'une très sympathique couverture, mettant en scène les petits hommes bleu malicieux, jusqu'à défaire le titre ! :-)


Mais le spécial Bordeaux du n° 3932 dépote.

Car oui, il est clair que cette ville EST la ville de la bande dessinée (et du Rock !?), avec (selon les sources 40 à 80 auteurs locaux), qui, comme pour les autres n° "Spirou tour", soit proposent une histoire (souvent déjantée), soit des bons plans dans ou autour de la ville.
Et rares sont les (minis) récits ou planches qui déméritent dans ce numéro.
Final (page3) du Fleuve de l'or rouge
©Dupuis/Guerineau
En ce sens, l'hommage non sensique aux Belles histoires d'Oncle Paul "Le fleuve de l'or rouge", 3pages, est d'un goût particulièrement savoureux. Il fallait quand même avoir le talent (et la folie ?) d'un Gerineau (les Stryges), pour penser et s'atteler à cette version revisitée de "A l'ombre des derricks",  façon extraction de vin. Très drôle.

Quant à Hervé Bourhis, ses deux pages sur la ville et ses infos plus ou moins vraies sont aussi délicieuses.
Page 2 (final) de "Passion Bédée"
©Dupuis/Bourhis
Bref, au final, Bordeaux peut dire merci à Spirou et aux belges ! On a vraiment envie d' y aller.
(Comme la plupart des villes du Spirou tour d'ailleurs : Liège, Bruxelles, Lille, Paris, Lausanne, Lyon, Montpellier, Bordeaux.)

Lire la revue en ligne sur Iznéo :
http://bdcomics.izneo.com/journal-spirou-n-3932-tome-3932-A10230

jeudi 1 août 2013

La route : lorsque les hommes tombent vraiment bas, les arbres en font de même…



Vu récemment "La route" (2010), superbe film post-apocalyptique de John Hillcoat, d'après l'oeuvre de Cormac McCarthy (2006, et prix Pulitzer en 2007).(1)
C'est avec plaisir que je visionnais ce DVD, ayant loupé l'occasion de sa sortie au cinéma.

Ce film sobre mais efficace évoque par moments la série Walking dead (premier comics en 2003, séris TV : 2010), tant dans les décors et les couleurs : gris, comme la cendre qui recouvre tout, et comme le vide et la tristesse d'un monde décomposé.
Mais là où la série de zombies garde beaucoup de traces de vie (animaux, femmes, enfants, climat normal), la Route nous entraine plus loin dans la désolation, car ici, après une explosion que l'on devine nucléaire, toute la végétation a disparu et les arbres sont morts. Plus d'animaux non plus : mammifères, oiseaux, mêmes insectes…
Bref, plus de nourriture, ni végétale (céréales) ni animale.
Les quelques rescapés en sont réduits, pour survire, à tuer et manger les plus faibles.

C'est dans ce contexte difficile et sans grand espoir, qu'un homme et son fils (Superbes Viggo Mortensen, et Kodi Smit-McPhee) tentent de survivre. Poussant dans un caddie le peu qu'ils récupèrent le long de cette route, ils tentent de rejoindre le sud, et la mer.

De temps à autres, leur périple croise d'autres hommes, souvent des prédateurs, qui n'hésitent pas à chasser leurs prochains comme de vulgaires loups affamés, en meute, mais aussi quelques solitaires, perdus comme eux, qui n'ont rien, et qui seuls, ont "gardé le feu". 
Garder le feu, c'est à dire, garder un peu d'humanité dans ce décor et cette vie de cauchemar, où l'on ne sait dans combien de temps la mort viendra frapper (par la faim, par le froid, …car le soleil, bloqué par les cendre, ne passe plus; ou le crime).(2)

A un moment, au milieu du film, le duo sort à peine d'une petite forêt, et remarque au sol de grandes taches de sang, lorsqu'ils sont alertés par des cris. Une bande de tueurs poursuit, machette à la main une jeune femme et son enfant, effrayés. Alors que les deux héros font marche arrière, dans un instinct de survie (ils ont en effet échappé de justesse quelques scènes auparavant à un massacre du même genre, dans une vieille bicoque où d'autres tueurs se nourrissaient de personnes, gardées décharnées enfermées au sous-sol), et que l'on entend mais on ne voit pas (par pudeur) les machettes s'abattre sur les pauvres hères, il se produit un évènement étrange :

Un bruit assourdissant se fait entendre, comme pour faire écho à ces cris et ce déchainement de terreur : un bruit suivi d'un autre, une sorte de tonnerre… 
Ce sont des arbres, très hauts, qui se mettent à tomber autour d'eux. les obligeant à se coucher à terre, sous un des premiers troncs abattus.. jusqu'à ce que ce balais terrifiant cesse.

A cet instant, que je qualifierais de magique, et poétique à la fois, j'ai vu le sens de cet enchevêtrement : les hommes sont tombés si bas, que les arbres en font de même…

Plus prosaïquement, ces grands arbres que plus rien n'alimente : ni soleil, ni pluie, ont séchés sur pied et leurs racines ne peuvent plus les soutenir.. c'est un spectacle que Cormac Mc Carty a du se souvenir ou vivre lui-même lors de suite d'incendies aux états-unis, pays où l'on sait les ravages causés par le feu chaque été.

Ce souvenir posé là, à cet instant précis fait de cette scène l'une des plus belle du film.



(2) Un peu plus loin pourtant, l'enfant ramasse un coléoptère, chose étrange dont il ignore tout, car il est né alors que les incendies avaient commencé, et ce dernier prend son envol : symbole fort d'un renouveau, d'un début de nouvelle vie possible.
De plus, à la fin, alors que le père et son fils atteignent la plage, un orage tonne au loin, de plus en plus menaçant. La pluie va apparemment venir, et avec elle, le grand nettoyage, et la vie. 
Malgré que l'un d'eux vient de mourir… l'espoir est alors à nouveau permis.



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