vendredi 19 septembre 2014

Teuk shadow : encore du grand Olivier Paire !

Teuk shadow
Ce petit fascicule promo m'a été gentiment offert par mon pote Olivier Paire (aka "Pétrus", aka Petelus), au festival sf et BD d'Ambierle le week-end dernier.
Un petit truc relié au fil, de 20 pages, N/b/gris, format A5, mal photocopié en 1 couleur marron sur la couverture et mal collé.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il me l'a filé. :-).

En fait, ce petit comics, plutôt manga d'ailleurs, puisque dessiné et édité à l'envers, a été prévu au départ en version numérique pour un concours et ne devait pas sortir ailleurs.

Mais bon, il est toujours intéressant de trouver des petites chose de ce type, auprès de copains, surtout lorsqu'elles ont un goût de reviens-y.

J'ai déjà eu l'occasion de parler d'Olivier sur ce blog ; ...et ailleurs. Olivier faisait partie de notre collectif Onabok, (Ikon & imago), avec d'autre copains, et on avait apprécié son talent de dessinateur et de conteur au début des années 2000. C'est pourquoi notre petite structure avait publié son Gutt, space pioneer, et Gash larage.
Déjà un style fusion mixant manga et comics, avec la verve et la poésie bien particulière de "celui de vison".

Mais depuis la démise de notre structure d'édition, Olivier a eu on va dire un peu de mal à trouver preneur des nombreux projets qu'il travaille sur son site :

Pourtant, quelques apparitions furtives n'auront sans doute pas échappées aux plus perspicaces, comme une ou deux planches super sympa dans la revue "La Muse" roannaise, à l'occasion d'une interview rigolote de l'auteur réalisée par votre serviteur pour celle-ci, ou dans le fanzine "Guère épais".
Un vieux ninja qui préfère se rêver en plante,
pour pouvoir s'en sortir....

Il est un fait, c'est qu'Olivier a du talent, et que j'ai personnellement adoré ses planches de gangsters 70's, et celles de zombies, ("Les bandits", et "La nuit à des dents"), qui restent pour l'instant inédites ailleurs que sur son site.

Il a choisi il y a un an de s'auto-publier avec un petit format broché, mettant en scène ses personnages bizarroïdes de la NS Korp. Un univers très personnel et particulier, que lui seul...comprend vraiment. :-)
Mais si l'humour était bien présent, dans cette SF d'un genre à part, le format et la qualité finale de la brochure ne rendaient pas justice à ces atouts.

Bref, aujourd'hui, cet épisode introductif d'un vieux ninja cassé, qui se rêve en tournesol pour pouvoir revivre, possède son pesant d'action, de poésie et de philosophie, tel que nous a habitué son auteur dans ses meilleurs moments, et il me donne l'occasion de dire à nouveau du bien d'Olivier Paire, qu'on aimerait ici voire enfin reconnu et révélé par une structure d'édition digne de ce nom.

Teuk shadow mériterait de voir une suite.

Maj du 01/04/2015 : Olivier a réimprimé sa première version avec une jaquette couleur et dans de meilleures conditions. (Ci à gauche.)
Je vous invite fortement à vous le procurer, car ce nouveau personnage vaut vraiment le détour.

http://www.celledevison.com/ 
Facebook : Lourdtrèslourd.

...Des nouvelles bientôt, pour une aventure éditoriale... j'espère.

lundi 15 septembre 2014

Un festival Sf et BD qui s'impose sur le roannais. (Ambierle 2014)

Pat "My Tiny world"
C'était ces Samedi et Dimanche à Ambierle.

Un festival de science-fiction et de bande dessinée digne de ce nom, près de Roanne, dans un village super sympa, plein de Karacter. :-)  cela fait évidemment un peu penser à notre festival historique Rhône-alpes SF dont on avait été nombreux à regretter la disparition injuste.
Normal, il y a un peu de l'équipe originale derrière, même si l'association à changé *


Ooooohhh.... my loooooovvvvve....
Les Gardiens de la SF de Roanne étaient là, les auteurs invités aussi… enfin, presque.
On regrettera l'absence de notre ami Reed man,  de Lugdunum comics (ex Organic comix, Lyon), victime semble t-il d'un mauvais timing sur son rencard à la gare. :-(

Les libraires, comme d'habitude étaient nombreux, et tous les styles étaient représentés, avec tous les prix.
De bonnes occasions étaient possibles. (voir ci-à droite)

David Gaurand et Jerome Longeray, des Gardiens de la SF,  nous ont encore éblouis avec une belle collection de figurines et goodies autour de la série  Game of Throne,  dont une tête de dragon grandeur nature (voir ci en bas), sorte d'amuse-gueule pour le reste du corps qui sera à voir et "toucher" les 16 et 17 Novembre à l'espace congrès, lors de leur .. troisième convention, si je ne m'abuse.
Des oeufs, oui, mais...

Les auteurs de romans SF étaient aussi là, même si il ses sont sentis un peu trop seuls à leur goût…

L'expo de Wasterlain et ses hommages à Hergé était assez cool, et personnellement j'aurais bien apprécié la vente d'un recueil de ses dessins couleur. Contempler aussi des originaux (collection perso de... notre chasseur de dédicaces local bienconnu ?...) est toujours agréable (Rosinski, Derib; Swof...)

En tous cas, le public a répondu présent, sur les deux jours, avec un  pic le Dimanche après-midi, et... en ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié la présence d'une petite vingtaine de personnes venues pour écouter ma conférence sur les comics d'horreur.
Le "Démon" est en lui !
Les échanges ont été nombreux et intéressants. Tout comme les discussions sur mon stand.



Cela fait envie de recommencer. Je serais d'ailleurs bien resté plus longtemps encore…


(*) Merci à toute l'organisation du village du livre d'Ambierle, dont l'accueil a été très apprécié. Et merci à Jo Taboulet, sur qui repose quand-même beaucoup cette manifestation, ou en tous cas, son âme.

Les sorciers,
incontournables des bons comics !
©Annabel Plence/le Progrès
>; Vivement le 16 et 17, qu'on remette quelque chose du même goût à l'espace congrès avec les gardiens de la SF.


Avec Superskunk, notre héros local 2014 !



mardi 12 août 2014

Les sorciers de la galaxie comics : conférence au festival BD et SF d'Ambierle

Deuxième édition du festival BD et SF dans sa version "full color", c'est à dire dans la grande salle du bas d'Ambierle, les samedis et dimanche 13 et 14 Septembre 2014.
 Plein de bouquinistes de bande dessinées, des super occases, des expositions, des auteurs en veux-tu en voilà, des dédicaces,...

Voir le programme (PDF)

Et.. cette année une conférence (oh, rien de bien extraordinaire), juste une première, samedi à 17 h :
> une présentation originale sur un thème qui me tient à cœur.

Je l'ai intitulée :"Les sorciers de la galaxie comics,
Sf, horreur et épouvante dans les publications françaises
".

 Une revue 100% inédite, noir et blanc de 32 pages, agrafée, limitée à 50 exemplaires numérotés l'accompagnera et sera proposée à la vente aux heureux visiteurs.



Sommaire
- Avant propos de Philippe Morin
- p.3 Introduction : « L'horreur, ce sentiment fascinant ».
- p.4 Les adaptations de romans horrifiques fantastiques en comics (Introduction )
- p.5 EC Comics : les gardiens de la crypte
- p.6 Première définition de l'horreur : Berni Wrightson
- p.7 Les publications françaises en albums.
- p.14 Les éditions Warren et leurs revues françaises (Publicness)

- p.15-16 Pin up Guillaume Griffon
- p.18 Creepy extrait de dépouillement des revues françaises
- p.19 Creepy et Eerie présentent (Delirium)
– p.20 L'ambiance horrifique de Skywald : Cauchemar et Psycho
- p.21 Une suite à Publicness : Metal, l'Echo/Sepcial USA, Epic, Campus...
-
- p.23 Enfants d'Ec : "Bruce Jones présente" (Détail des épisodes)
- p.25 Aujourd'hui aux USA, et en France
Leurs définitions de l'horreur :
Interviews de Thierry Olivier, Laurent Lefeuvre, Guillaume Griffon 

- p.31 Table des illustrations, bibliographie ; Remerciements
- 4eme de couv par Deloupy.
Cette petite conférence sera accompagnée d'une exposition de comics de derrière les fagots.
(Années 60, 70, 80, 90)

Venez nombreux !

vendredi 25 juillet 2014

Charles Berberian au Castillet de Perpignan : une belle diversité


Du Castillet, porte d'entrée sous forme de double donjon dans la préfecture catalane Perpignan, datant de 1368, je ne connaissais que le bas, pour y être passé un certain nombre de fois.  (Celui-ci est devenu salle d'exposition en 1963.)
De Berberian : son "Journal", réalisé avec son complice Philippe Dupuy, et quelques histoires lues par ci, par là : Henriette, monsieur Jean, et ses nombreuses illustrations couleur, ainsi que ses carnets de voyage parsemant une carrière déjà bien Remplie.

Charles Berberian est né en 1959 a Bagdad, Irak et a séjourné un long moment à Beyrouth, Liban, avant de s'installer à Paris , suite au conflit que l'on connait.
Un livre avait déjà retracé ses travaux en 2006 (1), mais il est mis cet été à l'honneur à titre plus personnel au sein d'un des plus beaux écrins de la prefecture catalane.



Imposante tour en briques et pierres de 25 m de haut, le Castillet nous offre en effet un superbe voyage dans le temps et l'espace.
Une fois passé le rez de chaussée où l'on peut trouver quelques livres édités par la municipalité a l'occasion du Festival del Disc et Bd ou des précédentes expositions, on passe une imposante porte moyen-âgeuse en bois cloutée pour accéder en colimaçon aux deux étages, avant d'arriver au fait.




Cheval mouvement (Rodolpe Burger/Dupuy-Berberian)

Nous sont présentés d'abord aquarelles et sérigraphies couleur, qui montrent le travail abstrait et naïf de l'auteur, puis on accède rapidement a des carnets de voyage, dessins au stylo ou à l'encre, rapidement tracés, comme l'exige la coutume. New-Yorkshire, Beyrouth, Amsterdam, Tanger...


Hommage à Moebius et au major fatal
Monsieur Jean et Henriette démontrent ensuite le coté narratif du dessinateur, et on apprécie la fluidité et l'intelligence du propos d'un duo d'auteurs très penchés sur la psychologie humaine. Un régal.

A l'étage sont abordés dautres dessins, ainsi que les travaux autour de la Musique, avec affiches de concert, dessins pris sur le vif, portrait d'artistes, pochettes, et les fameuses "Playlist", exemplaires uniques d'illustrations personnelles de disquettes compilation (films ou musique) (2)

Enfin, la dernière salle rend hommage à tous les collègues dessinateurs ayant participé à la réalisation de l'affiche du Festival Del Disc et de la Bd de Perpignan : Riff Rebs, moCdem, Serge Clerc, Ted Benoit, Mezzo, Jc Denis, Baudoin, Jeff Pourquié...

Quelques marches (ouf !) supplémentaires, et on accède au toit du "centre du monde", avec une superbe vue a 360 degrés sur la ville et la catalogne nord.
Il n'y a plus qu'à redescendre.

(1) Tout l'univers de Dupuy et Berberian (éd. Panama, 2006)
(2) Playlist (naïve, 2004)

> 2ème édition "Perpinya de dibuix" du 10 Juillet au 24 Novembre 2014. Castillet de Perpignan.

Nb : Un catalogue de l'exposition, cartonné, format petit comics, en édition limitée est proposé. Il est uniquement disponible auprès de la ville. 20€.

dimanche 29 juin 2014

Fu Manchu, du grand Bressy à (re) découvrir.

Fu Manchu
Robert Bressy, Juliette Benzony, d'après Sax Rohmer ILV Edition 282 pages (996 premières bandes, sur 3673) Juin 2013

Pour tout ceux qui apprécient les histoires policières, l'aventure, le suspens, le roman noir, et la bande dessinée dite classique, la découverte des bandes de Fu manchu, personnage maléfique créé par l'auteur anglais Sax Rohmer en 1913 et adaptées par le dessinateur français Robert Bressy en feuilleton dans le Parisien libéré de 1962 à 1973 est une expérience incontournable.


Non seulement Bressy, connu aussi pour son adaptation, mais là en récit illustré, des Navigateurs de l'infini de Rosny Ainé mérite d'être redécouvert et reconnu comme un grand dessinateur classique, car celui-ci n'a jamais eu de publications en albums au niveau de son talent, (voir ma précédente note à son sujet sur ce blog), mais les scénarios de Juliette Benzony sur lesquels il a travaillé durant 12 ans sont de vrais bijoux.
On pourrait même affirmer que, si on considère la date de l'invention de ce personnage chinois machiavélique au début du XXeme siècle, et qu'on la compare à celle de la création des récits plus connus d'une série comme Blake et Mortimer par Edgar Pierre Jacobs (l'épisodes du Secret de l'espadon par exemple : 1950, avec sa menace "jaune"), l'un a très fortement du influencer l'autre.
©ILV/Robert Bressy/J. Benzoni
C'est donc une aubaine si aujourd'hui, et pour la seconde fois*, une association d'amateur propose la réédition de ces bandes, dans un bel album souple mais épais, au format carré, avec une belle qualité d'impression, qui rend pleinement justice au trait noir et banc tramé de toute beauté du dessinateur.

Quel régal que de se plonger dans les péripéties de l'inspecteur Wayland Smith, de son acolyte le docteur Petrie (un air de Holmes et Watson), de Karamaneh, la belle assistante de Fu Manchu, future fiancée du docteur, du super intendant Weymouth, et de leurs amis de la bourgeoisie londonienne début du XXe siècle). Le tout dans une ambiance colonialiste encore très marquée, avec ses Dacoîts, ses Thugs, ses attaques nocturnes sur les quais, ses fouilles archéologiques en Egypte… Un environnement propice à l'occultisme, et aux plus étranges des récits.

Les Etats-unis ont les Ec comics, et Flash Gordon d'Alex Raymond, nous avons Fu manchu de Robert Bressy !


Merci ILV.

Voir l'article de BDzoom consacré à cette parution.

(*) Les éditions Regards ont déjà proposé en 2009 en tirage réduit de l'intégrale, dont 5 volumes sur 7 ont déjà paru. Les éditions Hachette on proposé un album cartonné couleur des bandes 1 à 156 en 1978. Cette présente intégrale est prévue en 4 volumes.
On peut la commander et/ou la lire en ligne sur : http://www.inlibroveritas.net/oeuvres/29360/dr-fu-manchu-1

samedi 7 juin 2014

Floc'h : un inventaire un peu long

Comme l'écrit très bien Leblogdemoon :

"Tout est prévisible chez Floc'h. Son personnage : fils de l'imprimeur des éditions Gallimard, il est l'image du dessinateur dandy par excellence,(...)
Ses thèmes : l'amateur d'art, le bon vieux whisky écossais, les classiques du cinéma, de la peinture, de la sculpture, de la photographie, les vieilles dames de la littérature anglaise…
Rien qui ne soit issu de la bonne société ou qui détonne dans la production de cet aristocrate du dessin très "comme il faut"…" 

Et si on ne peut s'empêcher d'être attiré par ces dessins "très comme il faut", compilés ici dans une maquette agréable de Valérie Gautier, on se lasse malheureusement avant la fin de l'ouvrage.


Personnellement, je retiendrais néanmoins  cette phrase, du chapitre "
Où mène la vie" :



""Il n'y a pas d'existence pour moi sans la pleine conscience d'être unique, sans le développement de son utopie personnelle. Ce "royaume immense, incomparable et presque indécouvert dont je suis l'irremplaçable roi" d'Henri Michaux, c'est là que je veux être, en toute modestie, en toute prétention""


et l'envie de me replonger dans  la trilogie anglaise de cet artiste, réalisé en compagnie de son ami Rivière, puisque malgré lui, le style "ligne claire" qu'il n'a pas souhaité poursuivre, lui colle quand-même bien à la peau, et a fait l'objet d'albums remarquables.

Floch'  :  "Inventaire", (Ed. la Martinière, 2013)

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