mardi 26 juin 2007

Persepolis : le film !

PERSEPOLIS
Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
(alias Winschluss)

sortie 27 Juin 2007 (Diaphana films)
Persepolis sort ce Mercredi, et il faut aller le voir.

Mardi dernier avait lieu l'avant première proposée par l'Espace Renoir de Roanne (42) et ce qui ressort du premier essai cinématographique de nos deux dessinateurs c'est ...une sacré maîtrise.

Maîtrise du fond : l'histoire de Marjane Satrapi a déjà fait ses preuves sous forme de bande dessinée et est à nouveau prenante içi, sous forme animée.
Maîtrise de l'animation : Il n'y a pas eu de surenchère du point de vue technique et même si l'on a à faire à un travail de longue haleine, le style sobre de la jeune dessinatrice a trouvé chaussure a son pied grâce à un travail d'équipe bien dirigé.

L'humour est aussi bien présent, ce qui n'est pas le moindre des atouts d'un film traitant d'un sujet difficile : la fuite du dernier roi d'Iran et l'avènement de la république islamique sous l'emprise des gardiens de la révolution début 1979.
C'est l'un des facteurs essentiel qui rendent le résultat visible par des enfants à partir de dix ans à mon avis : l'humour; ...ainsi que cette analyse faite par les yeux d'une petite fille ou plutôt d'une jeune femme dont les souvenirs remontent à l'enfance.

J'avais beaucoup apprécié le premier tome de Persepolis, le livre, paru chez l'Association en 2001. J'avais un peu moins accroché sur le tome 3 et le passage obligé de la jeune réfugiée en Autriche... jugé moins fort, et l'accusant à tort d'un début de surenchère médiatique. Le film qui résume peu ou prou l'ensemble des quatre tomes parus offre une vision beaucoup plus globale, dynamique et émouvante de cette histoire autobiographique (sans fin ?)

Marjane Satrapi et son coéquipier rendent par le biais du 7eme art une voix, un visage et en tous cas un hommage posthume inestimable à tous les amis ou anonymes iraniens disparus durant ces évenements, et cet hommage nous atteint de façon physique et très intime, faisant de cette oeuvre une réussite artistique admirable et un bel outil pédagogique.


Bonus :

Pour en savoir plus sur les évènements d'Iran, sur
Wikipédia.

Pour mieux connaître la bibliographie de Vincent Parrondeau, alias Winschluss, le créateur de Monsieur Ferraille (à droite)







lundi 21 mai 2007

IDDBD, une oasis de blog BD !

Découvert par hasard via une liste de discussion professionnelle, IDDBD , un blog hébergé sur Canalblog m'a séduit. Une idée simple de chroniques régulières de BD tous styles, animée par deux amateurs éclairés plutôt sympathiques... plein de liens... et pas de polémiques futiles... il n'en fallait pas plus pour que je me sente l'âme d'un mousquetaire et que je propose d'escrimer à mon tour...
Ma devise étant : "moins y'a de blogs, plus tu liras ceux qui existent", et ne pouvant tout seul parler de toutes les BD qui me plaisent, c'est donc décidé, je m'abonne, et vaille que vaille !

Dorénavant, il y a donc de fortes chances pour que mes chroniques BD soient publiées là-bas, et que donc le blog d'hectorvadair se recentre sur ses autres pôles d'intérêt (à savoir : le cinéma, les pensées étranges et... des surprises quoi !)

A bientôt là-bas donc ! et entre temps, appréciez l'index alphabétique des chroniques précédentes que j'ai concocté, en haut de la liste des mots clefs de ce blog.

lundi 14 mai 2007

S'éveiller à la vraie vie

* Expérience : pour un meilleur rendu , cliquez sur ce lien musical avec l'option "afficher dans un nouvel onglet" afin d'écouter le son correspondant durant la lecture de la note :
fichier mp3

Waking life (2002)

est la précédente réalisation der Richard Linklater, responsable en 2006 de A scanner Darkly, film culte dés sa sortie et adapté de Phillip K Dick, dont on trouve déjà citée l'oeuvre içi, avec de nombreuses autres.

C'est déjà une prouesse technique mélant images filmées recouvertes d'une couche d'animation des plus réussie. (une sorte d'effet Bilal c'est à dire de retouche photo sur un découpage BD réaliste, mais pour le cinéma).

Waking life n'est cependant pas un film de science-fiction tel qu'on peut l'entendre. Il s'agit des déambulations réelles/iréelles d'un jeune homme dont on ne sait lorsqu'il est éveillé (awake) et lorsqu'il rêve.
A ce sujet il est intéressant de noter un jeu de mots (volontaire ?) avec un autre titre un peu similaire : "Walking line".
"Walking line" (titre d'une chanson et biographie filmée de Johnny Cash), traite du fait de marcher droit, après avoir subit des travers.
"Waking life" (la vie s'éveillant") quand à lui indique le contraire : le besoin de s'éveiller au monde, au "Tout" qui nous entoure. Le fait d'être actif devient urgent. Autant dans la "vrai" vie que dans ses rêves.
Le film élabore tout un tas de théories toutes plus intéressantes les unes que les autres, au long des pérégrinations de notre anti-héros, sans nom d'ailleurs.
..Comment se souvenir de son nom lorsque l'on est dans un rêve ?

Un passage intéressant examine les façons de savoir si on est effectivement en train de rêver. ...Dirigez-vous vers un interrupteur, et essayer d'éteindre par exemple. Rien ne change.
Ou bien essayez justement de donner des indications de votre identité...

Les nombreuses rencontres amènent ce jeune homme à écouter en spectateur (au début) philosopher ces interlocuteurs sur le sens de la vie, les dernières découvertes neuro-biologique et plus généralement notre présence sur terre, tout en proposant une alternative socio-politique à notre vie moderne décérébrée.
A ce titre, certains passages du film résonnent particulièrement aux oreilles detout ceux qui cherchent à dénoncer les manèges politiques américains ou français en particulier.

Voyez cet extrait déniché sur Youtube, prolixe sur le film, où un cinglé en voiture, armé simplement d'un micro et de haut-parleurs se ballade en ville en hurlant son mécontentement et son désir de changement. . ..Féroce, hilarant, mais dérangeant.

ps : Le fichier mp3 proposé au début de cette note vous donne (illégalement, je le reconnais mais c'est pour la bonne cause), la traduction en français d'une grande partie de cette scène.
...On peut dire que Linklater est d'actualité.


"Révoltez-vous, ne vous laissez pas faire" prône Mister Linklater, "vivez" !!

...Plus qu'un film engagé et philosophique, ce Waking life est une bombe et un petit bijou de cinéma que je vous conseille, plus que jamais !
DVD sortit en 2006 chez Fox France.


ps : le réalisateur se donne un rôle dans le film, on peut le voir dans cet autre extrait de la scène du flipper, sur Youtube.




jeudi 10 mai 2007

L'héroïsme selon Stan Lee

Pas de grands discours... juste une phrase à méditer en ces temps incertains.
(et en attendant Galactus !)

from : Le surfer d'argent by Stan Lee/Moebius (in A suivre 133 ; 01/02/1989)
copyright : Marvel/A suivre

mercredi 2 mai 2007

Mort d'un lapin bêlier un soir d'Avril...

Cela fait déjà cinq jours que Juliette, notre femelle lapin bêlier est partie, emportée par une forme de choriza, la pasteurélose.




Je n'avais pas eu l'occasion de lui rendre hommage sur ce blog, voilà qui sera fait.

Elle avait environ 1 an, elle était joyeuse, et ses petits bonds dans la cage ou lorsqu'on la laissait sortir de temps en temps nous manqueront.
J'envisageais de la reprendre en photo il y a peu... dommage ...son corps raidi le soir de sa mort n'était pas très photogénique.. Pour info ce lapin nous a été vendu par l'animalerie Agri sud est, à Mably, et autant vous dire que si vous achetez une bestiole, ne le faites pas chez eux. Il ne sont pas bons conseillers, et ne parlent pas de vaccination pour mieux vendre., arguant qu'un lapin qui ne sort pas en plein air ne craint rien. Ce n'est pas ce que nous a dit le vétérinaire le soir où nous l'avons amené en urgence., nous révélant au passage une malformation ou une amputation d'une partie de la lèvre inférieure... Les vaccinations sont importantes car ces petites bêtes attrapent pas mal de maladies via les moustiques..
Bref... un peu de regret, beaucoup de dégoût.


Ces deux clichés datent d'Avril 2006. ... Au temps heureux avec elle.
Elle repose maintenant au fond du jardin, et des fleurs ornent sa "tombe".
Elle y avait bien droit.

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