lundi 4 juillet 2011

Des animaux affamés ?

Habitant à la campagne, à la limite de Renaison et de Pouilly les nonains (42) en plaine, j'ai l'occasion de voir souvent des animaux sauvages de (très) près :

Les plus courants : lièvre, lapin, chevreuil, geais des chênes, Huppe faciée, Faisan, vaneau huppé, héron cendré.

Tout ce début d'année 2011 un groupe de chevreuils s'était installé en face de la route qui borde ma propriété, à côté du château de Boisy. Cinq individus, qui sont resté très présent jusqu'au mois de Mai et la sécheresse qui a suivi. Certains ont même traversé et n'ont pas hésité à venir dans notre terrain. J'ai retrouvé des traces sur certains jeunes arbustes. Le fait que les paysans aient du aussi couper certaines parties de prés normalement en jachère a du particper à les faire fuir plus tôt. Je ne les vois plus depuis début Juin.

Si les lapins nous ont beaucoup creusé des galeries sous les rosiers, au pied de notre maison cette année, c'est aussi à cause de cette période très sèche. Avant, nous 'en voyions pas, juste des lièvres. Ces derniers sont aussi depuis trois semaines hyper présents. (Ci à droite : Pourquoi ce petit est mort à la sortie de son terrier ? je 'en sais rien.)
Le terrain est aussi miné de trou de mulots. (...)

Nous avons eu notre nichée de mésanges bleues dans la cabane du chêne de notre jardin cette année, comme depuis trois ans, durant Avril-Mai.
Mais la présence du Geais de chêne à son pied depuis une semaine est moins courante. Je ne l'avais jamais vu aussi présent.

Hier Dimanche, une martre s'est faite renverser sur la route tout près chez nous.
...En comptant celle qui est morte il y une bonne semaine à Riorges sur le boulevard, j'en ai vu au moins deux autres dans la journée d'hier en me promenant dans la région,vers Chirassimont. Il faut croire qu'elles aussi, plutôt discrètes habituellement, cherchent de la nouriture suite à cette période sèche... se faisant du coup heurter plus que de raison.

lundi 27 juin 2011

Ceci n'est pas de la propagande pro BD !

La propagande dans la BD un siècle de manipulation en images
Fredrik Strömberg, préface de Peter Kuper
Eyrolles
Janvier 2011

Superbe et indispensable ouvrage que ce pavé à format carré de 176 pages !
On connaissait le travail des éditions Eyrolles pour la bande dessinée grâce aux précédents livres thématiques en direction des auteurs en herbe, écrits par Jean marc Lainé ou Stéphane Baril, ("Colorisation de BD : du traditionnel au numérique", La réalisation du story board," "L'encrage", "La création d'un univers de fiction"...etc.), pour n'en citer que quelques uns.
Celui-ci se place d'office dans une catégorie plus patrimoniale et documentaire, et s'adresse en cela à un public un peu plus amateur (et curieux).

L'auteur à affectué un travail remarquable de recherche, allant dépoussiérer des histoires anciennes ou provenant de pays étrangers peu connus pour leur culture BD, afin d'en extraire les exemples de récits s'étant mis au service d'une quelconque propagande.
Que ce soit les stéréotypes raciaux, la guerre, la chasse aux sorcières (communistes), le crime, la drogue, le sexe, le nucléaire, les religions, le Pape, Hitler et le nazisme, ou la politique (ancienne et récente), on est surpris du nombre de titres qui ont surfé allégrement sur l'actualité de leur époque pour servir (ou au contraire se moquer) de tel ou tel homme ou sujet.

L'iconographie est très riche et permet de découvrir des dizaine de bandes dessinées souvent très rares, que l'absence d'un tel ouvrage n'aurait pas permis.

Une diversité de styles et de noms d'auteurs défile au long de ces pages... faisant de "La propagande dans la BD" un livre indispensable pour toute bibliothèque bdphile.

Fredrik Stromberg est un journaliste suédois spécialiste des comics, auteur et historien. Il est rédacteur pour Bild & Bubbla, le plus important magazine Scandinave dédié aux comics (et l'un des plus anciens à l'échelle mondiale). Il est également président de la Swedish Comics Association. Il dirige la Comic Art School of Sweden et collabore à l'International Journal of Comic Art.
Blog : http://www.sekventiellt.se/
(Tiré du site de Eyrolles)

Peter Kuper quant à lui est un des fondateurs en 1979 de la revue de bande dessinée World War 3 illustrated. Il dispense également depuis 1986 des cours d'illustration et bande dessinée. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Kuper)

lundi 20 juin 2011

Le paradis pour Sergio Toppi à Thiers (mais l'enfer n'est pas loin)

Déjà quelques jours que nous avons visité l'exposition Toppi à Thiers, au musée de l'aventure industrielle, à l'occasion du tremplin d'écoles de cirque organisé par la Maison des Loisirs et de la Culture de Billom , et ... le moins que l'on puisse dire c'est que Thiers possède des atouts que j'avais largement sous-estimé.

Il faut dire qu'originaire de Roanne, et ayant plutôt l'habitude d'arriver par le col St Thomas, (le Nord donc), j'avais gardé une image négative et noire de la ville.

Et bien que les années 80-90 aient été marquées par de fameux concerts au club le Balthazard (rock garage), il faut reconnaître que lorsque l'on a la chance (ou l'opportunité) d'arriver par la plaine du côté de Billom par exemple, on a affaire à un tout autre paysage, qui mérite largement le détour. Plaine aux collines parsemées de châteaux et villages aux deux églises (souvent des beffrois en fait), ce qui est assez peu courant part chez nous pour être signalé.
A ce sujet, la ville même de Billom possède un grand quartier moyenâgeux aux ruelles pavées magnifiques (ainsi qu'un beau beffroi), et j'invite tous les amateurs d'histoire et de moyen-âge à s'y rendre. (ci à droite une des ruelles du village)

Arrivant donc sur Thiers par la plaine et du côté de la Durole, la rivière tumultueuse qui a permis aux industries papetières et coutelières de se développer au XIX eme siècle, on a un tout autre aperçu de cette ville.

C'est justement dans l'une des anciennes usines superbement ré-aménagée en musée (Musé de l'aventure industrielle) que la ville de Thiers propose jusqu'à fin Août l'exposition de Sergio Toppi, maître italien illustrateur et auteur de bande dessinée.
Ce dessinateur (aujourd'hui âgé de de 82 ans) révélé dans les années 60 et 70 par la presse catholique italienne et française a été redécouvert à l'aube des années 2000 par la maison d'édition iséroise Mosquito, qui le publie depuis autant en traduisant ses albums principaux qu'en éditant de nouveaux chefs d'oeuvres.
Voir leur site et les photos de l'inauguration de l'expo ici.

Le rez de chaussée et le premier étage nous présentent l'industrie XIX eme de manière remarquable, utilisant pour cela des technologies de pointe multimédia (images de synthèse sur écran Led, enceinte sous coupole, rétro projection sur écran suspendus à lancement automatique...) que bien des musées rêveraient de posséder, et c'est le troisième étage qui sert d'écrin à la scénographie de l'artiste.

Rajoutons que le cadre idyllique du musée, au pied de la rivière, permet aussi en remontant le long de la rive d'apprécier le charme et la tranquillité des anciens jardins ouvriers jusqu'à la vieille ville à découvrir. Le centre d'art contemporain ("le Creux de l'Enfer") adjacent mérite aussi le détour.

Je vous laisse vous faire une idée avec mon album personnel "reportage"en ligne, et vous invite à visiter ce (ces) lieux d'exception, trésors de notre région.
Bravo en tous cas à la municipalité de Thiers et à Yves Polèse, son Adjoint en charge du tourisme et de l’habitat, à l’initiative du projet.
Une consécration amplement méritée pour l'artiste et une exposition que Paris "nous" envie.
http://www.ville-thiers.fr/Evenement-2011-Expo-Sergio-Toppi,293

Photos de l'article : © F Guigue, sauf affiche (Mosquito)

vendredi 3 juin 2011

Hauts plateaux perdus

Je survolais de hautes jungles.

Leurs frondaisons si denses
courraient jusqu'à l'horizon.

Seulement tenu par une courte toile,
tirant sur des cordelettes pour la diriger,
j'allais franchir un gouffre immense,
et aborder le plateau opposé.

Or qu'allait-il m'advenir,
si un courant d'air survenait ?
Le risque était grand que ma toile se déchire,
me précipitant en bas, où je m'écraserais.

Mais les vents furent favorables,
et j'abordais un sommet pelé
où la splendeur des montagnes
ravît enfin ma curiosité.

D'en haut je voyais des citées antiques
d'amérindiens encore inconnues.
Une, deux puis trois jamais découvertes,
soudain violées dans leur intimité.

Etranger dérivant venu du ciel,
je tentais lors de me poser
sur quelque pierre sacrificielle
richement ornée de signes gravés.

Mais la crainte d'une fâcheuse rencontre
me faisait vite remonter
par les courants ascensionnels
qui m'avaient ici amenés.


...Quelle sensation, quelle belle extase !
quand pourrais-je donc y retourner ?
Nul homme sans doute, blanc de peau,
ces hauts plateaux ne verront plus jamais.

01/06/2011

samedi 21 mai 2011

Alerte au Nimbus, enfin en album !

Je suis fier d'annoncer aujourd'hui la parution d'"Alerte au Nimbus", une histoire parue dans le journal Formule 1 entre 1976 et 1978.
Tirées de ma collection personnelle, ces revues ont fait l'objet d'un scannage attentif, de recherches, et d'un partenariat d'édition avec le Coffre à Bd, structure éditant à tirages limitées des bandes dessinées oubliées du patrimoine "classique".

Pour rappel : Le Coffre à BD est lié à la base web BD oubliées, où quelques bénédictins cataloguent patiemment les sommaires d'un grand nombre de revues BD.

Cet album est tiré à quelques dizaines d'exemplaires, suivant la demande, possède une couverture cartonnée couleur, un dos toilé, et est numéroté.
Il s'adresse évidemment à des passionnés et amateurs de raretés. Mais aussi de bonnes histoires. Celle ci en est une, de science-fiction, préfigurant le démarrage de Star wars à l'époque, et en plein coeur de séries TV style Sankukai. Je vous laisse imaginer la recette.

L'origine du projet et une note conséquente sur la vie et la bibliographie de Pierre Koernig, aujourd'hui INCONNU est lisible sur une précédente note :
Pierre Koernig-perdu-entre-feu-terre-et. ciel.

Nb : Un deuxième abum devrait voir le jour sous peu, rassemblant une autre série de l'auteur parue à la même époque dans le même journal, tout aussi intéressante, plus des inédits (les planches des "Ecluses du ciel", originellement prévues pour Koernig et finalement dessinées par Rouge), ainsi qu'un texte bibliographique.

Alerte au Nimbus (parution annoncée le 23 Mai) :
76 pages, noir et blanc et couleur dans sa deuxième partie.
24 euros.
Disponible via : le Coffre à BD : http://www.coffre-a-bd.com

jeudi 19 mai 2011

"Burinox a encore frappé " !

Roanne, Mai 2011, dans la revue la Muse # 21 : un article de votre serviteur présente rapidement Alain Bonvin et David Tardy, les deux trublions responsables de cette nouvelle publication BD locale "Guère épais", et leur personnage Burinox, l'homme au burin d'acier.

Mais de quoi s'agit-il vraiment ? L'avez-vous lu ce nouveau canard au juste ??

"Guère épais", c'est un peu notre "Etrangleur"* à nous roannais. Un papier épais qui n'est pas un vrai journal, mais un fanzine grand format noir sur blanc axé Bande dessinée qui n'est pas une revue non plus. Bref, un truc original, "dans l'esprit de", mais avec de l'esprit bien d'ici.
David Tardy et son pote Alain Bonvin ont décidé de remettre au goût du jour le feuilleton à la française, type les Vampires de Feuillade, ou Arsène Lupin de Leblanc. Certains trouverons même dans l'aspect un peu grand guignol de l'anti héros récurent Burinox (Chapeau haut de forme, bedaine, saut légers..) un attitude pouvant rappeler Super résistant de "Papy fait de la résistance" (Poiré, 1983).

En dehors de ce retour du comique aventure (et du suspens.. brrrrrr...), et des enquêtes... (re brrrr..), l'idée de notre duo est de situer les forfaits du personnage dans le terroir local. C'est pourquoi on y repèrera ici l'hôtel de ville, là, une boutique de BD ressemblant étrangement à une maison d'angle connue...
Quelque chose de déjà vu pour certains puisque nos amis stéphanois de Jarjille en on fait aussi leur marque de fabrique sur leur séries de L"introuvable" et du "Faussaire", mais après tout, le talent n'ayant pas de frontière, pourquoi se priver d'une envie sincère, surtout que notre duo avoue ne pas connaitre cet éditeur associatif ligérien. (si si, promis !)

En tous cas, les influences lorgnent du même côté (vieux Spirou, Tintin, Tillieux...), comme quoi on tient quand même une piste.

> Ci à droite, une reproduction de couverture d'un n° de l'hebdomadaire de récits complets Heroic albums (1947 à 1956), dessiné par Tillieux.

Bref, en revenant sur la dernière page de ce numéro 21 de la Muse (ci à gauche), notons la planche inédite réalisée pour l'occasion. (Un travail dans l'urgence.)
On pourrait la titrer :
"Burinox : un t(h)erme à ses forfaits !"

Certains lecteurs sont resté cois devant sa lecture, en se demandant ce que le thème du Printemps avait de si original..
Mais ceux-là ont-ils bien pris la peine de regarder les décors de l'épisode ?
Burinox étant une création local et localisée, il fallait bien sûr reconnaître la rue des Thermes romains, à l'arrière de la Poste.
... Oui et alors ?
Et bien, en dehors du fait que la qualité graphique est au rendez-vous, les plus perspicaces auront reconnu le siège social du magazine que vous teniez (peut-être) entre les mains.
Une mise en abîme donc, pour le vol du stock de votre revue acide culturelle préférée.
Il fallait oser ! Bravo aux artistes !"

* L'étrangleur , journal de 16 pages édité par Casterman (2006) et prépubliant sur cinq numéros la bande dessinée de Jacques Tardi et Pierre Sinac. Le grand retour de ce genre de publication, avant les titres "1914-918", "Nestor Burma", le dernier "Adèle Blanc-sec"...etc.

- Guère épais, c'est aussi depuis peu un blog, (http://www.guereepais.over-blog.fr/) et même si celui-ci ne propose pour l'instant que quelques photos ou dessins, gageons qu'il trouvera à se développer d'ici quelques temps afin de proposer peut-être (qui sait ?) un feuilleton en direct ?
...Pas sûr que nos dessinateurs soient très portés sur le travail en ligne, mais bon... on peut rêver.

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