mercredi 27 mai 2020

#Mescasesenstock 7 : Sam Bronx et les robots par Serge Clerc

1981 Magic strip

C'était en 1997, je venais d'intégrer la médiathèque de Roanne, toute neuve, à peine sortie de terre, et compulsant,  quelques mois après le déménagement, le catalogue qui commençait a être numérisé, je réalise qu'un exemplaire du Sam Bronx et les robots de Serge Clerc est conservé dans le fonds patrimonial.
Pourquoi ? Et bien parce que la parution de cet album, de la petite structure belge "in" de l'époque, monté par les frères Pasamonik, était l'une des toutes premières de l'auteur, parti en effet de Roanne pour Paris une poignée d'années auparavant (en 1975). Il était donc encore connu en son pays, et sera d'ailleurs honoré en 1982 à Roanne lors d'une exposition autour d'autres artistes locaux, mais...j'aurais l'occasion d'y revenir d'ici la fin de l'année. (...)

Quelques 17 ans plus tard donc, voilà que ce petit format au dos toilé, et en bichromie noir et rouge/rosé, déjà devenu un peu rare, fait surface devant mes yeux. Un exemplaire que j'ai juste le temps de feuilleter rapidement, car il n'est pas au prêt,  et qui me laisse une impression mitigée, pour ne pas dire un certain apriori négatif, davantage habitué aux belles planches couleurs de l'auteur dans Métal hurlant.  Une historiette bâclée ? Des personnages sans saveurs ?...j'en étais resté là.

Et puis...le temps passe...je complète ma collection Serge Clerc...et j'ai l'opportunité, durant ce confinement Covid, de trouver un exemplaire à très petit prix sur le web. Aubaine. Là, il m'apparaît clairement que ce Sam Bronx et les robots est un incontournable de la ligne claire française. Tout d'abord, la présentation, qui comme chaque titre de la collection Atomium, rappelons-le, propose un petit format fortement cartonné avec dos toilé, "à l'ancienne", faisant tout le charme de celle-ci, en direct clin d'oeil aux classiques belges de Dupuis ou Lombard.



 Ensuite, un mot rigolo d'Yves Chaland est imprimé au quatrième de couverture, et enfin, le contenu : des pages de garde rouge avec série de dessins très esthétique, et deux petites histoires, de 16 et 8 pages chacune, mettant en scène ce dessinateur stakhanoviste, miroir du dessinateur espion roannais, qui, dans la ville du future Megaville, doit livrer les 876 pages de sa BD " Alpha Spy 31 (du nom de son robot accompagnateur) contre les saturniens" aux "sales gosses mutants que je hais". Une course en voiture (un glisseur très stylé) qui va se terminer en cata avec la police locale.




Déjà tout l'humour acide de Clerc résumé en quelques vignettes, que l'auteur tente de réaffirmer aujourd'hui, alors qu'il dessine d'arrache pied, comme son anti héros, des pages de dessins, à paraître normalement prochainement chez Dupuis.
Le second épisode : "Meurtre sur Megaville", pourra interpeller par son parallèle avec le début de L'incal de Jodorowsky et Moebius, qui a certainement influencé l'auteur. (1)
Cette course poursuite contre un tireur "indépendant" à travers les dédales, quartier et niveaux de Megaville, et la discussion de badauds, dont le robot domestique Alpha Spy 31, sur l'origine et le modèle de l'arme du tueur, amènent cependant un ton et une originalité toute Clercienne à ces quelques pages.
Sam Bronx, qui était apparu auparavant dans quelques crobards auprès de Phil perfect première version, n'avait jamais connu d'histoire complète en solo, et s'il va devenir l'accolyte du détective Rock dans les pages de Metal hurlant au long de l'année 81et les albums futurs à venir en 1982, apparaît dans ce petit album comme une sorte de créature aux yeux globuleux, dans une version bien particulière et SF qui en fait un personnage à part, presque différent. Deux récits et un mini album le mettant quelque sorte "en orbite", lui offrant un écrin incomparable.

Le gag paru dans Spirou 2565


(1) L'Incal a paru en album en septembre 1981. Cependant, John Difool a connu un premier épisode  dans le numéro 58 de Métal hurlant , en décembre 1980, puis la série  s'est développée dés le 59 daté janvier1981. Quant à Sam Bronx, il apparaît en septembre 1981, pour un gag, dans...le journal de Spirou 2265 ! L'album a lui paru au dernier trimestre de la même année (Info de l'auteur, aucun dépôt légal de mois n'étant noté dans le livre).

dimanche 17 mai 2020

Okapi, Rossi et Buffalo Bill : C'est arrivé hier #3

Au moins deux sites amateurs se sont intéressés ces dernières années à l'univers d'Okapi, dépouillant pratiquement toutes les rubriques dessinées, mettant à disposition les planches d'énormément de récits des premiers numéros jusqu'au 300 et quelque, proposant aussi un rédactionnel analytique remarquable. Je pense à Bernard Barral, sur son excellent  site http://www.resaclic.net/grabote/?

Un autre, cité dans ses liens, propose les couvertures de tous les numéros des 20 premières années (1971-1991) : http://okapi.wifeo.com/ mais sans rédactionnel ni scans.


Cependant, si le site de Bernard Barral propose la quasi intégralité des récits complets n'ayant pas été repris en album, et faisant donc leur rareté, il s'est confiné aux récits  « 1000 récits d’Okapi », "l'Univers Okapi", les histoires de second genre... (voir son site), et s'est limité (en 2018), au numéro 330, sans aborder ce qui, pour ma part, fait aussi l'intérêt de la revue, à savoir les récits complets noir et blanc inclus au centre de la revue, dans un cahier spécial : "Les Histoires vraies" , puis "C'est arrivé hier". Contacté par mail, j'attends sa réponse afin de comprendre la raison. (*)

Ce sont ces récits que je vous propose dés aujourd'hui, avec pour débuter Christian Rossi et un western scénarisé par Patrick Cothias, intitulé : La grande chasse de Buffalo Bill (Okapi #302)











Pour info, si j'ai commencé à dépouiller les numéros de ma collection, constituée ainsi : 
#234 (août 1981) au #319 (janvier 1985) soit 85 numéros, plus les 41 et les 49 de 1973 (!?)
c'est parce que je souhaitais relire les aventures de Nicéphore Vaucanson, par Pierre Wininger, parues dans les numéros : 265 au 274 (L'Ombre du scarabée) et 299 au 307 (Le Mystère Van Hopper). 

Il me reste à dépouiller complètement, entre autre les n° 234 au 264, mais je peux dores et déjà proposer ce listing temporaire évoquant ces récits complets apparus dés le n° 260. (Maj du 18 mai : c'est fait !)
A cette époque, la revue propose en effet un cahier central livrant entre autre une histoire complète, en noir et blanc.
On verra passer les noms des dessinateurs suivants : Nicolas Wints, Fréderic Boilet, Patrick Mandret, Christian Rossi Philippe Munch, Claudius Puskas,  James Prunier, Roland Barthelemy, Pierre Wininger... excusez du peu. Les amateurs apprécieront.




Septembre 1882, nouvelle formule : plus 16 p.
48p en tout, avec un cahier papier épais non glacée p 17  à 32), contenant entre autre :  
Histoire vraie (5 p. plus une page d'Introduction) 

#260 : Un mystérieux rayonnement (Marie Curie) par Colette Tournès et Christian Vicini

#261 : Toutankhamon, l’or des sables par Guy Deffeyes et Nicolas Wirtz

#262 : Pierre de Bayard à Marignan par Guy Deffeyes et Noëlle Herrenshmidt

#263 : 1910, le premier avion à réaction par Pierre Liniger

#264 : le Vol de la Joconde par Michel Gaudo et Christian Vicini

# 265 : Guillaumet…vivant par Xavier Séguin et Nicolas Wintz

Janvier 1983

#266 Le Guerrier Ligure par Paule du Bouchet et Xavier Séguin, ill : Frederic Boilet

#267 Cité à vendre par Claude Gaignaire et Patrick Mandray (lettrage Nicole Vilette)

#268 La course au pôle magnétique sud par Patrick Cothias

#269 Le Mammouth de la Bérésovka par Fréderic Boilet

#270 Le Courage de Jessie Owens par Guy deffeyes et Philippe Munch

#271 La véritable histoire de Robinson par Patrick Cothias et Claudius Puskas

#272 Le rapide d’Edinbourg a disparu par Serge Saint-Michel et James Prunier

#273 La déesse cachée par Danielle Strozecki, Xavier Séguin et Roland Barthélémy

#274 La Malédiction d’un géant des mers par Pierre Wininger


#275 : La cloche ensevelie par Fréderic Boilet et Francois Allot

#276 : Une drôle de voiture est née (la 2CV) par Nicolas Wirtz

#277 : L’idée géniale d’Isaac Newton par Guy deffeyes et Ruben Sosa (lettrage Nicole Vilette)

#278 : Un petit pas pour l’homme par Jacques Gosselin et Philippe Munch (lettrage Nicole Vilette)

#279 : Le pantalon en toile de tente par Frederic Boilet et Patrick Lopes (ill : Fred Boilet)


#280 : Les Ailes de l’espérance (Mermoz) par Xavier Séguin et Pascal

Nouvelle formule : 16 pages centrale sur un papier noir et blanc mais moins épais qu’avant
Récit complet : « C ‘est arrivé hier » : 6 pages avec début sous intro (deux ou trois cases)

#281 C’est arrivé hier : L’indienne blanche par Leigh Sauerwein et Claudius Puskas

#282 C’est arrivé hier : L’affaire du siècle par Fredric Boilet et Roland Barthélémy

#283 C’est arrivé hier : la première séance par Patrick Cothias et Christian Vicini

#284 : manquant ? 

#285 C’est arrivé hier : Les aventures potagères du baron Parmenter par Patrick Cothias et Nicole Claveloux

#286 : manquant ou sans histoire centrale

#287 C’est arrivé hier : L’invention di Coca Cola par Serge Saint-Michel et Jean-Michel Ucciani

#288 C’est arrivé hier : La muraille de Ts’In par Jacques Josselin et Pascal

#289 C’est arrivé hier : Noël en autobus par Jacques Gosselin et Michel Riu

#290 manquant ou sans histoire centrale

#291 C’est arrivé hier : l’invention du Polaroïd par Guy Deffeyes et Philippe Munch

#292 C’est arrivé hier : Adolphe Pégoud voltigeur de l’air par Pierre Wininger

#293 C’est arrivé hier : les Robinsons de la Taïga par ? et Serrano (manque 1 page)

#294 C’est arrivé hier : Séverine la première femme reporter par Jacques Josselin et Séraphine

Janvier 1984

#295 C’est arrivé hier : le triomphe de Marie-Christine Debours par Guy Deffeyes et Philippe Munch

#296 manquant ou sans histoire centrale

#297 C’est arrivé hier : Un monsieur nommé Poubelle par Serge Saint-Michel et Philippe Adamov


#298 C’est arrivé hier : Un prisonnier s’est évadé par Serge Saint-Michel et Francois Alot

#299 On a volé le ver à soie  par Guy Deffeyes et Claude Pascal

#300 J’ai découvert l’Okapi par Xavier Séquin et Claude Lacroix

#301 rien (gros dossier jeux olympique et poster)

#302 :  La grande chasse de Buffalo Bill par Patrick Cothias et Christian Rossi

#303 Le premier concert de Mozart par Jacques Kosellin et André juillard

#304 Un 14 juillet à New York par Jacques Gosselin et André Mons

#305 Maria Malibran, une voix prodigieuse par jacques Gosselin et Seraphine

#306 La guerre des demoiselles par Guy Deffeyes et Isabelle Python lettrage : Nicolas Vilette

#307 La très véritable histoire du stylo Bic par Xavier Seguin et Christian Rossi

#308 C’est arrivé hier : La première femme médecin par Jacques Gosselin et Patrice Pellerin

#309 C’est arrivé hier : Lucy, star de la préhistoire par Rodolphe et Francis Vallés

#310 C’est arrivé hier : Vidocq, gendarme et voleur par Jacques Gosselin et Philippe Sternis

#311 C’est arrivé hier : Cascade en parachute par Rodolphe et Roland Garel

#312 C’est arrivé hier : Le 11 novembre des lycéens par Jacques Gosselin et Roland Garel

#313 C’est arrivé hier : Qui était Nobel ? par Leigh Sauerwein et Gilles Mezzomo

#314  C’est arrivé hier : L’histoire de soeur Emmanuelle par Jacques Gosselin et Christian Rossi

#315 C’est arrivé hier : La première fugue d’Atour Rimbaud par Leigh Sauerwein et James Prunier

#316 C’est arrivé hier : la naissance de Mickey par Serge Saint-Michel et Gilles Grimon

#317 C’est arrivé hier : la naissance de Guignol par Jacques Gosselin et Philippe Sternis

#318 C’est arrivé hier : Les poètes de l’ordinateur (Jobs/Wozniac) par Jacques Gosselin et Christian Rossi


(*) La réponse de Bernard Barral, arrivé ce mardi 19 mai :
J’ai commencé le site autour de Grabote (avec quelques contributeurs pour les scans ma collection personnelle étant trop réduite), puis  Bertrand Wion et Jérôme Couzin sont venus avec le reste (ils ont fait les scans et le texte et j’ai assuré la partie technique) - mais le contenu est plus leur choix. Peut-être te diront-ils un jour pourquoi ils n’ont pas défriché ce que tu nous proposes, mais il faut bien s’arrêter quelque part… D’où l’intérêt que tu continues la (re)découverte du continent Okapi J

vendredi 1 mai 2020

1er mai 1930 : Tintin revient. D'où ?

Le #1ermai 1930, il y donc exactement 90 ans (!), la première aventure de Tintin(*) : Tintin au pays des #Soviets se terminait dans le journal LPetitVingtième #18, et Tintin revenait au pays (à Bruxelles quoi). Une réception était organisée le 8. Les détails dans ce numéro avec les deux dernières pages de l’aventure. Des évènements que peu, vivant aujourd’hui, ont connu, mais qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. 





Rare carte postale éditée à l'occasion

(*) Auparavant, seule l'histoire Totor, chef de patrouille des hannetons, une sorte de prémice de notre héros à houpette, avait parue dans la revue le Boy scout belge, en 1926.

samedi 25 avril 2020

#Mescasesenstock 6 : Pain amour et fusées par Jaime et Gilbert Hernandez

Humanoïdes associés, collection Pieds jaloux, 1983


En mars 1983 paraissait un album étrange aux Humanoïdes d'associés, intitulé Pain amour et fusées (quel album de l'éditeur de la revue Métal hurlant n'était pas étrange ?). Une traduction du Love and Rockets des 3 frères Hernandez, jeunes auteurs des quartiers chicanos de Los Angeles, qui avaient été repérés et édités depuis peu par Gary Groth, d’après leur premier comics auto édité. C'est sur ce riche terreau d'ailleurs que naquirent les éditions américaines Fantagraphics. 
Cependant, en mars 1983, un adolescent comme moi, ne lisant pas encore des comics en VO, s'est contenté d'acheter ce grand album cartonné, les yeux fermés, confiant, sur les simples attestations « d'œuvre culte » rapportées par les différents chroniqueurs de l'époque. Oui, Pain amour et fusées valait le coup, et a fait partie de ces bouquins aux univers tellement personnels et originaux que j'ai vite été moi aussi contaminé par le charme émanant à la fois des histoires, mais surtout du dessin classieux en noir et blanc de l’un des frères concernés : Jaime Hernandez, qui développait en plus, ça et là, de multiples références à la culture Punk Rock m'étant si chère. 




Par contre, comment comprendre cet album et comment le resituer, alors qu'il faisait, mais le savais-je à l'époque, partie d'une série et d’un « tout », qui avait débuté quelques mois plus tôt, et plus précisément un an, puisque les frères Hernandez, Jaime, Gilbert (Béto, ou Bert) et Mario avaient lancé leur comics en 1981 avant que Fantagraphics donc leur propose la réédition de leur premier numéro avec couverture couleur, ainsi que les autres à venir. Sauf que le début de la galère pour les lecteurs français commençait juste…
Aussi étrange que cela puisse paraître, au moment de la parution de cet album, en mars 1983 donc, deux  numéros du comics avaient paru aux états unis. Des numéros d'ailleurs assez incroyables, de 65 pages chacun, (au lieu des 32 habituelles). Mais aucun autre "recueil" - aurait-on pu croire - ne verrait le jour aux Humanoïdes d'associés. Pourquoi ? Il fallu attendre 1986 pour avoir droit au mini album Mister X, chez Aedena, qui ne faisait même pas partie de la série, et enfin, Fershid Barucha vola à notre secours en nous proposant, dés 1985, dans la revue Spécial USA quelques planches de la suite de ce comics. Maggie contre Maniaks (Spécial USA #17) était paru dans L&R #3 (9p.), les numéros 23 à 30 de la revue prépublièrent l'intégralité de Mechanics, aventures dans le désert, avec en bonus une planche de Penny Century, et enfin dans les numéros 28/29 et 31, 11 pages des épisodes "Rocky", un petit robot. (Rocky et le monstre tiré du comics #4 et 
Rétro Rocky tiré du #5). C'est d'ailleurs au numéro 5 que le comics passa bi mensuel et à 32 pages.


Le premier L&R "original"
L'avant propos de Gary groth dans le #1




















En décembre 1987 l'album Mechanics, constitué de 72 pages en couleurs (alors que les comics étaient en noir et blanc), regroupa tout cela. En gros, on pourrait quasiment le comparer au recueil des numéros originaux de Love & Rockets #2 et 3, puisque l'épisode Toyo's Request (issu de L&R #3) y avait été ajouté, mais moins Radio Zéro (20p.) de Mario et Bert, au style très manga d'ailleurs, et  Music for Monsters (4p) de Bert. Autant dire que l'on avait déjà un peu perçu que c'était surtout l'oeuvre (les dessins) de Jaime, dont l'encrage était si agréable, qui lui valaient cette  reconnaissance et donc cette faveur de publication. 
Ensuite Albin Michel s'y colla, en proposant l'épisode de la mort de Speedy, correspondant (on fait un saut) aux épisodes des comics #20 à 30. Un album de 75 pages noir et blanc, sans doute le plus beau en français de cette époque, intitulé Modern Sex (pourquoi pas ?, c'est vrai qu'il est abordé de manière assez libre). Et puis après...cela ne s'est pas arrangé, quoi que Rackam a fait l'effort d'éditer en 2000 un épisode de Gilbert (Love and Rockets X), mais la série dût attendre 2005 et les éditions du Seuil pour voir enfin une sorte d'intégrale proposée. Mais là encore le tome 1 est déjà épuisé et il est donc à nouveau impossible de lire la série dans l'ordre en français.  

Ah oui, au fait, pour celles et ceux qui comme moi, voudraient tout de même savoir où commence le tome 2 de cette intégrale du Seuil concrètement, (une des deux les plus obligatoires, et encore trouvable pas cher) et bien ils s'agit de l'épisode #30 du comics original, en tous cas en ce qui concerne la partie de Jaime : Loca, puisque vous avez sans doute compris que le principe de ce comics était de mélanger les histoires des trois frangins, ce qui rend la publication et sa compréhension un rien compliquées.  L'épisode s'intitule 93 million miles from the sun. 
Tout un symbole...

FG



Les plus accrocs pourront se référer avec intérêt aux précédents articles sur la série publiés ici :
Locas VS Modern Sex : http://leblogd-hectorvadair.blogspot.com/2007/08/locas-vs-modern-sex.html

Ici : http://leblogd-hectorvadair.blogspot.com/2006/01/du-nouveau-du-ct-de-love-and-rockets.html

ici : http://nebular-store.blogspot.com/2010/06/love-and-rockets-stories-of-life-and.html

ou bien encore sur le blog de l'ami Maze (Meantime42) et via le fanzine TrashTimes, où il a consacré de belles pages à la série dans le numéro 17 si je ne m'abuse.




lundi 20 avril 2020

#Mescasesenstock #5 : Foc, les mangeurs d'espoir

Foc, les mangeurs d'espoir de René Durand et Yves Bordes

C'est en juin 1983, dans le numéro 15 de Charlie mensuel, à l'âge de 14 ans, que j'ai été confronté aux planches hyper violentes de cette histoire moyenageuse fantastique. Un scénario étrange et ambitieux de René Durand, auteur d'autres séries fantastiques ou de science fiction très originales (dont certaines feront d'ailleurs l'objet d'un autre focus), qui a pris au fil du temps une couleur d'œuvre culte. Il semblerait que l'auteur, né a l'Aspira de l'Agly, sur les contreforts des Corbières, (66) et donc non loin des châteaux Cathares, a du baigner dans ces ambiance chargées d'histoire et de légendes dans sa jeunesse, ceci expliquant sans doute les tonalités violentes et rustiques de ses récits.
Ce dernier, contant les tortures imposées par le seigneur Serge de Manges au petit peuple et la rébellion de ces derniers suite au supplice ignoble imposé à l'un d'entre eux, Vigo, poète on l'imagine, est l'objet, en introduction, des scènes précitées, parmi les plus glauques jamais vu en BD. L'aspect déjà surprenant du scénario est en plus rehaussé par une ambiance fantastique très forte, puisqu'une entité extraterrestre fragile, mi ectoplasme - mi chouette, mais pouvant passer d'un corps à l'autre : Xuonha, est en effet au coeur de cette rébellion, apportant un peu d’espoir dans cette désolation. Une idée absolument géniale, que le dessin à l'encrage très rond et aux couleurs chaudes d'Yves Bordes met joliment en valeur et exacerbe.
Je n'ai curieusement jamais acheté la série en album, étant pourtant fasciné par l'ensemble des numéros de la revue proposant ce premier chapitre et alors que quatre tomes, dont le dernier dessiné par Patrick Amblevert ont paru. Longtemps je suis resté apeuré face à cette oeuvre, et la considère, à bien des égards, comme un incontournable des années quatre-vingt, et du fantastique, plus que du récit historique d'ailleurs, dont on nous montre finalement pas tant de choses que ça au niveau documentaire, en tous cas dans ce premier chapitre. Les Tours de Bois Maury d'Hermann, restant à cet endroit-là une référence bien plus légitime.

« Ta tête ouverte pour que l’inspiration te visite plus facilement, et tes mains plombées pour qu’elles ne glissent pas sur ton écritoire, ha ! ha ! ha ! »

lundi 13 avril 2020

Lucky Glauque

En Mai 1975, dans la revue Actuel, on pouvait lire, dans ce numéro "violent", à la couverture si polémique, quatre pages très spéciales du gentil héros cowboy (qui titre plus vite que son ombre), intitulées : Lucky Glauque : "Pour une pognée de tripes".

Un hommage non seulement au western spaghetti et à Sergio Leone, mais vous le verrez aussi, à un autre genre de cinéma et de culture populaire.
Bonne lecture.

ps : La Bd n'étant pas signée, et le sommaire du numéro, ainsi que l'ours, tout sauf clair, on ne pourra que supposer l'auteur des bandes.






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