jeudi 19 janvier 2006

Le Blog d'hector 1er du nom, archive 1 : Le vampire de Brighton Pear

28 février 2016 : Haut et fort ayant décidé il y a peu de supprimer définitivement mes archives enregistrées sur leurs serveurs, (1er blog daté Décembre 2005 - Août 2006), je vais tâcher de reposter par ici ou là celles sur lesquelles je remettrai la main.
Nb : Elle seront datées antéchronologiquement (avec leur date de post originel, pour resituer dans le contexte.)

La première, originellement postée là :
http://leblogd-hector.hautetfort.com/archive/2006/01/19/le-vampire-de-brighton-pear.html

Le Vampire De Brighton Pear

Ep 4 titres : “Kissin' by a vampire, Vampiroscope, Bloody Marie, La complainte des déterreurs de cadavres (grave digger thème) label Cinelux; sans date.

Cette édition vinyle limitée à 100 copies se présente sous la forme d'une affiche 2 couleurs (noir et rouge) 60 x 40 cm pliée pour contenir le disque dans une pochette de sécurité transparente. L'affiche du film présente les acteurs, le compositeur interprète (LDO) et les maquettistes (les Matons). Une photo noir et blanche de qualité representant deux vampires modernes est jointe. (il est précisé à l'intérieur de la pochette “un jeu de 5 photos)
Le style musical est à l'avenant : superbe, renversant : un rock surf-gothique plein de reverbe avec une voix bêlante façon Dracula gigolo. Bruits de chaines, hululements et rythme lourd rajoutent à l'ambiance.
... C'est le collector par excellence.

... Trêve de suspense : ce disque “anonyme“ limité est l’œuvre d'un ami et activiste bien connu de la scène rock surf perpignanaise (ou sétoise) puisqu'il s'agit de l'unique disque à ma connaissance de Lord Diabolik, qui a mené les brèves carrières des non moins célèbres : “Hawaï Men“ et “Pickpockets“. Ce projet solo épaulé par le duo maquettiste les Matons est un petit plaisir déjanté qui est sorti à l'occasion de soirées live hommage telle la spéciale Ed Wood en 1997.

Le fanzine “Here“ (gloire à lui !) qui a collaborée avec Cinelux via sa structure associative lors de deux eps non moins glorieux * en a parlé dans son numéro 8/9 de Novembre 1997, ainsi que “Le Club des années soixante“ n°22.

Qu'est devenu Lord Diabolik depuis ?
L'enquête est ouverte !

*(“Drive me faster“ des Out Four (Cinelux 1995), et le split ep “Pickpockets contre Out Four“ (Cinehere01 1996) . Voir le site des Out Four pour la disco complète des Out Four, et un peu plus d'infos sur l'asso “Where The action is“

samedi 14 janvier 2006

“Eternal sunshine of the spotless mind“...


“Dans cette solitude paisible, séjour où la contemplation tourne constamment ses regards vers le ciel, lieux où régne un silence si profond, quels mouvements troublent la tranquilité de mon âme ?“ (...)

C'est ainsi que commence le long poème Eloisa to Abelard d'Alexander Pope, consacré à l'amour impossible d'Eloise et Abelard, amants maudits du 12ème siècle. Ce texte, publié en 1754, contient un passage d'où a été tiré le titre du film de Michel Gondry “Eternal sunshine of the spotless mind“.
Ce chef-d'oeuvre de réalisation , et histoire d'amour maudite s'il en est, doit citer cet emprunt dans les crédits de fin, car c'est là que j'ai vu pour la première fois le nom de cet auteur, et je n'ai eu de cesse depuis le visionnage du film à sa sortie à trouver trace d' Alexander Pope.
Il se trouve que j'ai eu rapidement de la chance...
Dans une édition intégrale des oeuvres de l'auteur, rééditée en 1763, en 7 volumes, et traduit de l'anglois, chez Arkstée et Merkus*, on peut lire cet Avis des éditeurs ainsi qu' une “préface de l'auteur“ trés intéressante, où Pope traite de la poésie et du travail de l'auteur en général. Enrichissant !

Quant à cette reproduction du texte original, elle a été trouvée sur le site : monadnock.net, qui n'est plus en activité aujourd'hui, mais qui propose encore des archives de poèmes et d'essais. Amusez-vous à retrouver le fameux passage...

“Eternal sunshine“ a été pour moi l'un des cinq meilleurs films de l'année 2004, et je ne cesse de penser au roman graphique de Craig Thompson “Blankets“, paru à peu près à la même époque, à propos de l'atmosphère du film et surtout cette scène pratiquement identhique où les deux amants se couchent sur la glace au milieu d'un lac gelé et regardent les étoiles.
...Même sensation d'amour fou, même maelström d'images symboliques.
Deux chef-d'oeuvres.

Copyright de l'image du haut : Casterman/Craig Thompson.
*Merci à la Médiathèque de Roanne pour la reproduction de l'original de Pope en français.

dimanche 8 janvier 2006

Du nouveau du côté de Love and Rockets !


J'ai déjà eu eu l'occasion de parler de la série BD 80's culte “Love and Rockets“ des frères Hernandez dans la traduction d'une interview donnée sur le site de Diamond : "Previews The comic shop's catalog" le 05/11/2000 à l'occasion de cette reprise chez Fantagraphics après 5 ans d'interruption. (et non 20 ans, date du début de la série, comme malheureusement mal interprété par moi sur : ma traduction de l'article

“Love and rockets vol. 2“ distribué par Fantagraphics aux USA en est actuellement au numéro 15, et la dernière traduction française de cet univers où les trois frères travaillent en parallèle remontait à la parution du recueil “Love and rockets X“ chez Rackam en 2000. (Auparavant pas moins de quatres éditeurs différents avaient tenté d'imposer en France divers épisodes de la série, sans succès).
Voila donc enfin du nouveau pour le lectorat français grâce au Seuil qui publie l'intégrale (un pavé de 248 pages) de la (sous)- série “Locas“, réalisée entre 1986 et 96 et jamais traduite en France. Locas, c'est cette bande de copines du Bario, un quartier hispanique de Californie. On y retrouve entre autres Maggie et Hopey (la punkette) dans cet univers moderne et bisexué où l'adolescence cède difficilement la place au monde adulte, au travers de leurs questionnements existentiels et de leurs diverses (més)aventures .
Tout cela sur fond de punk-rock, (nous sommes en 1979), de sexe, (les relations entre Maggie et Hopey ne sont pas qu'amicales) et de violence urbaine, mais avec le talent tout particulier de Jaime Hernandez.
Rares sont en effet les auteurs de bande dessinée capables de décrire avec autant de justesse les relations amoureuses entre deux personnes, et encore moins entre 2 filles, tout en les confrontant à leur entourage dans des anecdotes semi-réalistes vraiment intéressantes.
Le dessin, tout en rondeur dans un noir et blanc limpide ne fait que rajouter à l'attrait de cette série, l'une des plus représentative et les plus rock de l'univers Love and Rockets.

Mes autres chroniques cinéma

Mes autres chroniques cinéma
encore plus de choix...