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lundi 15 mai 2023

Kim : le comix est de retour chez Cornélius !

Les éditions Cornélius ont débuté il y a trente ans, avec entre autre des petits comics à la couverture sérigraphiée devenus collectors depuis. On se souvient de Mune comix de JC menu, d’Approximate Continuum comix de Lewis Trondheim, du Nain jaune de David B, les aventures d'Ossour Hyrsidoux de Joan Sfar, puis du Mitchum de Blutch…

Aujourd’hui, souhaitant renouer avec l’aspect improvisation et liberté des débuts, voilà une nouvelle collection 17x24 cm.
Celle-ci se nomme Kim et présente quatre titres paraissant en librairie le 18 mai.


1 Caprices de Charles Burns

On est habitué des délires graphiques influencés par les années cinquante de l’auteur américain de Big Baby, de El Borbah, Black Hole, et plus récemment, la trilogie Toxic. Dans ce dernier opus, il nous a proposé, ainsi surtout que dans le hors série Vortex (2016) des dessins de couvertures fictives de comics étranges, semblant tout droit venus d’âges anciens japonais, voire vietnamiens. Fan de ces années-là et de toute cette culture Z et underground, voilà qu’il profite de cette mini collection pour récidiver avec un 32 pages couleur bourré d’une nouvelle cuvée d’images similaires inédites. So Charming ! Autant dire que les fans ont intérêt à ne pas faire la fine bouche trop longtemps !





2 Anti reflux de David Amram

Ce 32 pages en noir et blanc déroule une histoire principale étrange mettant en scène (l’auteur?) venant visiter sa mère dans la maison familiale où elle vit seule. Le quartier est entouré de dealers et le visiteur s’en offusque et panique, tandis que la dame âgée n’y prête pas d’attention. Un angoissant et délirant scénario très parlant, dessiné avec un style underground très fanzine. Quelques planches interludes d’humour plus potache sont insérées au travers du comix. Intriguant et attachant.









3 Supers d’Hugues Micol

Hugues Micol a déjà donné à voir son pouvoir graphique à la gouache et l’aquarelle sur des couvertures ou dans les ouvrages Providence (collection Blaise, Cornélius) et Whisky (idem, 2018).

Ici, il détourne, ou plutôt offre sa vision détournée des super héros de comics Marvel et DC, en les montrant exagérés, arrondis, et dans un style art brut très coloré qu’on lui connaît désormais. Ce petit comix est une véritable galerie d’art en direction de la culture Pop et il y a fort à parier qu’il va vite trouver preneur.


4 Collectif (n°0)

Cet ouvrage collectif et collector, pensé comme le numéro zéro de la collection, est offert en librairie pour l'achat de Caprice, Anti reflux et Supers. Il regroupe des bandes dessinées et des illustrations inédites d'auteurs et d'autrices qui seront publiés dans cette collection. Avec la participation de David Amram, Charles Burns, JL Capron, Nicole Claveloux, Antoine Cossé, Henri Crabières, Robert Crumb, Ludovic Debeurme, Jérôme Dubois, Simon Ecary, Antoine Maillard, Hugues Micol, Delphine Panique et Simon Roussin.

Extrait Jérôme Dubois


Pour fêter l'arrivée de Kim, l’éditeur convie ses lecteurs le mardi 23 mai à 18h à la galerie Arts Factory pour une soirée de lancement et le vernissage de l'exposition "Supers" qui présentera des originaux tirés de l'ouvrage d'Hugues Micol (et plusieurs inédits). L'exposition sera visible jusqu'au samedi 24 juin.

© Charles Burns / Cornélius 2023



lundi 20 mars 2023

Sammy Harkham : interview crépusculaire

Sammy Harkham a été révélé au lectorat français en grande partie grâce à son premier recueil Culbutes paru en 2013 chez Cornélius. Par ailleurs, il a aidé à défricher la scène graphique et comics alternative mondiale, depuis début 2000, avec la revue luxueuse Kramers Ergot dont il est le créateur, et a publié quelques livres au sein de sa structure Family Bookstore à Los Angeles, où il réside. Rencontre et discussion autour de son dernier gros roman graphique : Blood of the Virgin (Cornélius éditions). 

(Interview pour PlaneteBD réalisé lors d'Angoulême 2023)
© Photo : F. Guigue

 

Bonjour Sammy. Je dois reconnaître que je ne connaissais pas ton travail avant cet album, or j’ai été très impressionné par la qualité de Blood of the Virgin.

Ce roman graphique, non seulement nous propose une très bonne histoire, mais aussi beaucoup d’anecdotes au sujet des ambiance des studios cinéma américains dans les années soixante-dix. Aussi, première question : quelle est ta relation avec cette industrie, et comment ce projet a t-il vu le jour ?

Sammy Harkham : C’est indirect/ C’est davantage un truc de fan. Vivant à Los Angeles, je connais pas mal de gens vivant de l’industrie du cinéma, parce que c’est celle dominante. Pour ce projet, on a décidé de privilégier cette époque des années soixante-dix et comment un personnage comme celui-ci pouvait aller complètement à l’opposé de ce que lindustrie voulait. En fait il va se clacher sur tous les points de vue. Il faut avoir une sacrée force de volonté. Du moment où l’on a une sensibilté artistique, on est malheureusement amené à obligatoirement faire des compromis dans cette industrie.


J’imagine que tu as utilisé pas mal de documentation pour Ça ?

  Sammy Harkham : J’ai échangé avec Joe Dante, mais toutes mes questions étaient surtout concentrées sur la période où il était assistant de Roger Corman. Je lui ai demandé “où se trouvaient les bureaux ? Etaient-ils prêts de lui ? Combien de gars y avait-il ? Combien il les payait ? Aviez-vous vos propre clés ?” J’ai parlé à quelques autres réalisateurs, et j’ai en quelque sorte extrapolé à partir de ça. Je voulais tellement aller loin dans l’histoire, qu’il ne s’agissait pas vraiment de parler du mythe, mais plutôt des idées derrière. Je souhaitais les sentir, au niveau le plus trivial.

Il me semblait que tu avais travaillé comme co-producteur sur certains films, me suis-je trompé ?

Sammy Harkham : Non, pas vraiment, j’ai travaillé sur des petits films, mais je travaillais déjà sur Blood of the Virgin. Et j’ai su que j’étais sur la bonne voie lorsque des producteurs m’ont dit qu’ils n’avaient jamais rien lu d’aussi pertinent sur le sujet. Parce que généralement, lorsqu’un film sort, on nous parle rarement de ce qui se passe réellement sur le tournage, mais si vous connaissez des personnes y travaillant, vous entendez plutôt : “On avait prévu ce gars là à ce poste, mais il a été viré, ou bien, “on avait prévu celui-ci mais il n’a pas été assez bon”. En fait, la presse préfère souvent la mythologie. Prenons l’exemple de Georges Franju, ok ? Ce gars faisait de l’art dans le films d’horreur. Jacques Tourneur, pareil, avec Night of the Demon vous pensez : “Wow, prenez ces gars là et faites les venir à Hollywood”, mais ca ne serait tout simplement pas possible. Et c’est aussi la question principale d’épisodes dans des séries TV, on n’y va pas, parce que ce n’est pas pertinent, par rapport au reste de l’histoire. Il s’agit d’idées automatiques mais ce n’est pas important pour l’histoire.

On remarque des personnages, autour, qui prennent part au récit, qui sont là, puis virés...

Sammy Harkham : C’est toute la question de Turn over. Aussi, lorsque le premier directeur est là, il agit comme un hippie, c’est comme un type de dinosaure, jusqu’à ce qu’il fasse un film d’horreur, et là, il se révèle vraiment bon. Et le public ne pensait certainement pas qu’il était bon. Et du moment où l’on voit qu’il est bon, on n’en veut plus. On ne comprend pas vraiment le rôle ou le but du producteur dans ce cas-là. Que cherche t’il à faire ?


Puis-je te demander quels sont tes meilleurs B Movies ?

Sammy Harkham : Messiah of Evil (Willard Huyck et Gloria Katz, 1973), Shred of the Vampire (Le Viol du vampire, Jean Rollin, 1968), j’adore aussi le travail de Herschell Gordon Lewis (Blood Feast, 2000 maniacs…). Il est très intéressant, parce que c’est un vrai artiste, dévoué à son art.

Tu es le co créateur du cinéma le Fairfax, à Hollywood. J’imagine que l’on peut y voir pas mal de films alternatifs là-bas, me trompé-je ?

Sammy Harkham : Non non. Il y quelques années, le cinéma était à vendre, et il devait être transformé en restaurant ou quelque chose comme ca, aussi, avec d’autres copains on a voulu lui garder son rôle de cinéma. Et c’est un “Repertory cinema” maintenant. (ndlr : C’est à dire un peu ce que l’on appelle chez nous un “Art et essai”, mais où l’on diffuse régulièrement des classiques du patrimoine). Mais je ne suis plus impliqué désormais.

Tu remercies Jordan Crane à la fin du livre. Quelles sont vos relations tous les deux ?

Sammy Harkham : Jordan a été le premier auteur de comics que j’ai été amené à connaître, lorsque j’avais 18 ans. Et il a toujours été le plus aidant pour moi. Il m’a appris, à tout faire, y compris les couleurs, et même scanner proprement des images. Il a toujours été enthousiaste avec moi et d’un grand support amical.

Et pourtant, vous vous êtes fait connaitre, en tous cas chez nous, quasiment en même temps !?

Sammy Harkham : Et oui, deux livres plus tard, “collés pour toujours !” Son livre a pris beaucoup de temps, le mien aussi… En fait, nos univers et nos styles sont très différents, mais nous sommes des amis proches. Et il est toujours un mentor pour moi.

Des chapitres couleur du livre ont été précédemment publiés dans ton fanzine Crickets (auto publication). Peux-tu nous en parler un peu ?

Sammy Harkham : La meilleure façon pour moi de réfléchir ce livre n’était pas en tant que gros livre complet, je ne travaille pas vraiment comme ca, aussi je pensais plutôt à des chapitres, des mouvements à l’intérieur des chapitres. Et publier un comics simple (single issue) n’est pas une décision économiquement simple, et pourtant j’adore le côté artistique de la chose, la couverture, l’intérieur, le lettering, j’aime toute sa forme… Des trucs comme Guest of Honor (Gaiman, 1993), et Dirty Plot (Julie Doucet) ont été des énormes influences pour moi en tant qu’adolescent. Ce format pour moi, est magnifique c’est presque un média. Et à cet égard il est libre, complètement. Tu peux faire ce que tu veux avec. Tout ce à quoi tu penses, tu peux le manipuler pour le rendre personnel. Aussi, comme je voulais l’histoire séparée en chapitres, Kramers Ergot étant une anthologie en couleur, c’est comme ca qu’on l’a fait. Cela m’a pris deux ans pour faire les 24 pages intérieures, parce qu’il me fallait réaliser les couleurs et je ne l’avais jamais fait. Et ce n’est seulement que lorsque j’ai fini ces pages que j’ai réalisé pourquoi. Cela s’insérait très bien. C’était l’extrême opposé (du reste du livre). Il s’agit d’un combat au début, (pour le personnage de Joe, mais comme un Tubbleweed, il continue à rouler toujours dans le bon sens. Et comme un comics, qui se lit de gauche à droite, le personnage principal va toujours de gauche à droite. Et tout ce que les personnages de l’histoire principale essaient de réaliser, ce gars le fait naturellement, à son rythme. 

Ça a été aussi une manière de conceptualiser la ville, car si tu regardes ici (il feuillette l’album, puis montre la 158), la rivière, comme ici, dans son milieu naturel, on peut y pêcher, et bien plus tard tu la retrouves ici, imbriquée au sein de la ville (page 181). Et là, on peut se dire « qu’est-ce qui est arrivé à cet endroit ? Ou est la vallée ? » Je voulais que le lecteur se pose la question de ce qui a changé. Et ce chapitre en couleurs, en « arrière plan », donne en fait pas mal de compréhension du contexte et de l’ensemble de l’histoire. Et cette maison là (il montre à nouveau la page 162, où une pièce de la grande maison où habite le jeune acteur devenu mania, est remontrée plus tard dans les chapitres en noir et blanc, page 304, comme une pièce de la maison où le héros retrouve sa femme).

C’est marrant parce que cette pièce, cette maison, me rappelle le film où l’on trouvait cette vieille actrice déchue du muet.

Sammy Harkham : Sunset boulevard !?

Oui, c’est ça : Boulevard du crépuscule, merci !
Sammy Harkham : C’est comme un homme dans son château. Ce personnage est un peu en dehors. On est d’abord à se dire, « oh, c’était juste un Cow-Boy et il a réussi ! » Et puis tu vois qu’à la fin, il y avait un prix pour cela. Il y a eu un retournement. Oui, c’est triste à la fin.




















Quels sont les auteurs que tu pourrais nous recommander ?

Sammy Harkham : Lorsque je pense à des oeuvres satellites de mon livre, je pourrais citer Charles Willeford, mais en contemporains, j’adore David Amram ; il est francais, je l’ai publié dans Kramers Ergot. Sinon : Abramah Diaz, de Mexico : fantastique ! Colin Wilson aussi...

As-tu des contacts avec des producteurs, pour adapter Blood of the Virgin ?

Sammy Harkham : Oui. C’est un projet sur lequel je travaille depuis deux ans. Tu sais, travaillant à Los Angles, je suis très au courant du procédé...Et si un réalisateur est intéressé, ça sera ok pour moi, même s’il le fait à sa sauce, je ne suis pas focus dessus, ça ne change pas ma vie de tous les jours. Mais je n’ai pas plus d’info à te donner pour l’instant officiellement.

Merci beaucoup Sammy pour le temps consacré et ta gentillesse.

(Et nous nous sommes quittés dans le crépuscule d'Angoulême, moi partant à gauche avec le badge professionnel de l'auteur, l'ayant confondu avec le mien lors de nos échanges, et lui vers la droite disparaissant dans la foule...) 


vendredi 30 décembre 2016

Charles Burns Tintin reanimator


Dans trente ans, lorsque par hasard, un jeune lecteur tombera sur Vortex, peut-être attiré par sa couverture colorée et étrange, mais finement présentée, où le suspense de la situation donne immanquablement envie d'ouvrir l'album et d'en connaître le contenu, celui-ci sera certainement très surpris. Il n'est pas dit qu'il possèdera suffisamment de références tintinophiles pour s'amuser des nombreux clins d'œil qui constituent une bonne partie de l'ossature de l'ouvrage, mais au moins il se régalera des superbes planches couleur se jouant, avec Nit Nit comme acteur principal*, et au moins dans les premières pages (1 à 29) des plus fantastiques couvertures du héros à la houpe de Hergé.
Une île bien connue ©Cornelius/Charles Burns 






A coup sur il sera angoissé, et se demandera s'il a bien le droit de regarder un tel ouvrage, pas franchement fait pour les enfants, où l'univers du cauchemar dévoile d'étranges créatures gluantes et atrophiées, ou de belles demoiselles nues. (Non montrées ici ;-))

©Cornelius/Charles Burns
 Cette impression de livre "pour adultes" est ensuite confirmée dans la deuxième partie, où sont proposées des visions détournées, accentuées, de couvertures de revues comics américaines à l'eau de rose pour adultes, datées années 50. Mais ici relookées à la sauce asiatique, pour leur donner un goût encore plus étrange. Les quelques planches incluses entre deux séries, comme des extraits de ces magazines, sont tronquées et proposent des dialogues dans une langue étrangère, ou vaguement Thailandaise, comme dans un exercice de l'oulipo, opérant à la manière de portes pour voyager entre chaque univers.
Verso de Blood club, ed limitée (1995)


L'album s'ouvre après deux illustrations pleine page, sur une introduction tintinesque issue du fameux épisode du Secret de la licorne, où Tintin, après avoir été enlevé, se retrouve dans la crypte du château des frères Loiseaux, et se conclue par un prologue en photo montage, où l'auteur nous avoue, là encore, "ne pas savoir où il se trouve lorsqu'il se réveille". Nous non plus. Et le jeune lecteur de 2046 pas plus, il faut le deviner.

Mais pour les amateurs de l'Américain Charles Burns, qu'ils se rassurent... on a bien à faire ici à un superbe album du créateur de Big baby et de El Borbah, qui n'a rien perdu de son imagination et de sa bizarrerie. Quant aux amateurs de Tintin que nous sommes, pour la plupart, depuis notre plus tendre enfance, nul doute que cette "relecture" très Lynchienne d'un univers à la fois si moderne (on en parle chaque année) et si classique pourtant dans sa forme, ne manquera pas de nous interpeller. Et ce, dès les pages de gardes bleues, chères aux anciens lecteurs, ou collectionneurs.

Les pages de garde de Vortex ©Cornelius/Charles Burns

C'est sans doute cela la grande force de cet ouvrage, plus que tout autre sur le même sujet : faire (re)vivre Tintin... sans Tintin. Mais en ne gardant au final que le principal, c'est à dire le rêve.


VortexCharles BurnsEd Cornélius, Nov 2016, 70 p. Cartonné, dos toilé jaune.
Voir d'autres images sur la page de présentation de l'album de l'éditeur.


(*) (Anti) héros issu de la série Toxic paru chez le même éditeur. (3 tomes de 2010 à 2014)

dimanche 23 octobre 2005

Palooka ville, Vitesse moderne, Mish mash

Palooka ville
Seth

Seuil (nov 2002)

Seth est un auteur canadien déjà connu du public français grâce aux Humanoides associés qui ont publié en 1998 La vie est belle malgré tout, son premier recueil d'histoires traduites. Ces tranches de vie proviennent d'une série appelée Palooka ville où il se met en scène.
Si les épisodes précédents nous plongeaient dans un enquête passionnante sur les traces d'un vieux dessinateur de BD tout au long du récit, ce nouveau recueil compile quelques histoires antérieures néanmoins pleines de charme. Le conte d'amour "Dunes" en particulier nous révèle un Seth plein de tendresse qui donne envie de lire encore et encore d'autres histoire de cet indépendant au talent subtil.

Vitesse moderne
Blutch
Dupuis Aire libre (2003)

Dernier album en date de cette nouvelle star de la BD française actuelle, Vitesse moderne nous invite à un conte fantastique bourré de poésie, Partant sur la trame d'une jeune danseuse, Lola, qui se fait accoster par Renée, une autre jeune femme (très belle) lui proposant de servir de modèle à son livre, Blutch nous entraîne dans une spirale infernale ou se côtoient les fantômes de Mocky, Blier (pour le coté cauchemar de Buffet froid), et ...Forest , pour le délire en bande dessinée.
La maîtrise du trait, superbe, et du scénario, jamais lassant, permet à Blutch de faire ce qu'il veut de son lecteur et de l'entrainer dans les méandres de son imagination, très fertile.

La collection Aire libre convient parfaitement à Blutch, et la seule question est : comment faire aussi bien ou mieux après un tel chef-d'oeuvre?
L'édition originale comporte un cahier de croquis de 8 pages,

Mish Mash Blutch
Cornelius (Oct 2002)

Si Blutch est une star, il lui fallait un écrin, et voila une compilation de ses premiers récits publiés dans Fluide Glacial, Lapin ou A Suivre de 1992 à 2002. (Le dernier étant un hommage aux Tuniques Bleues paru dans Spirou). Où l'on retrouve le Blutch humoriste qui sévit chez Fluide glacial avec son personnage "Blotch", c'est à dire un autre scénariste, plus accès sur le récit court et la chute...libre !
Le dessin, noir et blanc sur papier vélin est toujours superbe, et l'humour est bon.
Alors ce Mish Mash est encore un indispensable de chez Cornélius!

Chroniques parues originellement dans Onabok #6S

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