vendredi 26 septembre 2008

Matsumoto : number one !!

Il y a déjà quelques temps que je souhaitais rendre hommage à ce mangaka (auteur de manga) suite à la lecture de sa très originale série : "Number five", j'ai nommé : Taiyou Matsumoto.

J'ai récemment pu visionner le film tiré de l'un de ses précédents manga: "Amer beton". Celui-ci, datant de 1994 et traduit en France dés 1996 n'a pas connu le succès escompté, mais a néanmoins acquis dés le départ un statut d'oeuvre culte.
C'est pourquoi la sortie en 2007* de ce film permettait de rattraper cette sorte d'injustice.
(* DVD chez GCTHV, sortit en Février 2008.)
Depuis, (en Avril) Tonkam a proposé une intégrale cartonnée des trois volumes, avec un renfort de communication salvateur.

Qu'en dire ?
Ce film est effectivement un chef d'oeuvre et constitue pour moi un des meilleurs films et un des plus beau film d'animation que j'ai eu l'occasion de voir. (...)

Comme un dossier complet très bien fait est déjà en ligne sur l'excellent site Akata, je vous y renvoie, par facilité, et par humilité, n'ayant pas beaucoup de choses à ajouter.
Mis à part qu'on a rarement vu traité avec autant de réalisme et d'à propos la psychologie (la psychose ?) enfantine dans un film d'animation.
Constater comment un jeune enfant orphelin peut-être à la fois innocent et réactif face aux drames ne laisse pas indifférent. Le film rappellera d'ailleurs à ce sujet certaines scène d'un autre manga évoquant l'enfance volée : le GEN d'Hiroshima de Nakasawa. (cf. précédente note.)

Lire le dossier d'Amer beton sur le site Ataka ici.

Quand à Number five, je me fends d'une chronique dés que possible.

lundi 22 septembre 2008

Let's get lost : there will never be another you !

Vendredi 19 Sept 2008,
20 h :

Soirée d'ouverture de l'anniversaire des 20 ans de Canal Jazz à l' Espace Renoir, Roanne.


"Let's get lost" de Bruce Weber, et concert hommage à Chet Baker.

20 ans de Canal Jazz à Roanne , qu'est-ce que c'est ?

La réponse, l'assistance nombreuse, réunie dans la salle Pierre Etaix de l'Espace Renoir, cinéma d'art et d'essai, a pu l'entendre évoquée par Blandine Sallansonnet, présidente de cette association montée par des passionnés en 1988.

D'abord basée sur le port, comme d'autres associations musicales locales à l'époque, à la Maison de la péniche, quai cdt Lherminier, elle a programmé de nombreux concerts et boeufs sur cette même péniche Prospérité.
Une époque "bénie", avant que cette même péniche, prenant l'eau, soit rapatriée vers Châlon sur Saône, presque dix ans plus tard, pour ne plus jamais revenir.
(Mais les concerts avaient cessés depuis déjà quelques temps sur le bateau.)

...Autre époque, qui aura vue entre temps Canal Jazz être reconnue, et rejoindre la "cour des grands" (dixit Blandine Sallansonnet), en intégrant la programmation officielle du TMR (Théatre municipal roannais).

Avec Papillon bleu, association d'amis crée seulement un an après elle, et programmant un peu plus de folk, de blues ou de "World", elles ont été toutes les deux jusqu'à l'orée des années deux mille les deux seules associations du roannais à vraiment proposer des concerts de musiques amplifiées de qualité , permettant de découvrir des grands noms pour pas très cher. (Ce qui, reconnaissons-le, n'est pas rien).

Blandine Sallansonnet remercie aussi ce soir Thierry Boré, directeur du TMR de 1981 à 1996. Ce n'est pas anodin, lui qui aura été un des meilleurs défenseur de ces musiques, et de la liberté d'expression en général à Roanne.

Citation de noms donc : Michel Barret, à l'origine de l'association, et trompettiste qui jouera ce soir, Alain Lachman, ...François Forestier, (qui lui ne joue pas ce soir, mais qu'on peut entendre souvent...),...et bien d'autres.

Remerciements aussi à l'Espace Renoir qui grâce à ce partenariat voit une salle quasi comble pour la projection d'un film qui sans cela n'aurait peut-être pas attiré autant de monde (où étaient les moins de 30 ans ce soir ?)

Enfin, projection de ce superbe film crépusculaire "Let's get lost", (tourné en 1987 et re-proposé en copie neuve) sur le retour mais surtout la déchéance d'un jazzmen, qui a eu la chance (lui) d'être filmé de son vivant (mais était-il encore bien vivant ?).

Chet Baker, magnifique non seulement dans les images d'archives, mais aussi en vieux loup solitaire, défoncé par l'héroïne et les mauvais mélanges, entouré par une bande de jeunes cats en soif de paternité (ou d'amour ?), et qui tâche , le plus dignement possible de répondre aux attentes de ses fans, qui n'espéraient pas le revoir un jour.
"Let's get lost", ou comment se perdre définitivement, subrepticement, à petit feu, après avoir succombé une dernière fois aux joies d'une virée en (belle) voiture, d'un tour d'autos tamponneuses, d'une balade sur la plage, ou d'une montée des marches à Cannes.

"Let's get lost", où le sentiment de n'être qu'un fantôme...
Blutch l'a superbement dessiné dans le Jazzman n°89 de Mars 2003*, quinze ans après sa disparition, et Michel Barret ce soir entre deux morceaux interprétés (plutôt bien) avec ses deux acolytes pianiste et Contrebassiste, nous le confirme, ayant assisté à son dernier concert parisien en 1988.

On regrettera seulement, à propos du concert présenté ce soir, que l'Espace Renoir ne soit définitivement pas adapté à la musique, et en tous cas pas à ce jazz, qui aurait mérité une acoustique moins mate, moins confinée, et donc plus d'écho... ne serait-ce que pour faire ressortir les sonorités nostalgiques et crépusculaires de la trompette de Chet.

On restera quand même sur une note positive... et on se remémorera la fin du film de Weber, plutôt joyeuse et très kitsch, où dans un extrait de film musical italien des années 60, ("Urlatori alla sbarra" ?, où joue Chet) des amoureux s'embrassent sous les arbres d'une petite clairière, en été, en s'échangeant des mots doux dans la langue de Dante.

"The touch of your lips"..

Bon anniversaire Canal Jazz. !

Le programme des 20 ans sur le site officiel.

Let's get lost : le site

*Frederik Peeters signait la couv de ce n° rendant hommage à Chet : Voir le site de Peeters.

Bonus : la chronique d'un grand concert Canal Jazz : David Linx en Janvier 2006 !

mercredi 17 septembre 2008

Cabu prof des écoles ?

A l'heure de la rentrée, des questions lourdes posées par la réforme Darcos, et de la sortie du film "Entre les murs" (sur le Collège en Zep) peut-être que "Le guide des enseignants : gérer sa classe de primaire" (ed. du temps) illustré par Cabu répondra t-il d'une manière sympa à certaines  interrogations ?

C'est tout le mal qu'on souhaite en tous cas à nos chers professeurs.

BD de grand-père, ou dernier cri ?

A propos de "Journal de guerre 14-18" de Tardi chez Casterman.

Revient-on aux journaux grand format de l'avant guerre où l'on publiait le Dimanche des pleine pages couleur de bandes dessinées ? (A l'époque le mot "Bandes" voulait encore dire quelque chose d'ailleurs). 
Mais n'est-ce pas finalement le format le plus adapté à ce genre de  dessin ?

Après la mode du Roman graphique, va t'on avoir la mode du journal en couleur ?

L'édition sous ce format annonce t'elle une renaissance des journaux de prépublications à l'ancienne ?

Casterman nous a en tous cas déjà régalé avec les prépublications de deux récits de Tardi sous ce format, mais en noir et blanc : "L'étrangleur" et le dernier Adèle Blanc Sec.

La question est : l'idée est-elle déposée ? et va t'on assister à une bataille des journaux ?

Plus d'info sur le journal via : ActuaBD

Ps : Il y aura trois journaux de prépublication grand format, avant l'édition en album.
On commence en couleur, ...pour finir en noir et blanc et gris. (Bein oui.)

samedi 6 septembre 2008

Flash Gordon : l'horreur de l'édition !


Special Mandrake n°99, Avril 1973
(Edition des remparts, Lyon)

Un "bel" exemple de ce que certaines revues ont pu causer comme mal à des bandes dessinées à l'origine fantastiques (cf. Flash Gordon d'Alex Raymond), avec des publications désastreuses.
Papier pourri, dessins malheureux, mises en page effrayantes, recadrages (sûrement). Pas de scénariste ni de dessinateur de crédités...
C'est pour rendre justice et hommage à Alex Raymond et son personnage que j'ai justement consacré ces pages web : Flash Gordon, en français dans le texte.

Diabolik, gd album n°1, Avril 1977

Un "classique" de la BD de gare, trouvé d'occase à Villerest (42) pour 3 euros.

Spéciale dédicace à Philippe Fauche, et Franck Zwiller, (alias Lord Diabolik.)

Les Diabolik, c'est sur : Diabolik est I

Mille et une nuit, ed. de l'Atlantique, 1956



Pas de traces du nom de l'illustrateur de cette édition aux inserts couleur glacés, somme toute classique, mais à la fois kitsch et raffinée..
Si quelqu'un à une piste ?

mardi 2 septembre 2008

Mr Door Tree have good paintings !



Connaissez-vous l'expression "Incroyable"?
Ou bien : "Dément" ?
Ou encore "Hallucinant" ?

Si vous aimez les illustrations XIXeme, les anciens livres, les vieux comic books, les couvertures de récits de SF des années 50... et que sais-je encore.


Alors, ne perdez pas une minute, rendez-vous sur le site "Golden age comicbooks" de Mr Door Tree, et... dite-le :

"Hallucinant" !!

(Le Web me rend fou.. et j'aime ça !)

ci dessus à gauche : Mr Door Tree.
copyright images : Goldenagecomicbooks/Arthur Rackam/Allen St John

Mes autres chroniques cinéma

Mes autres chroniques cinéma
encore plus de choix...