>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> "L'Intuition m'a amené ici" (John Lennon) >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Narration graphique, cinéma, musique, la vie, et ce genre de choses...
mercredi 2 avril 2025
Le Toine en côte roannaise... vous attend !
vendredi 20 septembre 2024
Le toine : l'album ! (hommage à Rob Ellias)
Dimanche 22 septembre, à l'occasion du 14eme festival BD d'Ambierle, lancement d'une souscription pour un album BD consacré au personnage local truculent du Toine.
J'ai eu en effet l'honneur d'accompagner sur 7 épisodes, entre 2004 et 2023, en tant que scénariste dans le journal BD Guère épais, ce personnage truculent créé par Rob Ellias, ami qui nous a quitté en mars dernier, à l'âge de 78 ans. Il était question de publier cet album lors de la finalisation de notre dernière histoire en 2023, mais le destin en a décidé autrement. C'est donc un album BD hommage, rassemblant l'intégralité des histoires du Toine, dont la dernière, reprise/dessinée finalement par Alain Bonvin, que j'auto-édite en fin d'année sous la forme d'un album broché de 48 pages, avec de nombreux inédits. Les amis de Rob et amateurs du Toine auront l'occasion de souscrire en avant-première à celui-ci, dès cette fin de semaine pour les plus rapides. Je serai présent quoi qu'il en soit dimanche au Festival BD d'Ambierle, sur un stand, afin d'échanger à ce sujet avec tout un chacun. J'aurais aussi avec moi quelques-uns des tous derniers exemplaires de mon carnet de Stockholm Vas-y à Vasa!. A vous rencontrer !
Photo de couverture pas tout à fait contractuelle.
Ci-dessous le bon à télécharger afin de souscrire, si intéressé.
vendredi 1 mars 2024
Ecole de musique de Riorges Bourg : un air de nostalgie issu des années trente. (Avant Pierre Boulez)
Ils ont aujourd’hui la cinquantaine ou bien plus, et se souviennent des heures qu’ils ont passées dans les années soixante-dix et quatre-vingt au sein de cette vieille école de musique au bourg de Riorges, ayant accueilli jusqu’à 300 élèves et qui fut le tremplin du centre musical Pierre Boulez.
Mais combien savent encore que cette association fut créée le
vingt avril 1933 à la salle municipale des Canaux !?
Ci-dessus, l'école des Canaux en 1947.
L’idée en revient à « un fervent de musique : Mr. Louis Robin, installé aux Canaux depuis 1911, (qui) avait toujours rêvé de propager cet art au maximum, et le 5 de la rue de Vichy où il habitait avait vu défiler déjà bien des boîtes à violon ». Nommée officiellement « Groupement musical de Riorges » l’association fut administrée entre autre à l’origine par sa fille, violoniste passionnée riorgeoise : Denise Robin ; lui en étant administrateur général. Au poste de trésorier : Mr Massacrier ; comme secrétaire : Mlle Lucienne Soisson. On note aussi la présence d’un « archiviste » le « modeste et brave » père Troncy, qui se « montra particulièrement efficace » afin, par le truchement de membres honoraires, à subvenir aux premiers frais d’organisation. Ce sera plus tard le père Vallières, « encaisseur zélé, qui fera un très appréciable recrutement ». (NDLR : il ne s’agit pas pour autant de gens d’église). Des cours de solfège et violon commencèrent : 56 élèves étaient alors inscrits. Une première audition eut lieu le 22 juillet 1933 à la salle Rejony du Bourg. En fin de programme se présentèrent, fraîchement sorties des Conservatoires de Saint-Etienne et de Lyon, avec leur prix et faisant leur début dans l’enseignement : Denise Robin et Madeleine Tête (1) . Ainsi commença une longue collaboration.
L’école va se développer peu à peu et voir grandir son nombre d’élèves ainsi que son niveau. Elle traversera la période mouvementée de la guerre, participant dans la mesure de ses possibilités aux manifestations organisées alors en faveur des réfugiés, des vieillards, de tout ceux qui souffrent. L’importance de l’école grandissant chaque année, son effectif ayant doublé, il fut procédé en 1955 à diverses modifications, dont le changement de nom, devenant « Ecole de musique » (de Riorges Bourg.) Son bureau fut renouvelé et le local de la rue Carnot aux Canaux devant être abattu, l’école dût trouver un nouveau local. En 1964, Mr Girard, ancien maire de Riorges, laisse une grande salle au rez de chaussée de la mairie, à l’emplacement de l’ancienne poste. Le préau des filles du groupe scolaire Beaucueil fut aussi transformé pour un soir en salle de concert.
(Extraits réadaptés d’un
article paru dans le bulletin municipal N1 de la ville de Riorges,
1967).
Enfin, elle déménage à Riorges bourg, en 1973, dans l’ancienne école communale, aux côté de l’ancienne mairie, au même moment quasiment que commence le projet de réhabilitation du parc Beaulieu. Le bâtiment principal est divisé en deux parties au rez-de-chaussée , auxquelles on accède par un petit couloir, tandis qu’un escalier sur la droite mène à l’étage. Au fond à droite au rez de chaussée, on accède à la salle principale de solfège et de cours de piano. L’ambiance est studieuse et « à l’ancienne ». les élèves sont assis sur des bancs, devant les tables d’écolier en bois. On apprend le solfège (on ne parle pas encore de « formation musicale »), et régulièrement, la dictée musicale effraie celles et ceux ne pratiquant pas le piano. En effet, Jo joue un air en essayant de cacher au mieux ses mains, mais les élèves ne pratiquant pas l’instrument ne peuvent copier et décryptent laborieusement les mélodies. On y passe aussi les examens de chant, installés debout face au bureau du professeur et à un pupitre, mais surtout à une partition dont on doit chanter les notes en les nommant. Terrible souvenir là encore. Au fond à gauche du couloir : une marche nous permet d’accéder à une petite salle carrée, salle d’attente pour une autre salle souvent fermée, où se pratiquent les cours de violon. A l’étage, deux salles plus grandes : une à droite en haut des escaliers, réservée aux cours de flûte traversière, et à gauche, une autre grande salle où des cours de clarinette voire de solfège parfois sont assurés par Jo Parinello.
Les cours ont lieu surtout le mercredi, mais aussi en soirée, après l’école. Jo Parinello, professeur de clarinette et accordéon assure l’essentiel des cours de solfège. Ce jeune instrumentiste fraichement diplômé a créé l’école de musique de Charlieu avec sa sœur Cathy (aujourd’hui Valorge), en 1974 ; sœur qui s’en occupe toujours. Il a débuté à l’aube des années soixante-dix dans des orchestres de variété au synthétiseur (Inf’Trouble, Cadence, Flashdance, So Chic…) et a été l’élève de Bernard Forest, aussi accordéoniste et clarinettiste domicilié à l’époque à Pradines. C’est lui qui lui a donné le goût de ces instruments. Jo Parinello fondera en 1985 sa propre école de musique à Roanne. Parmi les autres professeurs de cette époque plus proche de nous, citons : Christian Ballansat (flûte traversière depuis 1973), madame Joanin (violon), Annick Foriot : piano ; madame Dinet (violon) ; Mlle Vignant (piano) ;Mr Jean Bardon : guitare classique ; Mr Servajean Christian : piano, Madame Meunier, institutrice et professeure de chant choral : bras droit de Mlle Tête.
Ci dessous à droiite : Jo Parinello, lors du camp à Bully, en 1983, dans la grande salle du rez de chaussée. (Photo archives famille Guigue)
Les examens se déroulaient dans la salle du bas, et des jurys assistaient les professeurs. Mlle Marthe Henri, professeure de violoncelle à Roanne et de maths au Lycée Jean-Puy, en faisait partie. Tout comme monsieur Déchelette, professeur de solfège, et clarinettiste. Les concours de fin d’année avec remise de prix, après être passés à l’hôtel de ville, finirent par se dérouler au gymnase Galliéni, inauguré en 1975. Les prix étaient pour la plupart des livres. On montaient les uns après les autres, à l’appel de notre nom, pour les recevoir. Une étiquette à l’intérieur dudit livre mentionnait la « note ». Au début des années quatre-vingt, le second bâtiment sur la gauche (ancienne mairie) sera aussi utilisé par l’association, avec une grande salle en haut des escaliers, où la flûte entre autre, sera pratiquée. Madeleine Tête, alors âgée de soixante-dix-ans, et directrice principale appréciée de tous, sera contrainte par son âge à laisser sa place à Jacques Boyer, professeur de musique au collège de Riorges Albert Schweitzer, à la rentrée 1982-1983. Les Palmes académiques lui auront été délivrées entre temps au gymnase Galliéni lors d’une cérémonie officielle le 22 mars 1981, avant une retraite bien méritée. Elle laissera un souvenir agréable mémorable à des centaines d’élèves ainsi qu’aux professeurs.
En
février 1983 eu lieu le premier camp musical à Bully, sur plusieurs
jours, dont beaucoup se souviennent émus des dortoirs de ce grand
bâtiment centre de vacances et des jeux en extérieur sur le mini
stade cimenté en terrasse à l’entrée du village. Puis l’école
déménagera alors une dernière fois en 1989, afin de rejoindre le
dit collège, pour ce qui deviendra le Centre
musical Pierre Boulez,
toujours géré par la même association. D’une école communale,
l’association resta donc aux côtés d’un autre établissement
scolaire, du second degré cette fois-ci. Une autre époque, mais des
noms, des visages et des souvenirs inoubliables.
Franck Guigue
(Ancien élève flûtiste de 1977 à 1984).
Jacques Boyer et des parents à la corvée patate, camp de Bully, 1983.
A droite au fond : l'élève violoniste Lautent Grégoire.
Cet article n’aurait pu être finalisé sans l’aide précieuse des archives d’Hubert Aupol (roannais puis saint-albanais, très impliqué dans le tissu associatif depuis février 1979, et entre autre trésorier du Gamec), celles de la ville de Riorges et l’aide de Laure Tolin et Sylvain Goutaland, et les témoignages de Jo Parinello et Christian Ballansat. professeurs.
Autres sources :
(1) Article sur Maurice Tête du 22 mai 2014 , sur Forez-info.com. Texte extrait de l'opuscule édité à l'occasion de l'exposition consacrée à l'artiste en 2013, conçue par l'association " Au Temps de Louis Caradot". https://www.forez-info.com/encyclopedie/le-saviez-vous/21255-maurice-tete.html
(2) Interview de Jean-Pierre Gilfaut, à l'origine du (re)lancement de l'association Les Enfants de la Côte (la société de musique datant de 1889), et fondateur du Printemps Musical en Pays roannais, le vendredi 25 mai 2018 dans l’Essor par Béatrice Perrod-Bonnamour.
Madeleine Tête (21
juillet 1907 - 1er juillet 2001) en 1958.
L’une
des trois filles de Maurice Tête, peintre local reconnu, pianiste
diplômée de talent, elle devint vite directrice de l’école de
Riorges (déjà
en 1968),
y consacrant pratiquement toute sa vie, en tous cas sa carrière.
(Photo : archives Riorges).
Palmes académiques, 1981 Riorges
Photo : Charles Revon (archives mairie de Riorges).
Cet article complet a connu une version trés résumée dans le Pays roannais du 29 février 2024.
#Patrimoine #Roanne #Riorges #Ecole #Musique #PierreBoulez #Centremusical
lundi 25 septembre 2023
Le dessinateur, l'aquarelliste et le photographe. (Un retour sur l'exposition du cercle Indigo 2023)
Ci-à gauche : reproduction d'une œuvre d'Abel Antonysamy, tirée de la page communication du site de la ville de Riorges. (DR) Les autres photos sont : Franck Guigue sauf exception.
Jean-Christophe Ronzier, aquarelliste roannais, était l’invité d’honneur de cette partie de l’exposition. Se disant lui-même assez moyen dessinateur, il nous invite dans des univers bizarrement colorés où la difformité de certains éléments du décor apportent une touche quasi surréaliste à ses œuvres. Intriguant et agréable à la fois. (Ci-dessous : photo d'une des œuvres exposées, issue de la page Instagram de J.C Ronzier).
(Photo d'une des œuvres exposées d'Andrée Wills d'un bateau dans les glaces, ci-dessous à droite. Particularité de cette dernière : avoir été réalisée sur une...toile !)
Au 2e étage, le public pouvait découvrir le travail artistique d’Abel Antonysamy, aquarelliste venant de Pondichery (Inde), ayant été invité d'honneur de l’édition 2022 du festival d’aquarelle de Pouilly-les-Nonains. Il a animé deux stages à Riorges les 19 et 20 septembre puis les 22 et 23 septembre. Approché avec envie, car son œuvre magnifique, basée quasi exclusivement sur les ambiances et la culture de son pays, émerveillent, je lui ai posé cette question : "un artiste comme vous, maîtrisant cette technique, dans le cadre de tableaux basés sur des scènes quotidiennes, doit-il aussi être un bon photographe ?" Ce à quoi il m'a répondu avec malice : " bon photographe, bon dessinateur, bon artiste". Arriver en effet à révéler la poussière d'une fête traditionnelle (le Pongal tamoul, en l'occurrence) grâce à l'eau et la couleur, n'est pas chose si aisée, tout comme il est important de laisser "vivre" et respirer son tableau avec des blancs de papier équilibrés et justement répandus. Tout cela et bien plus encore, Abel Antonysamy le maîtrise, et c'est ce qui fait toute la force et la beauté de ses œuvres.
(Photo d'une des œuvres exposées).
FG
mercredi 13 juillet 2022
Village du livre en cote roannaise : 20 ans de passions (partagées).
lundi 6 juin 2022
Teuk Shadow, que d'eau... et des Gangsters qui roulent !
J'écrivais dans une précédente note consacrée à ce "vieux" héros ninja philosophe que je parlerai de ce tome 2, qui avait été "oublié" dans ma bibliothèque, coincé entre deux autre petits comics. Cela est chose faite depuis mai 2022 sur le site de gestion BDovore, où toute ma collection est répertoriée, et où dorénavant, ces comics auto-édités sont référencés (et nulle part ailleurs à ce jour).
Ci-dessous, quelques images montrant les comics de près, avec leur spécificités, à savoir :
Vol 1 (2014) : 22 pages lecture sens japonais, couverture intérieur identique à la jaquette (moins la couleur). > nb : une réédition le proposera en sens français, et avec bulle sur couverture, comme les deux suivants.
Vol.
2 (2015) : 32 pages sens de lecture classique, et couverture intérieur
comprenant un dialogue en sus par rapport à la jaquette couleur.
Vol. 3 (2020) : 40 pages sens de lecture classique, et couverture intérieur comprenant un dialogue en sus par rapport à la jaquette couleur.
A noter : Olivier est sur le vol. 4, qui devrait paraître d'ici la fin de l'année si tout va bien, et on espère qu'un recueil (chez un éditeur ?) proposera l'intégrale de ce que je considère comme le summum de ce que cet auteur ami est capable. Impensable en effet de ne pas le voir en rayon de librairie !
L'auteur dessinateur mais aussi scénariste annonce par contre la parution prochaine de son long récit de Gangsters (1), en compagnie de l'autre roannais Cédric Fernandez, au dessin, d'après Storyboard d'Olivier (et là chez un nouvel éditeur...). Hâte !
(1) Récit de Gangsters dont j'avais déjà traité en 2014, lors de sa conception.
http://1oeilsurlegalet.blogspot.com/2014/09/olivier-paire-la-gash-dun-heros.html
dimanche 5 décembre 2021
Pour une légion d'honneur : la Bande dessinée !
Comme expliqué dans le troisième tirage réalisé en partenariat avec le Village du livre d'Ambierle ce mois de décembre, pour le compte entre autre de la ville de Roanne, qui souhaitait offrir des exemplaires à des jeunes ayant participé à un concours autour de l'histoire, ce projet vieux de deux ans a connu bien des déboires, et a été édité très (trop ?) rapidement en septembre dernier.
C'est cette précipitation, due à une urgence liée à l'arrivée de la fin d'une année consacrée au centenaire de la mort de Napoléon 1er et la 11eme édition du festival BD d'Ambierle, qui nous a mené à reprendre en grande partie cette micro édition, afin de l'expurger de ses coquilles restantes, aérer la maquette, et lui ajouter un texte de Monsieur Nicolin, maire de Roanne.
Quelques exemplaires sont cela dit disponibles dès ce weekend du 05 décembre, à Ambierle. Ne soyez donc pas étonnés de trouver des différences entre certains des exemplaires rencontrés au détour d'un fournisseur. (Librairie Un monde à soi Roanne, Maison presse Renaison ? (à venir), L'office du tourisme...).
De plus, à l'occasion des fêtes de fin d'année, une exposition du travail en commun des auteurs est proposée à l'Office du tourisme de Roanne.
"De
l’idée originale, au dessin, à la bande dessinée, en passant par le
synopsis, le Story Board, le découpage, et souvent la peinture pour Rob,
il est question de différentes étapes créatives, de différentes
techniques et compétences, qui sont à ces occasions mises en commun. On
découvrira les éléments intermédiaires de travail, des dessins originaux
de cette dernière BD, une dizaine de peintures et quelques travaux
relatifs à des projets passés et en devenir.
Une association artistique locale peu commune et vieille de déjà 10 ans, pour une plongée dans un atelier bouillonnant. "
samedi 2 octobre 2021
Teuk Shadow 3 par Petelus : couper dans les bulles, il faut !
Le vieux Ninja philosophe créé par Olivier Paire, alias Petelus, revient et doit prendre partie face à la dictature d'un despote criminel. Ça va barder.
Alors qu'il est sorti de la jungle à l'orée de laquelle on l'avait laissé dans le précédent épisode,(qu'il faudra bien que je chronique un jour), Teuk Shadow, ninja de son état, traîne ses sandales à l'extérieur de la ville, au food truck Onatof ("Oh No, Again a Truck of Food"*) tenu par la gentille Lucielle. Là, il y rencontre son pote indic, bossant pour le gouvernement, récemment gangrené par Donatio, un guide suprême ayant pris le pouvoir à l'aide d'une bande armée de demeurés sanguinaires, dans cette "République" bananière où il pleut souvent. Le problème est le suivant : laisser faire, ou mettre un terme à ces exactions. D'autant plus que le contexte sécuritaire est tendu en banlieue : des bandes de scalpeurs sévissent en effet dans les rues. Mais le mal est parfois encore plus vicieux que l'on croit...
Si c'est un réel plaisir de retrouver le rare personnage de Teuk, si charismatique, puisque issu d'une publication amateure, comics alternatif format A5, au dessin crayonné poussé très agréable, non encré, on retrouve aussi la verve de Petelus, qui se sert de son Ninja favoris (il est l'auteur d'autres séries), pour exprimer ses sentiments sur le monde qui l'entoure. Et il le fait avec une verve qui lui est propre, c'est à dire... débordante, envahissante. Petelus aime en effet le verbe, mais l'use trop souvent à l'occasion de dialogues à la limite de la logorrhée. C'est malheureusement le seul et unique défaut d'une série qui ne conte sinon que des points positifs. Dans ce troisième épisode, il faut s'accrocher pour aller au bout de certaines bulles, certaines cases, et c'est dommage. Certes, l'humour au 5eme degré sert de coussin à ces déversements de philosophie de comptoir, mais trop c'est trop. Cela nuit au bon déroulement du rythme du récit, d'autant plus que le format A5 n'arrange rien à la lecture de petits textes volumineux, et risque bêtement de faire fuir le lecteur lambda découvrant Teuk Shadow, alors que cette création vaut vraiment le coup. Aussi, un conseil : un tout petit peu moins de texte dans les bulles, et ce sera parfait. D'autant plus que Petelus se fend d'un epilogue explicatif de 3 pages, sur le contexte du "Magal, ou le sacrifice qu'il fallut pour rendre de nouveau le Ninja crédible".
...Doucement mais surement, et depuis 2014, cette série alternative construit son propre mythe, et pourrait bien déboucher sur une consécration méritée en 2022. C'est tout ce qu'on lui souhaite. FG (*) Petelus rend hommage avec malice ici au fanzine qui l'a vu débuter il y a vingt ans à Roanne : Onabok (Oh No Again a Book of Komics")
Teuk Shadow 3 par Petelus
Éditions Chabert United 2020 https://www.celledevison.com
Dessin tiré du site de l'auteur.
mercredi 28 octobre 2020
Profession peintre : c'est Clerc maintenant.
Je ne poste que la page consacrée à l'artiste, la préface et la dernière page, sachant que le reste du document est présenté de la même manière pour chaque peintre exposé.
dimanche 11 octobre 2020
Ambierle BD spécial 10 ans : "clercment" une réussite ?
samedi 26 octobre 2019
Fête du livre de Saint Étienne 2019 : pas d’ondées pour les indés...
D'abord un saut très rapide sous le chapiteau principal de la place de l'hôtel de ville, où, une fois n'est pas coutume, Gérard, de la librairie L'Etrange RDV occupait, avec ses nombreux invités, un pan presque entier d'un des côtés du couvert. L'occasion de voir Anthony Pastor en action, lui qui vient de conclure le tryptique « No War » chez Casterman, (premier cycle), superbe série d'anticipation écologique et social politique qui donnait lieu à une petite exposition à l'école nationale d'architecture. L'occasion d'une piqure de rappel sur l'importance réelle de cette œuvre, graphiquement réussie (à part ses couvertures ?) Et son propos, mélangeant traditions et héritages nordiques, et enjeux politiciens économiques modernes.
Sous ce même
chapiteau, découverte très plaisante d'un jeune auteur fraîchement
publié chez 1caseenmoins (tiens?!), collection de chez Delcourt :
Weldohson, alias Felipe Jiménez, pour « White Spirit »,
réalisé avec Dedo (du Jamel Comedy Club) en janvier dernier. Une
association étrange, pour un premier album fricotant tout à la fois
avec les EC comics et la rigolade, mais goûteux, au style graphique
noir et blanc accrocheur, rappelant par moment Derf Backderf. Pas mal... Lorsqu'une première impression dégage autant de bons feelings,
c'est plutôt bon signe...Le tout nouveau numéro est un petit format, de fait plus épais, aux couvertures multiples, ce qui décuple aussi le plaisir et l'envie. À suivre, bien sûr, même si les publications épisodiques sont assez espacées dans le temps.
La deuxième pause
s'effectue sur le stand de Epox et Botox, invité par les locaux de
Prisme éditions. Aude Carbone présente son travail d'artiste mais
surtout de directrice artistique, dans une structure qui pratique "la
chirurgie plastique appliquée au fond et à la forme". Superbes
fanzine's A5 sérigraphies couleur, avec découpes, comme dans ce
très beau « Vendetta 451 » ou encore le rougeoyant « Oniric Planet », de l'italien Bernardino Constantino. https://www.einacollectif.com/
http://www.tanibis.net/
http://jarjille.over-blog.com/
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| © Deloupy-Alep (Facebook de l'auteur) |
...Normal vous me direz, vu le lieu du salon choisi ? ;-)
Toutes ces parutions peuvent néanmoins se trouver à la librairie Mauvais genre, 5 rue Notre Dame, 42000 Saint-Etienne, mais aussi à la : Bédothèque, les 1er et 3e e vendredi du mois. (Salle polyvalente, Arts du forez, 4 Bld Robert Maurice, Saint-Etienne. )
Sites hystériques (liens parallèles ou amis)
- 1 oeil sur le galet
- 1caseenmoins : rien que de la BD (nombreux liens)
- Action time, where vinyls are alive !
- Bernie Wrightson in french !
- Bulles en côte roannaise
- Celle de vison (Petelus fourre tout)
- Corben, enfant du feu
- Graphic lab
- Kronix
- Le blog d'hector (pemier du nom.. plein de liens.)
- Onabok, le site officiel
- Pastel Rob
- RenaisonBD
- Rockaroanne : c'est clair, non ?
- Sarujin : Steve Vobmann
- Senzu blog






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