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mercredi 2 avril 2025

Le Toine en côte roannaise... vous attend !



Conçu de 2004 à 2023, et paru ce 1er avril 2025, cet album de bande dessinée compilatoire a été réalisé en majeure partie par Robert Ellias (dessins) et Franck Guigue (historiettes).
 
Le Toine, anti héros cocasse mais gentil, vit des aventures dans le bassin roannais et alentours.
C'est ainsi que nous sommes amenés à le voir évoluer sur Roanne, au bord du Renaison, à Saint Rirand, vers Crémeaux, à Lapalisse...et on traverse divers paysages de la côte roannaise.

Si votre commune est intéressée pour découvrir et faire découvrir cet album d'humour mettant en valeur nos campagnes et les valeurs simples et humanistes de ce personnage, alors n'hésitez pas à inviter les auteurs pour une séance dédicace. Et pourquoi pas devant un verre de vin !? (à consommer avec modération).

Ils se feront une plaisir d'y répondre dans la mesure de leurs disponibilités.
 
Contact : hectorvadair at gmail.com 





vendredi 20 septembre 2024

Le toine : l'album ! (hommage à Rob Ellias)

Dimanche 22 septembre, à l'occasion du 14eme festival BD d'Ambierle, lancement d'une souscription pour un album BD consacré au personnage local truculent du Toine. 

J'ai eu en effet l'honneur d'accompagner sur 7 épisodes, entre 2004 et 2023, en tant que scénariste dans le journal BD Guère épais, ce personnage truculent créé par Rob Ellias, ami qui nous a quitté en mars dernier, à l'âge de 78 ans. Il était question de publier cet album lors de la finalisation de notre dernière histoire en 2023, mais le destin en a décidé autrement. C'est donc un album BD hommage, rassemblant l'intégralité des histoires du Toine, dont la dernière, reprise/dessinée finalement par Alain Bonvin, que j'auto-édite en fin d'année sous la forme d'un album broché de 48 pages, avec de nombreux inédits. Les amis de Rob et amateurs du Toine auront l'occasion de souscrire en avant-première à celui-ci, dès cette fin de semaine pour les plus rapides. Je serai présent quoi qu'il en soit dimanche au Festival BD d'Ambierle, sur un stand, afin d'échanger à ce sujet avec tout un chacun. J'aurais aussi avec moi quelques-uns des tous derniers exemplaires de mon carnet de Stockholm Vas-y à Vasa!. A vous rencontrer ! 

Photo de couverture pas tout à fait contractuelle. 

Ci-dessous le bon à télécharger afin de souscrire, si intéressé. 



vendredi 1 mars 2024

Ecole de musique de Riorges Bourg : un air de nostalgie issu des années trente. (Avant Pierre Boulez)

Ils ont aujourd’hui la cinquantaine ou bien plus, et se souviennent des heures qu’ils ont passées dans les années soixante-dix et quatre-vingt au sein de cette vieille école de musique au bourg de Riorges, ayant accueilli jusqu’à 300 élèves et qui fut le tremplin du centre musical Pierre Boulez.

Mais combien savent encore que cette association fut créée le vingt avril 1933 à la salle municipale des Canaux !?
Ci-dessus, l'école des Canaux en 1947.

L’idée en revient à « un fervent de musique : Mr. Louis Robin, installé aux Canaux depuis 1911, (qui) avait toujours rêvé de propager cet art au maximum, et le 5 de la rue de Vichy où il habitait avait vu défiler déjà bien des boîtes à violon ». Nommée officiellement « Groupement musical de Riorges » l’association fut administrée entre autre à l’origine par sa fille, violoniste passionnée riorgeoise : Denise Robin ; lui en étant administrateur général. Au poste de trésorier : Mr Massacrier ; comme secrétaire : Mlle Lucienne Soisson. On note aussi la présence d’un « archiviste » le « modeste et brave » père Troncy, qui se « montra particulièrement efficace » afin, par le truchement de membres honoraires, à subvenir aux premiers frais d’organisation. Ce sera plus tard le père Vallières, « encaisseur zélé, qui fera un très appréciable recrutement ». (NDLR : il ne s’agit pas pour autant de gens d’église). Des cours de solfège et violon commencèrent : 56 élèves étaient alors inscrits. Une première audition eut lieu le 22 juillet 1933 à la salle Rejony du Bourg. En fin de programme se présentèrent, fraîchement sorties des Conservatoires de Saint-Etienne et de Lyon, avec leur prix et faisant leur début dans l’enseignement : Denise Robin et Madeleine Tête (1) . Ainsi commença une longue collaboration.

L’école va se développer peu à peu et voir grandir son nombre d’élèves ainsi que son niveau. Elle traversera la période mouvementée de la guerre, participant dans la mesure de ses possibilités aux manifestations organisées alors en faveur des réfugiés, des vieillards, de tout ceux qui souffrent. L’importance de l’école grandissant chaque année, son effectif ayant doublé, il fut procédé en 1955 à diverses modifications, dont le changement de nom, devenant « Ecole de musique » (de Riorges Bourg.) Son bureau fut renouvelé et le local de la rue Carnot aux Canaux devant être abattu, l’école dût trouver un nouveau local. En 1964, Mr Girard, ancien maire de Riorges, laisse une grande salle au rez de chaussée de la mairie, à l’emplacement de l’ancienne poste. Le préau des filles du groupe scolaire Beaucueil fut aussi transformé pour un soir en salle de concert.

(Extraits réadaptés d’un article paru dans le bulletin municipal N1 de la ville de Riorges, 1967).

Enfin, elle déménage à Riorges bourg, en 1973, dans l’ancienne école communale, aux côté de l’ancienne mairie, au même moment quasiment que commence le projet de réhabilitation du parc Beaulieu. Le bâtiment principal est divisé en deux parties au rez-de-chaussée , auxquelles on accède par un petit couloir, tandis qu’un escalier sur la droite mène à l’étage. Au fond à droite au rez de chaussée, on accède à la salle principale de solfège et de cours de piano. L’ambiance est studieuse et « à l’ancienne ». les élèves sont assis sur des bancs, devant les tables d’écolier en bois. On apprend le solfège (on ne parle pas encore de « formation musicale »), et régulièrement, la dictée musicale effraie celles et ceux ne pratiquant pas le piano. En effet, Jo joue un air en essayant de cacher au mieux ses mains, mais les élèves ne pratiquant pas l’instrument ne peuvent copier et décryptent laborieusement les mélodies. On y passe aussi les examens de chant, installés debout face au bureau du professeur et à un pupitre, mais surtout à une partition dont on doit chanter les notes en les nommant. Terrible souvenir là encore. Au fond à gauche du couloir : une marche nous permet d’accéder à une petite salle carrée, salle d’attente pour une autre salle souvent fermée, où se pratiquent les cours de violon. A l’étage, deux salles plus grandes : une à droite en haut des escaliers, réservée aux cours de flûte traversière, et à gauche, une autre grande salle où des cours de clarinette voire de solfège parfois sont assurés par Jo Parinello.

Les cours ont lieu surtout le mercredi, mais aussi en soirée, après l’école. Jo Parinello, professeur de clarinette et accordéon assure l’essentiel des cours de solfège. Ce jeune instrumentiste fraichement diplômé a créé l’école de musique de Charlieu avec sa sœur Cathy (aujourd’hui Valorge), en 1974 ; sœur qui s’en occupe toujours. Il a débuté à l’aube des années soixante-dix dans des orchestres de variété au synthétiseur (Inf’Trouble, Cadence, Flashdance, So Chic…) et a été l’élève de Bernard Forest, aussi accordéoniste et clarinettiste domicilié à l’époque à Pradines. C’est lui qui lui a donné le goût de ces instruments. Jo Parinello fondera en 1985 sa propre école de musique à Roanne. Parmi les autres professeurs de cette époque plus proche de nous, citons : Christian Ballansat (flûte traversière depuis 1973), madame Joanin (violon), Annick Foriot : piano ; madame Dinet (violon) ; Mlle Vignant (piano) ;Mr Jean Bardon : guitare classique ; Mr Servajean Christian : piano, Madame Meunier, institutrice et professeure de chant choral : bras droit de Mlle Tête. 

Ci dessous à droiite : Jo Parinello, lors du camp à Bully, en 1983, dans la grande salle du rez de chaussée. (Photo archives famille Guigue) 

Les examens se déroulaient dans la salle du bas, et des jurys assistaient les professeurs. Mlle Marthe Henri, professeure de violoncelle à Roanne et de maths au Lycée Jean-Puy, en faisait partie. Tout comme monsieur Déchelette, professeur de solfège, et clarinettiste. Les concours de fin d’année avec remise de prix, après être passés à l’hôtel de ville, finirent par se dérouler au gymnase Galliéni, inauguré en 1975. Les prix étaient pour la plupart des livres. On montaient les uns après les autres, à l’appel de notre nom, pour les recevoir. Une étiquette à l’intérieur dudit livre mentionnait la « note ». Au début des années quatre-vingt, le second bâtiment sur la gauche (ancienne mairie) sera aussi utilisé par l’association, avec une grande salle en haut des escaliers, où la flûte entre autre, sera pratiquée. Madeleine Tête, alors âgée de soixante-dix-ans, et directrice principale appréciée de tous, sera contrainte par son âge à laisser sa place à Jacques Boyer, professeur de musique au collège de Riorges Albert Schweitzer, à la rentrée 1982-1983. Les Palmes académiques lui auront été délivrées entre temps au gymnase Galliéni lors d’une cérémonie officielle le 22 mars 1981, avant une retraite bien méritée. Elle laissera un souvenir agréable mémorable à des centaines d’élèves ainsi qu’aux professeurs.

En février 1983 eu lieu le premier camp musical à Bully, sur plusieurs jours, dont beaucoup se souviennent émus des dortoirs de ce grand bâtiment centre de vacances et des jeux en extérieur sur le mini stade cimenté en terrasse à l’entrée du village. Puis l’école déménagera alors une dernière fois en 1989, afin de rejoindre le dit collège, pour ce qui deviendra le Centre musical Pierre Boulez, toujours géré par la même association. D’une école communale, l’association resta donc aux côtés d’un autre établissement scolaire, du second degré cette fois-ci. Une autre époque, mais des noms, des visages et des souvenirs inoubliables.

Franck Guigue

(Ancien élève flûtiste de 1977 à 1984). 


Jacques Boyer et des parents à la corvée patate, camp de Bully, 1983.
A droite au fond : l'élève violoniste Lautent Grégoire.


Cet article n’aurait pu être finalisé sans l’aide précieuse des archives d’Hubert Aupol (roannais puis saint-albanais, très impliqué dans le tissu associatif depuis février 1979, et entre autre trésorier du Gamec), celles de la ville de Riorges et l’aide de Laure Tolin et Sylvain Goutaland, et les témoignages de Jo Parinello et Christian Ballansat. professeurs.

Autres sources :

(1) Article sur Maurice Tête du 22 mai 2014 , sur Forez-info.com. Texte extrait de l'opuscule édité à  l'occasion de l'exposition consacrée à  l'artiste en 2013, conçue par l'association " Au Temps de Louis Caradot". https://www.forez-info.com/encyclopedie/le-saviez-vous/21255-maurice-tete.html

(2) Interview de Jean-Pierre Gilfaut, à l'origine du (re)lancement de l'association Les Enfants de la Côte (la société de musique datant de 1889), et fondateur du Printemps Musical en Pays roannais, le vendredi 25 mai 2018 dans l’Essor par Béatrice Perrod-Bonnamour.

 Madeleine Tête (21 juillet 1907 - 1er juillet 2001) en 1958.
L’une des trois filles de Maurice Tête, peintre local reconnu, pianiste diplômée de talent, elle devint vite directrice de l’école de Riorges (déjà en 1968), y consacrant pratiquement toute sa vie, en tous cas sa carrière. (Photo : archives Riorges).

Palmes académiques, 1981 Riorges
Photo : Charles Revon (archives mairie de Riorges).


Cet article complet a connu une version trés résumée dans le Pays roannais du 29 février 2024. 


#Patrimoine #Roanne #Riorges #Ecole #Musique #PierreBoulez #Centremusical

lundi 25 septembre 2023

Le dessinateur, l'aquarelliste et le photographe. (Un retour sur l'exposition du cercle Indigo 2023)

C'est intéressé par les derniers feux de l'exposition riorgeoise mettant en avant la technique de l'aquarelle, que je me suis rendu ce dimanche après midi ensoleillé en vélo au château de Beaulieu. Au premier étage, le Cercle artistique Indigo de Pouilly les Nonains présentait les œuvres de ses membres, mêlant huiles, acryliques et aquarelles autour de la thématique : L’eau sous ses différentes déclinaisons. Retour très subjectif :

Ci-à gauche : reproduction d'une œuvre d'Abel Antonysamy, tirée de la page communication du site de la ville de Riorges. (DR) Les autres photos sont : Franck Guigue sauf exception.


Jean-Christophe Ronzier,
aquarelliste roannais, était l’invité d’honneur de cette partie de l’exposition. Se disant lui-même assez moyen dessinateur, il nous invite dans des univers bizarrement colorés où la difformité de certains éléments du décor apportent une touche quasi surréaliste à ses œuvres. Intriguant et agréable à la fois. (Ci-dessous : photo d'une des œuvres exposées, issue de la page Instagram de J.C Ronzier).


Les aquarelles d'Andrée Wills, autre exposante du club, bien que plus classiques dans leurs sujets démontrent une très bonne technique et une belle sensibilité aussi.
(Photo d'une des œuvres exposées d'Andrée Wills d'un bateau dans les glaces, ci-dessous à droite. Particularité de cette dernière : avoir été réalisée sur une...toile !)

Au 2e étage, le public pouvait découvrir le travail artistique d’Abel Antonysamy, aquarelliste venant de Pondichery (Inde), ayant été invité d'honneur de l’édition 2022 du festival d’aquarelle de Pouilly-les-Nonains. Il a animé deux stages à Riorges les 19 et 20 septembre puis les 22 et 23 septembre. Approché avec envie, car son œuvre magnifique, basée quasi exclusivement sur les ambiances et la culture de son pays, émerveillent, je lui ai posé cette question : "un artiste comme vous,  maîtrisant cette technique, dans le cadre de tableaux basés sur des scènes quotidiennes, doit-il aussi être un bon photographe ?"  Ce à quoi il m'a répondu avec malice : " bon photographe, bon dessinateur, bon artiste".
Arriver en effet à révéler la poussière d'une fête traditionnelle (le Pongal tamoul, en l'occurrence) grâce à l'eau et la couleur, n'est pas chose si aisée, tout comme il est important de laisser "vivre" et respirer son tableau avec des blancs de papier équilibrés et justement répandus. Tout cela et bien plus encore, Abel Antonysamy le maîtrise, et c'est ce qui fait toute la force et la beauté de ses œuvres.  
 

 Scène de pêche à l'aquarelle d'Abel Antonysamy, digne d'une belle photo.
(Photo d'une des œuvres exposées).

 
Une de ses élèves et amie, mais aussi secrétaire du cercle Indigo : Christine Kibkalo, travaillant différentes techniques depuis une dizaine d'années déjà, férue de voyages exotiques et s'étant déjà rendu au moins deux fois en Inde, mais aussi au Vietnam -  dont elle a ramené de nombreux carnets de voyage - n'aura sans doute bientôt plus grand chose à envier au maître, tant cette passionnée de Pouilly les nonains a su trouver sa voie. Il suffit de regarder ses aquarelles magnifiques et pleines de vie, telle ce passage en barque sous des frondaisons du Mékong (voir ci-dessous), ou bien ce ramasseur de légumes et herbes aromatiques dans l'eau terreuse, mais aussi les quelques acryliques présentées, comme celle d'une femme indienne poussant une barque, pour s'en persuader. Une belle exposition, et des élèves doués.

FG
 
 Ci-dessous : quelques photos des œuvres exposées de Christine Kibkalo :

mercredi 13 juillet 2022

Village du livre en cote roannaise : 20 ans de passions (partagées).



Samedi soir 02 juillet, le Village du livre d'Ambierle réunissait ses fidèles adhérents et amis au restaurant le Lancelot, afin de fêter ses vingts ans d'existence. J'y étais et ai passé un très agréable moment. Cette association, née en 2002 sur le modèle des villages du livre existants en France et Belgique, a été créée par Jo Taboulet, Nathalie Berthel, alors libraire à la librairie Forum de Roanne et Christine Kibkalo, travaillant à la poste de Saint Romain la motte, et bénévole à la bibliothèque communale jouxtant ces locaux . L'époque était au derniers feux du festival de science fiction créé par Jo 25 ans plus tôt à Roanne, et c'est dans ce village de St Romain, au dessus de Roanne, que ces trois-là ont fait germer une idée. Quelques animations autour du livre, de la bande dessinée et de la SF, passions de Jo, y ont en effet été organisées, avec entrain et bonne ambiance, et j'ai eu pour ma part l'occasion d'y être associé avec l'association locale de bande dessinée Ikon & Imago, créée seulement deux ans auparavant. Nous étions d'ailleurs présents aux dernières éditions (2000-2001) du festival Rhône Alpes SF, ce qui nous a permis aussi d'inviter le dessinateur et ami Reed man, figure du fanzinat comics punk régional rencontré à cette époque à Angoulême. Avec les amis dessinateurs dont Christian Chavassieux, Olivier Paire, Patrick Biesse, Rob Ellias, Cédric fernandez, Thibaut Mazoyer, nous avons participé aux premières manifestations qui allaient devenir les marchés du livre. C'est à ces occasions que j'ai entre autre fait la connaissance de Michel Jacquet, collectionneur de bande dessinée de Villerest, qui allait devenir une cheville ouvrière de l'association et créer ensuite, avec son collègue dessinateur Serge Prudhomme,(alias Deloupy), la structure d'édition indépendante associative Jarjille, après son déménagement sur Saint-Etienne. Malheureusement, l'expérience Saint-Romain-la-motte fit long feu, comme l'explique Jo Taboulet dans la brochure épaisse qu'il a publié avec l'aide de l'association ce mois de juillet ; la structure devant s'expatrier Ex abrupto à Ambierle, village de caractère, où finalement, la municipalité accueillit bien plus chaleureusement l'idée d'un village du livre que sa voisine.

De mon côté, ayant aménagé de Roanne vers la campagne renaisonnaise en 2000 (village situé au bas de la côte roannaise, et allant jusqu'à la plaine), je me suis impliqué dans le milieu associatif local, intégrant le bureau du conseil de parents d'élèves FCpe, puis étant élu au conseil municipal en 2008 dans l'équipe de Jacques Thirouin, travaillant entre autre au sein de la commission culturelle. Démissionnant l'année suivante, pour raisons de santé, et alors que parallèlement Ikon & Imago venait d'être dissoute un an plus tôt, nous avons créé avec l'association FCpe de parents d'élèves locale, un festival de bande dessinée sur Renaison. Il faut dire que la municipalité était particulièrement favorable et motivée. De 2009 à 2010 eu donc lieu "RenaisonBD", réussite qui apporta une nouvelle dynamique sur la côte roannaise, donnant une certaine envie à Ambierle pour prendre le relais lorsque la flamme (et les finances) s'éteignirent dans notre propre association. De son côté, le village du livre avait du en effet traverser quelques soubresauts au sein de son équipe, mais a su se repositionner depuis, réussissant ainsi à mettre sur pied son propre festival BD, issu des marchés du livre (et SF) en 2011. Festival dont j'ai rejoint l'équipe - qui venait de changer- à l'occasion de sa dixième édition en 2020 (à une année juste près, on ne va pas chipoter), année d'invitation de inénarrable dessinateur Serge Clerc, originaire de Roanne, pour une exposition rétrospective inédite au Château de Beaulieu à Riorges, qui donna lieu à quelques dérapages ayant marqué les mémoires. Et pour être tout à fait clair, malgré ce qui est écrit dans le livre souvenirs de Jo (accompagné de quelques témoignages), ce n'est pas moi, commissaire de l'exposition, et à l'origine de son invitation, qui ai choisi de ne plus parler à l'artiste au final, mais lui, et définitivement, s'étant senti pas assez bien traité apparemment. Et oui, Ambierle n'est pas Paris, ni Nérac, ni Perpignan, les moyens ne sont pas les mêmes, et une vedette se reconnait, je pense, autant à son talent qu'à son humilité, ce qui était assez loin d'être le cas. Restez une semaine complète avec l'individu, et vous jugerez sur pied. (Et l'on m'avait pourtant bien averti). L'année suivante, c'est avec une non moins grande fierté que j'étais à l'initiative de la venue du grand Enrique Breccia, l'un des plus grand artistes "classiques", auteur- dessinateur argentin, résidant en Italie depuis une poignée d'années et édité en France par les éditions Ilatina. Il vint "accompagné" par l'autre transalpin Lele Vianello, ami d'Hugo Pratt, que les éditions Mosquito, par le biais de son créateur Michel Jans, nous permirent d'inviter. Deux invitations étrangères et deux éditions particulièrement goûteuses, sans parler du reste des affiches. Bref, un engagement presque continu au service de la Bande dessinée au long de ces vingt dernières années, en parallèle de l'ami Jo.
Vous retrouverez ces souvenirs et bien d'autres, tout en couleur et archives, dans la publication de Jo Taboulet, même si ces explications et précisions me concernant méritaient d'être écrites.

FG 13/07/2022.

Vingt ans d'histoire (s) du village du livre. 2002-2022 Saint-Romain-la-motte - Ambierle.
Village du livre d'Ambierle éditions
ISBN : 9782957859825
84 pages couleur. Format A4 dos carré collé. 10€.


L'équipe de Renaison, fière.

lundi 6 juin 2022

Teuk Shadow, que d'eau... et des Gangsters qui roulent !

Remis la main par hasard sur l'épisode 2 de cet excellent mini comic roannais réalisé "à la maison" en 2015 par Pétélus, alias Olivier Paire, où l'eau est un élément principal du décor (et même des protagonistes) (chut !...)

J'écrivais dans une précédente note consacrée à ce "vieux" héros ninja philosophe que je parlerai de ce tome 2, qui avait été "oublié" dans ma bibliothèque, coincé entre deux autre petits comics. Cela est chose faite depuis mai 2022 sur le site de gestion BDovore, où toute ma collection est répertoriée, et où dorénavant, ces comics auto-édités sont référencés (et nulle part ailleurs à ce jour).

Ci-dessous, quelques images montrant les comics de près, avec leur spécificités, à savoir : 

 

 

 

Vol 1 (2014) : 22 pages lecture sens japonais, couverture intérieur identique à la jaquette (moins la couleur). > nb : une réédition le proposera en sens français, et avec bulle sur couverture, comme les deux suivants. 

Vol. 2 (2015) : 32 pages sens de lecture classique, et couverture intérieur comprenant un dialogue en sus par rapport à la jaquette couleur.

Vol. 3 (2020) : 40 pages sens de lecture classique, et couverture intérieur comprenant un dialogue en sus par rapport à la jaquette couleur.

 

 

A noter : Olivier est sur le vol. 4, qui devrait paraître d'ici la fin de l'année si tout va bien, et on espère qu'un recueil (chez un éditeur ?) proposera l'intégrale de ce que je considère comme le summum de ce que cet auteur ami est capable. Impensable en effet de ne pas le voir en rayon de librairie !

L'auteur dessinateur mais aussi scénariste annonce par contre la parution prochaine de son long récit de Gangsters (1), en compagnie de l'autre roannais Cédric Fernandez, au dessin, d'après Storyboard d'Olivier (et là chez un nouvel éditeur...). Hâte !

(1) Récit de Gangsters dont j'avais déjà traité en 2014, lors de sa conception.
http://1oeilsurlegalet.blogspot.com/2014/09/olivier-paire-la-gash-dun-heros.html



dimanche 5 décembre 2021

Pour une légion d'honneur : la Bande dessinée !

Rob Ellias et moi-même avons créé et édité un premier tirage limité à 50 exemplaires numérotés d'une brochure à l'occasion du festival BD d'Ambierle le weekend du 26 septembre : Pour une Légion d’honneur. Une bande dessinée de douze pages couleur, format A4, agrafée, relatant l’invasion autrichienne en 1814 à Roanne.

Comme expliqué dans le troisième tirage réalisé en partenariat avec le Village du livre d'Ambierle ce mois de décembre, pour le compte entre autre de la ville de Roanne, qui souhaitait offrir des exemplaires à des jeunes ayant participé à un concours autour de l'histoire, ce projet vieux de deux ans a connu bien des déboires, et a été édité très (trop ?) rapidement en septembre dernier.

C'est cette précipitation, due à une urgence liée à l'arrivée de la fin d'une année consacrée au centenaire de la mort de Napoléon 1er et la 11eme édition du festival BD d'Ambierle, qui nous a mené à reprendre en grande partie cette micro édition, afin de l'expurger de ses coquilles restantes, aérer la maquette, et lui ajouter un texte de Monsieur Nicolin, maire de Roanne.
Quelques exemplaires sont cela dit disponibles dès ce weekend du 05 décembre, à Ambierle. Ne soyez donc pas étonnés de trouver des différences entre certains des exemplaires rencontrés au détour d'un fournisseur. (Librairie Un monde à soi Roanne, Maison presse Renaison ? (à venir), L'office du tourisme...).


De plus, à l'occasion des fêtes de fin d'année, une exposition du travail en commun des auteurs est proposée à l'Office du tourisme de Roanne.

"De l’idée originale, au dessin, à la bande dessinée, en passant par le synopsis, le Story Board, le découpage, et souvent la peinture pour Rob, il est question de différentes étapes créatives, de différentes techniques et compétences, qui sont à ces occasions mises en commun. On découvrira les éléments intermédiaires de travail, des dessins originaux de cette dernière BD, une dizaine de peintures et quelques travaux relatifs à des projets passés et en devenir.
Une association artistique locale peu commune et vieille de déjà 10 ans, pour une plongée dans un atelier bouillonnant. "


https://www.leroannais.com/agenda/tous-les-evenements/

samedi 2 octobre 2021

Teuk Shadow 3 par Petelus : couper dans les bulles, il faut !

Le vieux Ninja philosophe créé par Olivier Paire, alias Petelus, revient et doit prendre partie face à la dictature d'un despote criminel. Ça va barder.

Alors qu'il est sorti de la jungle à l'orée de laquelle on l'avait laissé dans le précédent épisode,(qu'il faudra bien que je chronique un jour), Teuk Shadow, ninja de son état, traîne ses sandales à l'extérieur de la ville, au food truck Onatof ("Oh No, Again a Truck of Food"*) tenu par la gentille Lucielle. Là, il y rencontre son pote indic, bossant pour le gouvernement, récemment gangrené par Donatio, un guide suprême ayant pris le pouvoir à l'aide d'une bande armée de demeurés sanguinaires, dans cette "République" bananière où il pleut souvent. Le problème est le suivant : laisser faire, ou mettre un terme à ces exactions. D'autant plus que le contexte sécuritaire est tendu en banlieue : des bandes de scalpeurs sévissent en effet dans les rues. Mais le mal est parfois encore plus vicieux que l'on croit...

 
Si c'est un réel plaisir de retrouver le rare personnage de Teuk, si charismatique, puisque issu d'une publication amateure, comics alternatif format A5, au dessin crayonné poussé très agréable, non encré, on retrouve aussi la verve de Petelus, qui se sert de son Ninja favoris (il est l'auteur d'autres séries), pour exprimer ses sentiments sur le monde qui l'entoure. Et il le fait avec une verve qui lui est propre, c'est à dire... débordante, envahissante. Petelus aime en effet le verbe, mais l'use trop souvent à l'occasion de dialogues à la limite de la logorrhée. C'est malheureusement le seul et unique défaut d'une série qui ne conte sinon que des points positifs. Dans ce troisième épisode, il faut s'accrocher pour aller au bout de certaines bulles, certaines cases, et c'est dommage. Certes, l'humour au 5eme degré sert de coussin à ces déversements de philosophie de comptoir, mais trop c'est trop. Cela nuit au bon déroulement du rythme du récit, d'autant plus que le format A5 n'arrange rien à la lecture de petits textes volumineux, et risque bêtement de faire fuir le lecteur lambda découvrant Teuk Shadow, alors que cette création vaut vraiment le coup. Aussi, un conseil : un tout petit peu moins de texte dans les bulles, et ce sera parfait. D'autant plus que Petelus se fend d'un epilogue explicatif de 3 pages, sur le contexte du "Magal, ou le sacrifice qu'il fallut pour rendre de nouveau le Ninja crédible". 
...Doucement mais surement, et depuis 2014, cette série alternative construit son propre mythe, et pourrait bien déboucher sur une consécration méritée en 2022. C'est tout ce qu'on lui souhaite. FG (*) Petelus rend hommage avec malice ici au fanzine qui l'a vu débuter il y a vingt ans à Roanne : Onabok (Oh No Again a Book of Komics") 
 
Teuk Shadow 3 par Petelus
Éditions Chabert United 2020 
https://www.celledevison.com
 
Dessin tiré du site de l'auteur.

mercredi 28 octobre 2020

Profession peintre : c'est Clerc maintenant.

Evoquée dans la gazette spéciale éditée à l'occasion du festival BD d'Ambierle 2020, et de la venue de Serge Clerc pour une exposition rétrospective riorgeoise mettant entre autre en avant ses travaux roannais, la précédente exposition roannaise de l'artiste, datée 1982, avait été injustement localisée à la maison des métiers d'arts lors de notre entretien. La mémoire joue parfois des tours, et n'ayant pas eu la brochure produite à l'époque dans les mains à ce moment là, je n'avais pas pu vérifier.

C'est fait désormais, et l'on peut donc la localiser au musée Déchelette. Resterait à évoquer le nombre d'oeuvres qui y ont été exposées...

Je ne poste que la page consacrée à l'artiste, la préface et la dernière page, sachant que le reste du document est présenté de la même manière pour chaque peintre exposé.





dimanche 11 octobre 2020

Ambierle BD spécial 10 ans : "clercment" une réussite ?

Le 10eme festival d'Ambierle est terminé, plié, mais la pluie qui l'a accompagné, parfois avec intensité (véhémence!?) continue de nous gêner. Il faut dire que de l'automne, nous n'allons pas tarder à passer en hiver...
Alors, que dire, que retirer de ce qui s'impose quand même, aux yeux de nombreux festivaliers, comme une exceptionnelle édition ? Pas que celle de l'an passé n'ait démérité. On se souvient de la belle affiche, mais cette dernière a quand même mis les petits plats dans les grands, en se mettant la pression et en développant deux expositions à l'extérieur de la salle principale : que dis-je deux ? Trois !! Celle consacrée à Alexis Chabert, celle consacrée aux comics, et celle, clou du spectacle : consacrée à Serge Clerc, carrément délocalisée en 3 points : château de Beaulieu de Riorges, pièce maîtresse, grâce au service culturel de la commune, mais aussi à l'Office du tourisme de Roanne, ayant bien voulu jouer le jeu, avec intérêt, et la galerie Dalbe, nouveau partenaire officiel. Une exposition ayant attirée 250 personnes, et rendant l'hommage (définitif ?) à l'auteur originaire de Roanne, apprécié par de nombreux amateurs. De l'avis général, cette exposition était bienvenue, réussie, et a permis de révéler concrètement la patte graphique exceptionnelle d'un dessinateur que peu savaient être originaire de la commune roannaise.


Sorti de cet événement exceptionnel, voulu spécifiquement pour cet anniversaire, on notera la présence affirmée des comics par le biais de la présence de Thierry Mornet et Paskal Millet, venus présenter, tous les deux, les derniers numéros de la série du Garde républicain, éditée en fascicules chez Hexagon comics, et pour le premier, une exposition de planches originales tirées de sa collection personnelle. L'occasion samedi soir, à 17h, d'un échange chaleureux et très intéressant sur le médium comics et sa spécificité française, au travers de l'expérience et des rencontres de l'auteur, devant une dizaine de personnes.



photo ci-dessus : MP Alizay

Exposition située dans les galeries du majestueux prieuré roman et gothique, bien caché, mais à voir absolument, qui voisinait celle consacrée à Alexis Chabert. De superbes reproductions couleur grand format permettaient de réaliser le talent graphique de ce grand dessinateur de la BD française, ci-dessous avec Serge Clerc.



Deux projections cinéma à l'Espace Renoir de Là où poussent les coquelicots, jeudi soir 24/09 et vendredi matin 25/09 pour les scolaires, ont permis de mieux faire connaître le travail des studios Kanari, dirigés par Laurent Segal. Celui-ci était là pour parler de son travail de mise en lumière documentaire de la bande dessinée, au travers de superbes films, consacrés à la guerre de 14-18 donc, mais aussi pour le reste du catalogue, à Jean Van Hamme et Largo Vinch, François Boucq et la série Bouncer, JC Mézières et l'élaboration d'un case de Valerian... L'IUT de Roanne recevait de son côté les auteurs Régis Hautière, Hardoc, Xavier Fourquemin, et de nombreux élèves afin d'échanger autour de La Guerre des Lulus et Le train des orphelins, séries familiales de qualité. 
Quant à la salle des sports d'Ambierle, respectant au mieux les consignes sanitaires, elle a été rapidement envahi, des la première heure, par 200 visiteurs, qui avaient "hâte d'en découdre", ce festival brillant dans la nuit Covid tel un phare perdu au milieu d'un océan d'annulations. La queue pour Serge Clerc, certes, n'a pas désemplit, mais celles devant Philippe Luguy, Jacques Terpant, Francis Valles, Alexis Chabert, pour ne citer qu'eux, étaient aussi denses. On comptait 900 visiteurs en fin de weekend.





On regrettera l'absence des auteurs Italiens, qui, covid oblige, n'ont eu d'autre choix que d'annuler, s'ils ne souhaitaient pas pâtir d'un confinement obligé à leur retour. Les éditions Mosquito, les représentant, auront eu à coeur cependant de présenter leur catalogue pour la première fois ici, Capucine Mazille dédicaçant de belles aquarelles à quiconque a su s'arrêter sur leur stand à elle et Michel Jans. C'était d'ailleurs le principe du weekend, et celui de la plupart des festivals qui font le pari d'inviter un large éventail d'auteurs et d'éditeurs, grands et plus petits : s'arrêter, découvrir et échanger. 

Les éditions stéphanoise Jarjille, habituées du festival, auraient aimé un peu plus de curiosité le dimanche, néanmoins, dans l'ensemble, la plupart des éditeurs/auteurs présents ont apprécié l'accueil, et la bonne ambiance du festival. Tous sont prêts à revenir. Si tous les bouquinistes n'ont pas réalisé un gros chiffre, ceux qui avaient un stock et des tarifs adéquats ont bien fonctionné. 

Il y aurait bien d'autres images à partager, et tant et tant à raconter en anecdotes... Peut-être celle de l'anniversaire des vingt ans de la série Les Profs, de Pica (Pierre Tranchant), où l'auteur s'est vu présenter samedi soir au restaurant le Lancelot, un beau gâteau orné d'un dessin original hommage de Hardoc, en pâte à sucre, entouré de tous les festivaliers, restera l'un des moments les plus sympathiques.

Il reste des leçons à tirer, des choses à revoir,une équipe certainement à étoffer, des partenaires publiques à davantage convaincre et embarquer, mais l'édition 2021 (ou 2022 ?) est dores et déjà en réflexion. 

Texte et toutes photos sauf où indiqué : © Hectorvadair

samedi 26 octobre 2019

Fête du livre de Saint Étienne 2019 : pas d’ondées pour les indés...


L'idée était simple : passer rapidement à la fête du livre, profitant d'un bon concert punk rock en soirée samedi, afin de faire quelques rencontres et dénicher deux ou trois nouveautés sympas.

D'abord un saut très rapide sous le chapiteau principal de la place de l'hôtel de ville, où, une fois n'est pas coutume, Gérard, de la librairie L'Etrange RDV occupait, avec ses nombreux invités, un pan presque entier d'un des côtés du couvert. L'occasion de voir Anthony Pastor en action, lui qui vient de conclure le tryptique « No War » chez Casterman, (premier cycle), superbe série d'anticipation écologique et social politique qui donnait lieu à une petite exposition à l'école nationale d'architecture. L'occasion d'une piqure de rappel sur l'importance réelle de cette œuvre, graphiquement réussie (à part ses couvertures ?) Et son propos, mélangeant traditions et héritages nordiques, et enjeux politiciens économiques modernes.





Sous ce même chapiteau, découverte très plaisante d'un jeune auteur fraîchement publié chez 1caseenmoins (tiens?!), collection de chez Delcourt : Weldohson, alias Felipe Jiménez, pour « White Spirit », réalisé avec Dedo (du Jamel Comedy Club) en janvier dernier. Une association étrange, pour un premier album fricotant tout à la fois avec les EC comics et la rigolade, mais goûteux, au style graphique noir et blanc accrocheur, rappelant par moment Derf Backderf. Pas mal... Lorsqu'une première impression dégage autant de bons feelings, c'est plutôt bon signe...





Dimanche matin, direction la Bourse du travail où cette année, pour la première fois, le salon des éditeurs indépendants tient place dans ce bâtiment cossu, afin de jouer à la place qu'il mérite, sans être mis de côté. L'occasion de belles découvertes, mais aussi de revoir quelques habitués (1).
Premier arrêt auprès de Limax éditions. Découvert il y a deux ans en librairie stéphanoise à l'occasion de la parution du Fanzine grand format « Driiing » (2017), ce collectif issu des Beaux arts à ce je ne sais quoi d'enthousiasmant, typique de ce genre de publication. Couverture sérigraphiée, et contenu hétéroclite où l'on devine (ou recherche) la pépite qui verra éclore qui sait , le future Chaland ou Clerc.

Le tout nouveau numéro est un petit format, de fait plus épais, aux couvertures multiples, ce qui décuple aussi le plaisir et l'envie. À suivre, bien sûr, même si les publications épisodiques sont assez espacées dans le temps. 





La deuxième pause s'effectue sur le stand de Epox et Botox, invité par les locaux de Prisme éditions. Aude Carbone présente son travail d'artiste mais surtout de directrice artistique, dans une structure qui pratique "la chirurgie plastique appliquée au fond et à la forme". Superbes fanzine's A5 sérigraphies couleur, avec découpes, comme dans ce très beau « Vendetta 451 » ou encore le rougeoyant « Oniric Planet », de l'italien Bernardino Constantino. 

Je sais qu'Aude appréciera moyennement, mais impossible de ne pas penser aux éditions de sérigraphie underground marseillaises bien connues, en se perdant dans le catalogue de Epox et Botox. Sensations de fascination totale face à ces posters ou fanzines, aux couleurs vives, limitées et découpées à la main. Du très beau travail, dirigée par la charmante Aude, basée en Savoie -Isère.





Prism édition (Prism fanzine), certes dans un registre un peu plus classique en comparaison, propose un catalogue de fanzine petit formats, noir et blanc, de très bonne facture. 




Eina est une structure d'origine Angoumoisine, dont les membres fondateurs ont suivi l'école graphique. À Saint-Etienne depuis deux ans, leur travail éditorial force le respect, les rapprochant, au niveau exigence, de collègues tels Tanibis ou Fremok.

Une de leur récente parution : "La vallée des merveilles", imposante anthologie thématique multi artistes sur un lieu méconnu, dos carré collé, est l'exemple typique de l'ouvrage de référence fascinant pouvant être produit par un éditeur indépendant. Un indispensable pour tout amateur de lectures graphiques différentes, et un achat recommandé pour toute bibliothèque municipale désirant sortir des sentiers battus.

https://www.einacollectif.com/



Tanibis, lyonnais invités, proposaient leurs dernières nouveautés dont deux Alexandre Kha (l'un d'eux chroniqué ici-même ce été : http://bdzoom.com/144375/comic-books/selection-comics-ete-2019/). L'occasion d'échanges amicaux avec Josso, artiste maison de permanence à ce moment-là, et d'évoquer l'existence d'un nouveau numéro du fanzine Les Chroniques d’Oneiros, d’Edouard K. Dive, avec le même Alexandre Kha aux dessins, que l'on souhaiterait pouvoir apercevoir de temps en temps sur les stands, ne serait-ce que pour échanger. Alex, si tu nous lis !?

http://www.tanibis.net/
 
Enfin, les « vétérans » du 42 : les biens nommés Jarjille, connus des lecteurs de 40/30/30 et de BDzoom, que l’on ne présente plus, drivés par Michel Jacquet (Alep) et Zac Deloupy. Ceux-ci nous présenteront, entre autre nouveautés en janvier prochain, pour Angoulême : « Le collectionneur » 4eme opus des aventures de la librairie l'Introuvable.

http://jarjille.over-blog.com/


© Deloupy-Alep (Facebook de l'auteur)

Belle initiative ce salon...En tous cas, cela prouve que les petits éditeurs bossent bien.

...Normal vous me direz, vu le lieu du salon choisi ? ;-)


Je suis désolé pour les autres éditeurs ou auteurs qui étaient présents, et que je n'évoque pas. Soit ils étaient moins associés au genre bande dessinée, soit ils ont un peu moins retenu mon attention, soit je n'ai tout simplement pas eu le temps de les rencontrer. Ce retour très subjectif n'a de toute façon pas valeur d'exhaustivité.


Toutes ces parutions peuvent néanmoins se trouver à la librairie Mauvais genre, 5 rue Notre Dame, 42000 Saint-Etienne, mais aussi à la : Bédothèque, les 1er et 3e e vendredi du mois. (Salle polyvalente, Arts du forez, 4 Bld Robert Maurice, Saint-Etienne. )


FG



(1) Je ne cite volontairement que les éditeurs en lien avec la bande dessinée ou les arts graphiques auprès desquels je me suis arrêté, mais on trouve la liste complète et leurs contacts ici :

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