vendredi 23 décembre 2011

Archives Interviews/portraits

Ci dessous les archives d'interviews ou portraits d'auteurs Bd ou d'illustrateurs, établis à diverses occasions, et publiés sur différents blogs :

Facteur XIII


François Plisson 


Eric Ivars/ Aurélien Maury


Organic comixs/Reed man


Le lien vers les portraits ou interviews de : Franck Perrot, Guillaume Griffon, Antoine Brivet, Caroline Godot, Simon Caruso (réalisés pour la Muse, et publiés sur UnOeilsurlegalet.)


L'interview des Frères Hernandez, (© Darkhorse), traduite par mes soins en 2001.


Nb : Celles de Peter Sickman, Marc Antoine Mathieu et du fanzine Jade (originellement publiées dans la revue Onabok suivront sous forme numérique.)

mercredi 7 décembre 2011

Pour Noël, donnez votre sang, (mais pas aux vampires !)


Une belle campagne 2011
A l'heure où Twilight 4 est à l'affiche de la plupart des cinémas de l'hexagone, avec trois épisodes précédents qui ont pu faire penser aux publics que c'était cool de se gaver de sang, et que la mort (ou l'immortalité) valait mieux que la vie... et tandis que les fêtes font se bousculer les gens dans les magasins pour consommer outre mesure, on apprécie avec intérêt la nouvelle campagne de publicité pour l'Etablissement Français du Sang.

Pour rappel : celle-ci communique en effet de belle manière avec un visuel qui de loin, peut faire penser à une publicité pour parfum de luxe.
Mais ce parfum, c'est en fait un flacon de.. sang.

Or la fin d'année 2011 s'annonce particulièrement difficile pour l'Etablissement Français du Sang, tant la consommation des malades en produits sanguins est soutenue.

...Le don en France est bénévole (non rémunéré) et doit (devrait) être perçu comme une parfaite démarche solidaire et de partage.
Bella reçoit.. mais que donne t-elle ?
Un 4eme épisode cependant plutôt réussi et encré dans la réalité.

Question : Que partage t-on vraiment aujourd'hui de.. concret ??

Pour information, divers dons sont possibles, du plus simple en passant par le don de plaquettes, de Plasma, voire l'inscription sur le registre de donneurs de moelle osseuse. (A ne pas confondre avec la moelle épinière hein, attention aux mélanges délirants !)

Bref, soyons vivants, soyons actifs et solidaires,  donnons notre sang !

> Aller sur le site de l'EFS pour connaître les endroits où donner.

vendredi 18 novembre 2011

Spirou, la revue ! : "the best wild west stories published !"

Actuellement et depuis au moins trois ans, la revue belge bien connue a retrouvé une modernité, des couleurs et du dynamisme, qualités qui lui ont fait si défaut durant quelques années. (Voir l'évolution sur BDoubliées)
La maquette est plus attractive, les séries sont de bonne qualité...et on prend plaisir à tout lire.. Étonnant, non ?

Dans les séries les plus agréables, on peut citer : Seuls, le carton Dupuis de Vehlmann et Gazotti, commencé en 2006, mais aussi Zombillenium, de Arthur De Pins, (2 tomes parus), Ralph Azham de Trondheim.. Animal lecteur, petit strip vertical très fin sur le monde des libraires BD, en début de numéro, par Sergio Salam et Libon...et j'en passe...

Mais ce qui  m'a personnellement accroché dans les tout derniers numéros, en tant qu'adulte, parce que ce qui fait la force de cette revue et de cet éditeur, c'est qu'ils réussissent à intéresser plusieurs générations...(!!),  ce sont la nouvelle série "Uchronia" de SF humoristique de Kris et Bruno Duhamel, un futur "classique", où deux zigotos sont chargés de remonter le temps pour supplanter à l'adversité des espagnols en 1492. Le pauvre Christophe Colomb a en effet été zigouillé sur place par les indigènes lors de son débarquement légendaire.. glup !

.. et.. le "mini" récit (à suivre) de Trondheim et Mathieu Bonhomme : "Texas cowboys", même si celui-ci est exclusivement réservé aux abonnés. Il se trouve en effet encarté en lieu et place des suppléments habituels, de très bonne facture généralement, doit-on le préciser par ailleurs. (Des petits trésors d'ingéniosité ou de gentilles bêtises, ou les deux, bref, des indispensables.)

Un projet particulièrement gouteux ici en tous cas.
...Imaginez un petit format 16 pages façon vieil illustré western américain, avec une présentation à l'avenant, un scénario au petits oignons et le dessin très fluide de Bonhomme, et vous aurez une idée de l'originalité et de la qualité de la chose.

Sur le blog de Trondheim, ce projet en cours est prévu pour une parution en album en Août 2012 apparemment, mais on peut dores et déjà promettre une belle carrière collector à ces petits fascicules dans un futur plus ou moins lointain, pour ceux qui les auront gardé.
Un peu l'effet des récits Comics A suivre originaux de la revue du même nom dans les années 90..

Un réel plaisir d'attendre son numéro chaque Mercredi (...Lundi pour les abonnés !)

J'adjoins les trois premières couvertures, très belles. (n°3831, 3835, 3840)

Ps : On en discute ça et là sur le web : scenario.com (belle chronique), ou sur le forum Pimpf des petits formats.

mercredi 16 novembre 2011

De la nostalgie dans le Sud... un coup de cœur tardif.

La maison d'ether
Christian Durieux, Denis Larue
Futuropolis
Août 2009

Tout d'abord, la couverture aux tons pâles jaune gris et rose , montrant un homme en train de couvrir une femme endormie dans la  rue intrigue. Puis la maquette soignée, avec ses culs de lampe floraux en tête de chapitre, ainsi que le dessin rond aux couleurs douces très agréables finissent d'attiser notre curiosité.

C'est une histoire de nostalgie, de recherche d'homme, de "frère", comme on a déjà eu l'occasion d'en voir, dans d'autres œuvres, mais celle-ci se passe au Maroc, via Bruxelles à son tout début.
Martin Mesner vit en Belgique avec sa femme Anna et leur petit Leo. Mais il est hanté par un souvenir d'adolescence à Tetouan et va précipitamment s'y rendre en avion pour retrouver les fantômes qui l'oppressent...

Christian Durieux est déjà bien implanté dans le milieu de la Bande dessinée avec plusieurs titres chez divers éditeurs en tant qu'auteur ou dessinateur. Il nous offre ici un récit intéressant tout en poésie sourde, dans une atmosphère qui m'a personnellement beaucoup fait penser au film "Un balcon sur la mer" de Nicole Garcia, ou le même genre de quête (se déroulant à Oran) avait déjà abordé la thématique du souvenir devenu flou, des faux semblants, du temps qui efface les détails...
Un autre titre Fururopolis "Les Marins perdus" (Clément Belin et JC Izzo, 2008) abordait aussi de belle manière un genre un peu similaire, dans un registre plus "maritime" puisque basé sur la dérive sentimentale de marins en rade a Marseille... Du coup on est tenté de se demander si le sud et les villes portuaires de passage et de brassages ne sont pas plus soumises à cette thématique de la nostalgie et de l'oubli que d'autres endroits. (...)

Page 85 du récit
Pellejero
En tous cas le dessin inoubliable et très agréable de Denis Larue, dont on pourrait rapprocher le style de celui de l'espagnol Ruben Pellejero*, et que l'on avait perdu  l'habitude de voir depuis bien longtemps (en fait quelques récits de la revue A suivre) surprend par son intemporelle et douce faculté à nous happer dans son univers éthéré et humain.
 Ce qui, ajouté à ce scénario bien construit, fait au final de la Maison d'Ether un album très attachant.


(*) lui aussi publié dans A suivre...
L'image ci-dessus tirée de l'album "l'impertinence d'un été", et de la note du blog : http://sacapapier.canalblog.com

A lire : une petite interview de Denis Larue sur le site de Futuro

dimanche 6 novembre 2011

La descente aux enfers d'Asterios Polyp

Asterios Polyp
David Mazzucchelli

Casterman
2010

Il n'a sans doute pas échappé , à tout ceux qui ont un peu suivi l'actualité des romans graphiques en 2010, que Asterios Polyp, du grand auteur américain David Mazzucchelli a obtenu de prestigieux prix, dont 3 Eisner Awards, et a été primé à Angoulême par le prix spécial du Jury en Janvier 2011.

Comment ?, vous ne l'aviez néanmoins pas encore lu ? ... comme moi alors ?
II faut dire que même avec envie, lorsqu'on est conscient de la qualité intrinsèque et évidente d'un livre ou d'une œuvre artistique en général, on ne se presse pas, et l'on savoure l'attente qui nous sépare de sa découverte réelle.
Une manière de saliver...et de trouver LE bon moment qui nous permettra de nous installer confortablement pour accorder à l'œuvre le temps et le confort de lecture qu'elle mérite. (260 pages le méritent !)

Asterios Polyp, originellement publié par Panthéon books et entièrement réalisé par l'auteur,  fait partie de ces grands crus : aucune mauvaise surprise à redouter, mais des surprises quand même : de l'élégance, un niveau exigeant, mais pas pompeux... de l'auto dérision, et beaucoup de références culturelles.
Quelle beauté et quelle intelligence du propos.

On avait pas vu telle symbiose entre le traité graphique et celui des idées depuis...des titres comme Hicksville (Dylan Horrocks), Wimbledon green (Seth),  ou... (liste non exhaustive) *
Les planches 144 à 146 (2 extraits ci-dessus) sont à elles seules un traité politique, se servant d'un défilé du Independance day joyeux pour dénoncer l'héritage conservateur et prude de l'Amérique. Superbe.
Quand aux pages 162-164, l' humanisme et la dure réalité de leur propos sur la maladie les laissent sans commentaires... (voir les nombreux scans déjà disponibles sur le web)

...A propos de  l'aspect graphique très stylisé, voire architectural, (normal, il s'agit du métier d'Asterios, le narrateur), Chris Ware vient évidemment aussi à l'esprit, mais les  trouvailles narratives picturales de Mazzucchelli, qui signe là son premier grand roman graphique** mettent en exergue leur originalité propre. Un bonheur de lecture "aérée" sur l'ensemble de l'ouvrage, pour tout ceux qui apprécient l'Art en général, et l'art moderne en particulier.
Jouer sur le graphisme des personnages suivant leur humeur respective était une trouvaille géniale, qui marquera son temps. La superbe descente onirique et "Dantesque" aux enfers, traitée, dans un autre registre, "à la Piranèse" (1745) est tout aussi surprenante et agréable.


 
De ce fait, David Mazzucchelli donne aussi une grande leçon de narration graphique, et s'ajoute, aux côtés de Will Eisner et Scott Mc Cloud (pour n'en citer que deux), aux auteurs exégètes pédagogiques du média.

Quant aux thème abordés, il sont nombreux : réflexions sur l'art, sur l'absence d'un proche et la raison de vivre, ...l'engagement politique, la réussite professionnelle... la relation en couple...
L'histoire d'amour qui sous tend le tout est à ce propos décrite avec tellement de réalisme et de justesse (et d'inventivité), que la fin ne peut que nous émouvoir... même si sa poésie nous déchire le cœur.
...Un livre "Coup de foudre"


(*) d'autres titres aussi novateurs et/ou remarquables viennent à l'esprit, dont les les satires de Art Spiegelman entre autres, ou le Body world plus récent de Dash Shaw.
** On peut néanmoins citer  "Cité de verre" avec Paul Auster (2005 Acte sud), "Géométrie de l'obsessions" ou "La Soif", "Big man "(1995, 1997, 1998 tous chez Cornelius), où l'auteur avait commencé à se dégager de son travail pourtant déjà intéressant et novateur sur les super héros, pour s'engager dans une voix encore pus personnelle.
- Voir quelques planches scannées de l'artiste, période 80's-90's sur Theartistchoice

lundi 31 octobre 2011

Guère épais n°2, plus épais ! (et gros QI ?)

C'est avec plaisir que l'on retrouve après cinq mois d'attente le journal illustré "Guère épais" (bi annuel donc), dont la pagination, et c'est un parad(Burin)ox, s'est vue augmentée de 1 cahier, passant donc de 12 à 16 pages.

Toujours beaucoup de clins d'œil patrimoniaux au bassin roannais, et c'est tout le charme de ce vilain canard irrévérencieux, avec des jeux, 2 pages complètes sur le canal Roanne-Digoin, et surtout la grande histoire de Burinox (4 pages à suivre) que chaque amateur de bande dessinée franco-belge dite classique attend avec impatience.

Le commissaire Trouchebine et l'inspecteur Bertrand se retrouvent cette fois-ci embarqués dans une soirée limite fétichiste a la Kubrick, fréquentée par du beau monde, même le SAV ("alors, tu ne viens plus aux soirées ?")
...Complètent ce numéro : une nouvelle signature,  puisque le Toine, autre personnage "local" cocasse de Robert Ellias fait son entrée officielle en grand tirage, à l'occasion d'une planche le mettant en scène aux bords du Renaison, et trois planches anciennes de David Tardy.
Mais ce sommaire serait néanmoins incomplet sans un bonus exceptionnel qui rend ce numéro 2 collector : le calendrier 2012 Fido (du nom du déjà célèbre petit chien mascotte du journal).
Et là... Les amateurs de Tintin (le vrai, celui des journeaux  du Petit vingtième ou du Lombard) manqueront s'étrangler tant l'hommage aux vieux calendriers des
Maisons bruxelloises est évident.
Un beau cadeau du studio Dyvin (Tardy-Bonvin), qui sait décidément bien faire les choses.

> Retrouvez Guère épais à la boutique BD Nebular Store, 4 place du marché, 42300 Roanne,
Ou en dédicace le Samedi 12 Novembre, 18h30, salle Bel air, Saint-Haon-le Châtel, à l'occasion de la parution du livre "Eternel St Haon le Châtel" (voir note précédente.)


Ps du 04/11/2011 : J'ai rajouté un sous titre à cette note en clin d'œil à l'album de Tibet (Chick Bill )daté 2001.

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